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lundi 21 mars 2016

Vidéo de présentation de mon atelier d'écriture à distance

Je vous en ai déjà parlé dans le cadre d'un précédent billet : je propose des ateliers d'écriture à distance adaptés aux femmes expatriées francophones et aux françaises de l'étranger. 

J'ouvre une nouvelle session qui commencera le 4 avril et se terminera le 27 juin, juste avant les grandes vacances d'été !

J'ai réalisé une vidéo pour vous présenter mon atelier : mode de fonctionnement, public, contenu, etc ... Vous saurez tout ! Et si vous souhaitez en savoir davantage, contactez-moi en m'envoyant un message.



Écrivons pour mieux vivre notre expatriation ou notre retour d'expatriation !

jeudi 11 février 2016

Un atelier d'écriture à distance adaptés aux expatriées et françaises de l'étranger

Atelier d'écriture avec Writer Forever - Véronique Martin-Place


L'expatriation renforce la créativité ! Cette nouvelle étape de vie permet aussi de se recentrer sur soi-même, ses besoins, ses envies. Pourquoi ne pas en profiter pour écrire, surtout si cette envie est en vous !


Lors de mon séjour aux Etats-Unis, j'ai décidé de privilégier l'une de mes envies : écrire. J'ai créé mon activité professionnelle nomade Writer Forever en 2009 et j'ai publié mon premier livre en 2012. 

Depuis 2013, je propose des formations à l'écriture à distance particulièrement adaptées aux expatriées, aux françaises de l'étranger mais aussi à celles qui sont de retour et qui voudraient profiter de cette période pour écrire sur leur expérience.

Depuis 2015, je propose un atelier d'écriture à distance pour les débutants. La prochaine session commencera le 29 février 2016. Pour en savoir plus sur cet atelier, je vous encourage à consulter l'article expliquant les objectifs, le mode de fonctionnement, le public ciblé, la durée et les modalités d'inscription. 


N'hésitez pas à me contacter en m'écrivant à veronique@writerforever.com pour plus d'information. 


Ecrivons pour mieux vivre notre expatriation ou notre retour d'expatriation. 

mardi 21 avril 2015

Les dix mots clefs d’une conjointe accompagnatrice multi-expatriée

Dix mots clefs d'une conjointe accompagnatrice expatriée

Voici mes dix mots clefs de conjointe accompagnatrice multi-expatriée qui définissent la réalité de mon quotidien.

1- Blog

Mon blog a été un élément essentiel de mon bien-être à l’étranger. D’ailleurs ce n’est pas pour rien si je blogue depuis bientôt cinq ans, ce qui sur l’échelle du blogging n’est pas rien, car la durée de vie moyenne d’un blog est de 3 à 6 mois. 
Vous vous demandez, ce que bloguer m’a apporté ? C’est un sujet de billet en soi dont j’ai déjà parlé par ailleurs, mais pour résumer bloguer en expatriation permet de se donner une routine, de développer des compétences professionnelles en communication, en marketing et webmarketing, de dégager du temps pour soi, de se donner des objectifs personnels et professionnels, de rencontrer de nouvelles personnes localement et globalement, de partager ses découvertes, etc … Mais un des principaux avantages du blogging est sa portabilité. Quand on est multi-expat, c’est plutôt important, non ? 

2- Créativité

Dans l’imaginaire collectif, femme + expatriation + créativité = peinture sur soie, céramique et noeuds chinois. Sauf que je trouve cette conception un peu années 50 et que créativité ne rime pas qu’avec macramé ! Mais ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les activités Do It Yourself. Simplement, je trouve que cette vision de la conjointe accompagnatrice est très réductrice et renvoie la femme expat à ses fourneaux, si je puis dire … Selon moi, la créativité signifie bien plus que cela. C’est aussi trouver des solutions originales à ses difficultés. C’est penser en dehors du cadre que la société nous impose, c’est sortir de sa zone de confort pour régler ses problèmes, c’est retourner une situation défavorable ou inconfortable en sa faveur. Et vivre dans un contexte d’expatriation récurrente nous oblige à développer ce type de créativité. D’ailleurs une étude scientifique très sérieuse l’a démontré et je ne suis pas surprise par de telles conclusions.

