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lundi 11 novembre 2013

Interview avec Toni Summers Hargis, auteur du “Stress-Free Guide to Studying in the States”

Toni Summers Hargis
 Une fois par mois, Expat Forever vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat auto-entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre la vie au quotidien en expatriation. Ces interviews démontrent que l’on peut être un conjoint d’expatrié et se réaliser professionnellement. 

Ce mois-ci, j’ai rencontré Toni Summers Hargis * qui est l'auteur de deux ouvrages et d'un blog a succès : Expat Mum

Toni  est britannique et vit aux Etats-Unis depuis 1990. Elle écrit et blogue avec un regard croise sur toutes les questions relatives aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Elle publie aussi très régulièrement des articles sur le site de BBC America « Mind the Gap ». Mariée à un américain et mère de trois enfants binationaux, elle affirme avec humour qu’elle « est tout juste bilingue ». Autrement dit même après 20 ans de vie aux Etats-Unis, c’est seulement maintenant qu’elle commence à comprendre les américains !

Aujourd'hui Toni nous parle de son dernier ouvrage The Stress-Free Guide to Studying in the States publié aux éditions Summertime en 2013. 

Pouvez-nous décrire en quelques phrases de quoi parle votre livre ?

The Stress-Free Guide to Studying in the States est un guide pratique pour les étudiants internationaux qui souhaitent poursuivre leurs études supérieures aux Etats-Unis. Il couvre vraiment l’ensemble du sujet de comment remplir les formulaires de candidature à comment s’inscrire à un cours en passant par la constitution des dossiers de visa. L’objectif de ce livre est de réduire au minimum le stress qui en général accompagne les processus de candidature à l’université et l’obtention des visas. Mon objectif était de donner aux lecteurs une démarche simple et pratique à suivre. 

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Toni's book 
Alors que mes propres enfants approchaient l’âge d’entrée à l’université, des enfants d’amis vivant à l’étranger ont commencé à me poser des questions à propos du système universitaire américain. Je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup d’incompréhension à propos du système éducatif américain et des étapes à franchir pour déposer un dossier de candidature à l’université. L’objectif de ce livre a toujours été de simplifier le processus d’entrée a l’université et de donner aux jeunes des clefs de lecture pour mieux gérer le processus. 

En quoi étiez-vous qualifier pour écrire ce livre ?

J’ai actuellement trois enfants dans le système éducatif américain dont un à mi-parcours à l’université. J’ai donc de bonnes connaissances en la matière. Même pour les américains, cela peut être très stressant. Alors pour les étrangers, je comprends encore mieux combien cela doit être difficile surtout si on ne parle pas la langue, si on ne comprend pas quels sont les conditions à remplir et/ou que l’on n’a aucune idée de par où commencer. De plus, je suis allée à l’université au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Je suis donc consciente des particularités de l’université américaine du point de vue de non-américains. 

En faisant mes recherches et en écrivant ce livre, j’ai obtenu de nombreux conseils de professionnels du secteur, à la fois aux Etats-Unis mais aussi à l’étranger. J’ai aussi beaucoup discuté avec des étudiants internationaux inscrits dans des universités américaines et j’ai appris de leurs expériences, que je partage d’ailleurs tout au long du livre. 

Qu’est-ce qui vous a fait penser que qu’il y avait un marché pour votre livre ?

Quand plus qu’une poignée de personnes ont commencé à me dire que je devrais écrire un livre sur le sujet, j’ai su qu’il y avait un marché. De plus, quand je décris le livre a des lecteurs potentiels, ils ouvrent de grands yeux. Cela a toujours été un signe positif. J’ai passé beaucoup de temps à envoyer des e-mails à des écoles internationales et des organisations d’expatriés. Beaucoup d’entre elles ont exprimé un grand soulagement lorsqu’elles ont su qu’un tel livre était désormais disponible. 

Selon vous, qui devrait lire votre livre ?