3- Distance / Décalage

En expatriation, elle est toujours là, la distance. Elle est d’abord physique : on a mis des milliers de km entre soi et les siens. Elle est aussi symbolique et le mot distance devient décalage. On est en décalage avec son nouvel environnement culturel, avec sa famille et ses amis restés au pays, avec son conjoint qui est aspiré par son activité professionnelle, avec ses enfants qui telles des éponges se fondent à vitesse grand V dans la culture locale oubliant leurs racines, les vôtres.

4- Doute

Ce mot va de paire avec le précédent. Ils fonctionnent un peu comme les personnages de Dupont et Dupond dans Tintin. Après le décalage, le doute vous prend à la gorge mais grâce à la créativité (voir plus haut) qui est en chacune de nous, on lui tord le cou ! Et on passe à l’étape suivante.

5- Écriture

Tout comme le blogging, l’écriture (créative et non-fictionnelle) a été un élément facilitateur dans mon quotidien de conjointe accompagnatrice multi-expatriée. Cette activité d’abord très personnelle est devenue mon activité professionnelle avec la création de Writer Forever. Elle est devenue mon fil d’Ariane dans un contexte de mobilité récurrente et m’a apporté une stabilité professionnelle et émotionnelle au quotidien. L’écriture m’a permis de réduire la distance physique,  les décalages symboliques et de limiter le doute.

6- Flexibilité

Elle fait partie du quotidien de toutes les femmes. Mais en expatriation, je trouve qu’elle prend une autre dimension, comme si on passait en 3D ! D’ailleurs, c’est un danger car cela peut nous amener à accepter des activités ou des situations qu’au fond de nous on ne souhaite pas. Alors, oui à la flexibilité mais pas trop non plus.

7- Humeur

Elle peut être très variable en expatriation et elle est intrinsèquement liée à ce fameux choc culturel qui peut nous jouer des tours. Lorsqu’on est multi-expatrié, il faut apprendre à surfer sur la fameuse courbe en U du choc culturel qui se répète au gré des déménagements internationaux. 

8- Résilience

D’après mon dictionnaire, la résilience est l’ « aptitude à faire face avec succès à une situation représentant un stress intense en raison de sa nocivité ou du risque qu'elle représente, ainsi qu'à se ressaisir, à s'adapter et à réussir à vivre et à se développer positivement en dépit de ces circonstances défavorables ». D’abord utilisé en physique des matériaux pour la résistance aux chocs, ce terme s’emploie désormais aussi en psychologie. Sa définition correspond particulièrement bien à ce par quoi passe les expatriés et les multi-expatriés lors de l’étape de la transition culturelle. Tout cela pour dire qu’il y a de l’espoir : l’être humain s’adapte à toutes les situations. C’est ce qui me permet désormais de garder une humeur constante : je sais que je suis résiliente !

9- Solitude

Qu’on le veuille ou non, en expatriation on est toujours plus ou moins seul, notamment au début. Lors de ma première expatriation en Norvège (en couple et sans enfant), je me rappelle avoir passé plusieurs jours d’affilée sans parler à personne, sans comprendre personne … Soit on apprend à vivre avec, soit on trouve des solutions. En ce qui me concerne, je navigue entre les deux et ça me va bien. 

10- Travail

Le travail ou l’emploi peut selon les cas être un problème pour les conjoints accompagnateurs expatriés et multi-expatriés. Cela en fut un pour moi pendant longtemps, car je souhaitais continuer à travailler au sens classique du terme. Or cela n’a pas toujours été possible. Je crois qu’au fil du temps la notion même de travail et la conception que j’en avais a énormément évolué. Je n’en ai sans doute plus une définition classique, ce qui m’a d’ailleurs amené à créer une activité portable et pérenne conciliable avec mon mode de vie. Ce qui est énervant au quotidien, c’est la vision qu’on les autres de votre activité. Car il ne faut pas se voiler la face, la plupart de mes interlocuteurs actifs (salariés) pensent que je ne travaille pas (traduction : que je n’en fous pas une, que j’ai trop de la chance de me la couler douce). Sauf que …, c’est tout le contraire !


Voilà, c’était mes 10 mots clefs de conjointe accompagnatrice multi-expatriée. Et vous, quels sont les vôtres ? N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 




lundi 23 mars 2015

Mon interview sur Calliframe


Christelle Bourgeois, webdesigner, est la fondatrice du site Calliframe. Sur son blog intégré, elle tient une rubrique intitulée « Découvrir la vie d’expat ». Elle m’a interviewé sur mon parcours d’expatriée et les aspects créatifs de mon quotidien d’écrivain. 

Merci Christelle pour cet entretien pas comme les autres qui se penche sur la question de la créativité en expatriation. 

Merci de diffuser, de partager, de liker, de twitter !!!

Crédit Photo : Free Digital Photos


lundi 16 février 2015

Mon interview sur Easy Expat

Easy Expat m'a interviewé à propos de mon parcours d'expat et de mes activités d'écriture (rédaction d'ouvrages, accompagnement à l'écriture). 

L'entretien se trouve sur leur blog, les chroniques de l'expatriation sous le titre : une multi-expatriée partage son expérience et parle de ses activités d'écriture.

Merci de diffuser, de partager, de liker, de twitter !!

Merci à l'équipe d'Easy Expat.

Crédit Photo : Free Digital Photos

mercredi 10 décembre 2014

De l'utilité de créer un blog en expatriation

expat blogueuse
Je suis une expat blogueuse ;)

J'ai déjà écrit plusieurs billets sur ce blog à propos du ... blogging et de tout ce que cela m'avait apporté sur les plans personnel et professionnel dans le cadre de mes expatriations récurrentes. 


Pour le site Femmexpat, j'ai fait le tour complet de la question. Pour en savoir plus, lisez mon article publié le 12 novembre 2014 sur le site de la femme expatriée francophone, qui s'intitule Pourquoi créer et tenir un blog en expatriation ?

Est-ce que cela vous donne envie de vous lancer ? Si oui, dites-le moi en commentaire et surtout dites-moi pourquoi ?

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation au quotidien. 

mardi 16 septembre 2014

Ecriture et expatriation, mon article publié sur Femmexpat

Me revoilà ! Oui, oui, je suis toujours à Shanghai et non, je n'ai pas disparu de la toile. Disons que je ne peux pas être de partout à la fois ! Promis, je reviens tres bientôt de manière régulière sur Expat Forever. 

Pour l'heure, je souhaite partager l'info suivante : Femmexpat a publié très récemment mon article sur les bienfaits de l'écriture en expatriation. Je vous en ai deja parlé et il s'intitule "Six bonnes raisons de se mettre sérieusement à l'écriture en expatriation" et vous pouvez le lire sur le site de Femmexpat tout simplement en cliquant sur le lien du titre que je viens de vous donner. 

Je vous encourage à le partager avec vos ami(e)s expatrié(e)s ou futures expatrié(e)s par e-mail, sur Facebook, Twitter et tout autre réseau social !

Je pense que l'écriture est un merveilleux outil de développement personnel et qu'elle peut être très utile dans toutes les étapes de transition de vie, dont l'expatriation. 

Merci à toute l'équipe de Femmexpat !

samedi 28 juin 2014

Expatriation et écriture

 Expatriation et écriture
Expatriation et écriture

Aujourd'hui, je partage avec vous un billet que j'ai publié sur le blog de Writer Forever - mon site internet d'écrivain. Il s'intitule Les six bonnes raisons de vouloir se mettre sérieusement à l'écriture en expatriation. 

L'expatriation est une merveilleuse occasion de se réinventer, de s'extérioriser et de laisser parler sa créativité sous toutes ses formes. L'écriture est un moyen parmi beaucoup d'autres de le faire. Dans ce billet, j'explique pourquoi écrire permet de mieux vivre son expatriation. 

Je vous encourage à le lire que vous partiez vivre à l'étranger pour la première fois ou pour la énième. N'hésitez pas à me faire part de vos réactions en commentaires. 

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 17 juin 2013

Une vidéo pour Finding Your Feet In Chicago

Cela fait plusieurs mois que j'en parle. Alors voilà, c'est fait ! Roulement de tambour, s'il vous plaît ! Voici ma première vidéo sur ce blog pour expliquer pourquoi j'ai écrit Finding Your Feet In Chicago - The essential guide for expat families, à qui il s'adresse et ce que vous y trouverez. 




Merci de diffuser et de me dire ce que vous en pensez en laissant un commentaire. 

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 10 juin 2013

Giveaway sur Amazon de Finding your Feet In Chicago

Giveaway de la version Kindle
de Finding Your  Feet  In Chicago

Dans le cadre de la promotion de mon livre Finding Your Feet In Chicago, j’organise un give away de la version Kindle de mon guide sur Amazon entre le 13 et le 17 juin 2013. 