Ce livre devrait évidemment beaucoup aider les étudiants internationaux qui considèrent les universités américaines pour poursuivre leurs études supérieures. Mais cela aidera aussi les professeurs de lycée et les conseillers d’éducation à l’étranger qui ont du mal à comprendre le processus de candidature dans les universités américaines, les conditions à remplir par leur école et leurs étudiants. Ce livre leur donnera des idées sur la manière dont ils peuvent aider de leur mieux leurs élèves. Enfin, dans mon guide, il y a aussi un chapitre entier dédié aux parents car les universités américaines les impliquent de manière beaucoup plus importantes que dans les autres pays. Cet aspect et des considérations liées aux couts de scolarité et à la couverture sociales sont généralement des aspects méconnus des parents internationaux.

Merci Toni et bon vent !

The Stress-Free Guide to Studying in the States, A Step-by-Step Plan for International Students, de Toni Summers Hargis est disponible sur Amazon et Barnes&Nobles.


Vous pourrez en savoir plus en consultant le site de Toni Summers Hargis.

* Propos traduits de l'anglais par Véronique Martin-Place

lundi 16 janvier 2012

Martin Luther King Jr Day


Source : Wikipedia

Ce lundi 16 janvier 2012 est un jour férié national aux Etats-Unis. 

Les américains commémorent l’anniversaire du Révérend Martin Luther King Junior. Chaque année, ce dernier est célébré le troisième lundi du mois de janvier, autrement dit autour de la vraie date d’anniversaire du Révérend qui est né un 15 janvier. Ce jour férié a été observé pour la première fois en 1986 mais tous les Etats ne l’ont pas respecté d’emblée. C’est seulement en l’an 2000 que le MLK Day sera célébré dans les 50 Etats pour la première fois de manière unanime. 

Les enfants ne vont donc pas à l’école aujourd’hui. Néanmoins, les enseignants en profitent la semaine précédente pour parler de Martin Luther King et de son action non violente pour le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. C’est souvent l’occasion de faire de l’histoire, de la lecture, de la compréhension et de l’expression écrite et orale sur le sujet.

Voici par exemple une activité réalisée par des élèves de first grade (CP). Elle a été faite à partir du journal Scholastic News (janvier 2012 – Edition 1). 




Il ne reste plus qu'un jour pour participer au jeu concours Expat Forever et gagner peut-être un joli petit carnet ! Dépêchez-vous !

vendredi 9 décembre 2011

No English de Jacqueline Jules et Amy Huntington


Je viens de lire un livre pour enfant qui m’a beaucoup ému. L’urgence d’en parler et d’écrire un billet s’impose à moi. 

L’histoire se déroule dans une salle de second grade (CE1) américaine. Une petite fille, Blanca, dessine au lieu de faire sa dictée, comme tout le monde. Ca énerve Diane, sa voisine. Elle ne comprend pas.  Quand elle dessine en classe, elle, elle a droit à une remontrance de sa maîtresse. Pourquoi pas Blanca ? Alors, elle la dénonce. 

Blanca a ses raisons pour dessiner au lieu de travailler. Les seuls mots d’anglais qu’elle sait dire sont « No English ». Alors quand l’enseignante d’ESL* vient chercher Blanca pour lui donner sa leçon d’anglais et qu’elle l’explique à la classe entière, Diane a des remords. Une fois Blanca partie, la maîtresse de CE1 pose a ses élèves la question qui va tout changer : « Pouvez-vous imaginer ce que cela doit être d’être entouré par des gens que vous ne comprenez pas ? ».

Cette situation fut celle de mon père qui a l’âge de sept ans a fait sa première rentrée des classes en CE1 ne parlant pas un seul mot de français. 

Ce fut aussi celle de mes deux filles qui a l’âge de cinq ans et trois ans se sont retrouvées en école américaine ne parlant pas un seul mot d’anglais. 

Autre époque, autre contexte mais une situation identique. 

Un très beau livre à lire et à faire lire dans les écoles françaises et toutes les écoles du monde où des petits enfants étrangers se retrouvent « largués ». Un peu comme si on vous déposait sur la planète Mars. 