Comment ça marche ? C’est très simple. Il vous suffit de vous rendre sur le site Amazon où vous avez un compte, de taper dans la barre de recherche le titre de mon livre Finding Your Feet In Chicago – the essential guide for expat families et de sélectionner la version Kindle de l’ouvrage. Si vous cliquez sur le bouton « Achetez » entre le 13 et le 17 juin 2013 (uniquement), vous obtiendrez mon livre entièrement gratuitement ! Cette offre est valable sur tous les sites Amazon.

Je vous rappelle que vous pouvez lire un livre Kindle sur une multitude de supports et pas seulement sur une liseuse Kindle mais aussi sur votre IPad (avec l’application Kindle pour Ipad), sur votre Iphone et même sur votre ordinateur !

Si vous avez obtenu mon livre de cette manière, faites-le moi savoir en me contactant à contact@writerforever.com et surtout écrivez ce que vous en avez pensé sur la page Amazon du livre ! Merci.

Crédit Photo : Véronique Martin-Place

jeudi 30 mai 2013

Concours d’écriture sur l’expatriation au féminin

Ce n’est pas tous les jours qu’un concours d’écriture sur le thème du voyage et de la rencontre (et donc de l’expatriation) est organisé alors, je n’hésite pas un seul instant à partager cette information avec vous.


Pour célébrer la mémoire de l’écrivain Maria Pia, qui aurait eu 70 ans cette année, Maria Donata Rinaldi (nièce de l’écrivain) organise en collaboration avec le site Expat Clic un concours d’écriture et de photographie sur le thème du voyage et de la rencontre. Ce concours est ouvert aux femmes de toutes nationalités vivant ou ayant vécu à l’étranger. Les textes peuvent être écrits en français, anglais, espagnol ou italien.

Pour plus d’information sur l’écrivain Maria Pia et le règlement du concours, consultez le site internet Expat Clic.


Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

dimanche 17 mars 2013

Cinq techniques pour promouvoir à distance un guide sur l’expatriation en famille


Promouvoir un livre est un travail de longue haleine. Mais la tâche est encore plus difficile quand le livre traite d’une ville et que son auteur n’est plus sur place pour le vendre. En connaissance de cause, je vous livre ici mes cinq techniques pour promouvoir un guide sur l’expatriation en famille à Chicago depuis l’étranger. 


Le mauvais timing de la sortie de Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families


Mon livre Finding Your Feet In Chicago est sorti au début du mois d’août 2012, soit quelques jours après mon départ définitif de Chicago. La sortie de mon premier ouvrage fut donc pour moi un grand moment de joie mais aussi un moment de grande frustration : je n’étais pas sur place pour en assurer une promotion ciblée et de qualité auprès de la communauté expatriée de Chicago. Comment dans ces conditions assurer la promotion d’un guide pour les familles expatriées s’installant dans la troisième ville des Etats-Unis alors que je déménageais moi-même à Shanghai, en Chine ? Idéalement, il m’aurait fallu quelques mois de plus pour pouvoir assurer le marketing de Finding Your Feet In Chicago.
Cela me posait d’autant plus un problème que je savais que le travail d’un écrivain, est loin de s’arrêter une fois le livre sorti. Au contraire, le plus difficile reste à faire : le promouvoir, assurer le marketing, le vendre, telle est la tâche quotidienne de l’auteur. La majeure partie du travail de promotion repose sur ses épaules. J’ai dû donc faire preuve de flexibilité, d’autonomie et de créativité pour mener à bien mon projet à distance.

Cinq techniques de promotion d’un guide sur l’expatriation en famille à distance



Certes il aurait fallu le faire même si j’étais restée à Chicago mais dans ce contexte d’éloignement d’avec mon réseau et mon lectorat potentiel, cet aspect était incontournable.

  • Faire des giveaways de son livre

J’en ai organisé sur ce blog mais aussi sur Goodreads, qui est LE réseau social des grands lecteurs et des auteurs. Le bilan du giveaway sur Goodreads en février dernier est plutôt positif pour un premier essai : 214 personnes ont demandé à recevoir Finding Your Feet In Chicago ; 89 personnes l’ont mis sur leur étagère virtuelle avec la mention « à lire ». Au final, cette technique est un bon outil de promotion qui m’a permis d’élargir mon lectorat.