Un sentiment d’isolement … heureusement il y a des mains tendues et souvent de belles amitiés à la clef. 

* English as a Second Language

No English de Jacqueline Jules, illustré par Amy Huntington.

mardi 6 septembre 2011

Expatriation et scolarisation des enfants


Une fois n’est pas coutume, je vais faire dans cet article un peu d’autopromotion. Comme vous le savez, je suis rédactrice web et je me spécialise sur certains sujets comme entre autres l’expatriation (Ah bon ?!). En cette période de rentrée scolaire, cet article fait un tour d’horizon sur la problématique liée à la scolarisation des enfants expatriés. Les liens renvoient directement sur les articles que j’ai écrits pour un site internet spécialisé. 

S’expatrier signifie dans la plupart des cas partir vivre à l’étranger en famille. Une des questions clefs à laquelle les parents expats doivent trouver une solution rapidement est la scolarisation de leurs enfants. Dans certains cas, la question du choix de l’école peut se résumer tout d'abord ainsi : dois-je scolariser mes enfants dans le système éducatif local ou dans le système éducatif français de l’étranger ? Pour répondre à cette question difficile, il vous faudra prendre non seulement en compte des critères précis (l’âge de l’enfant, la langue du pays d’accueil, la durée de votre séjour) mais aussi considérer vos valeurs en terme d’éducation au sens large. Sachez qu’en tant que français ou francophones, scolariser ses enfants dans les établissements français de l’étranger est facilité par l’existence d’un large réseau d’écoles et de lycées français que nous envient de nombreux pays. 

Si aucune des deux solutions précédentes ne vous convient, il existe toujours la possibilité de scolariser vos enfants par le biais de l’enseignement à distance de manière complète ou partielle, c’est- à -dire en complément du système local d’éducation. 

Lorsque les enfants deviennent plus grands, la question de leur scolarisation s’intensifie notamment avec les choix d’orientation. L’expatriation peut valoriser les profils de ces élèves notamment par le choix d’un bac pour l'international. Mais l’orientation post-bac peut s’avérer complexe dans le cadre d’une expatriation car les lycéens expatriés manquent de conseils et ce malgré la mise en place de dispositifs ciblés d’aide à l’orientation. 

Credit Photos : Free Digital Photos

mercredi 28 avril 2010

Rentrée des classes 2008

Deux septembre 2008 : mes deux petits bouts âgés de 5 ½ ans et 3 ½ ans font leur rentrée dans une école publique américaine. C’est une révolution totale pour elles. Ma grande entre en Kindergarten, l’équivalent de notre grande section de maternelle. Elle ne parle pas un mot d’anglais. Ma dernière qui avait fait sa rentrée à l’école maternelle française en janvier 2008 en toute petite section entre pre-school. Elle aussi ne comprend rien à la langue de Shakespeare. Les premières semaines, que dis-je les premiers mois sont difficiles. Je confie à ma voisine-amie irlandaise : « Mais qu’est-ce que je suis en train de faire à mes enfants ? ». « Du bien, du bien » me répondra-t-elle en substance. « Dans six mois, elles parleront français et anglais et ce sera pour la vie. », renchérit-elle.

Quatre mois plus tard, mon aînée avait fait de gros progrès de compréhension. Elle était capable de nous expliquer tout ce que disait la maîtresse et de nous relater des petites histoires de cours de récré. En mars 2009, elle s’exprimait clairement et participait très bien en classe. Pour la cadette, cela s’est avéré plus compliquer. Elle qui parlait et s’exprimait beaucoup en classe en France, ne pouvait plus le faire dans son nouvel environnement. Personne ne la comprenait. Elle était frustrée. Mais le déblocage a eu lieu au début du mois de février 2009. Elle avait beaucoup écouté et avait intégré tout ce qui se passait en classe. Un jour elle en a eu assez et elle a poussé le bouton sur ON.

Mon amie avait raison : sept mois après la rentrée scolaire, mes filles parlaient couramment l’anglais ! Yes, we can !

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