  • Faire des interviews en ligne à propos du livre sur des sites spécialisés 

Pour ce faire, j’ai largement ciblé tous les sites incontournables de l’expatriation de langues française et anglaise. J’ai ainsi très récemment été interviewée sur le blog de Jo Parfitt, auteur spécialiste de l’expatriation, à propos de mon guide sur Chicago et des raisons qui m’ont poussé à l’écrire. Expats Blog m’a aussi consacré une interview sur mes différentes expatriations et a publié de belles photos.

  • Etre très actif sur les réseaux sociaux

Twitter, Facebook et LinkedIn sont les incontournables sur lesquels tout auteur qui se respecte se doit d’être afin d’assurer la visibilité de son activité et de ces publications.

  • Faire des conférences sur le sujet de son livre ou des sujets connexes à son expertise

Depuis novembre 2012, je réalise des conférences sur l’expatriation en famille au Lycée Français de Shanghai. Ces évènements me permettent d’élargir ma visibilité dans ce domaine d’expertise.

Et vous, si vous êtes l’auteur d’un livre, quelles techniques utilisez-vous pour promouvoir vos ouvrages ? Si vous n’êtes pas écrivain, quelles idées auriez-vous pour m’aider à poursuivre la promotion de Finding Your Feet In Chicago ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 


dimanche 6 janvier 2013

Bilan 2012 sur Expat Forever


Au revoir 2012 ! Bonjour 2013 ! C’est l’heure de faire le bilan de l’année écoulée sur Expat Forever. 


2012 fut pour moi : 

  • une année de transition entre deux pays, ce que je n’apprécie guère. Cette période de grand écart logistique, professionnel, personnel et psychologique touche à sa fin. Elle avait commencé les premiers jours de janvier 2012 avec l’annonce de notre départ pour Shanghai et s’est terminée très récemment avec le sentiment d’être enfin / presque à la maison, ici, dans mon nouvel environnement shanghaien. 
  • l’année de la publication de mon premier livre, Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families en août 2012. Derrière les 249 pages de guide, il y a plus d’un an de travail, de recherche, de rencontres et d’écriture. Tenir entre mes mains le premier exemplaire a été à la fois un grand moment de plaisir et de soulagement. Je suis aussi heureuse de savoir que ce guide est utile aux nouvelles familles expatriées s’installant à Chicago. 

En ce qui concerne le blog, j’ai écrit 54 billets, soit beaucoup moins qu’en 2011, année pour laquelle j’en avais rédigé 83 ! Si j’ai été beaucoup moins prolifique sur ce blog, j’ai tout de même conservé une certaine régularité en postant en moyenne un billet par semaine. 

Les billets les plus populaires sont : 

  1. Huit bonnes raisons de vivre à Chicago
  2. La nourriture dans les écoles publiques américaines
  3. Interview d’expat : rencontre avec Aida Camara-Crowder
  4. Interview d’expat : rencontre avec Corine Gantz
  5. Interview d’expat : rencontre avec Biba Pedron
  6. Le décalage inévitable du conjoint accompagnateur

Les interviews de femmes expatriées ayant créé un projet nomade ou fonder leur propre entreprise ont donc beaucoup de succès. 

Je vous souhaite une excellente année 2013.

Et vous, quel est votre bilan de l’année 2012 ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

dimanche 23 décembre 2012

Et les gagnants sont ...

Nous sommes déjà le 23 décembre et je suis certaine que vous attendez tous avec impatience les résultats du giveaway.


Alors, qui aura l'immense plaisir de recevoir un exemplaire du roman de Corine Gantz intitule Hidden in Paris? Le suspense est torride. Je suis sûre que vous n'y tenez plus!

Au fait, vous ai-je parlé de mes dernières aventures quotidiennes à Shanghai?
Ou encore de mes trucs et actuces pour bien vivre à Chicago? Peut-être souhaitez vous en savoir davantage sur le choc culturel ou ce que recouvre l'acronyme TCK? Avez-vous lu mon guide pour les familles expatriées à Chicago ?

Euh, ah mais oui, je m'égare ... Revenons à nos moutons. Les gagnants du giveaway sont :

  •  Anonyme et son commentaire du 18 décembre 2012
  • Carol et son commentaire du 19 décembre 2012


Merci aux heureux gagnants de m'envoyer un petit mot à l'adresse suivante contact@writerforever.com et je les mettrai en contact avec Corine afin qu'ils recoivent un exemplaire de son roman.

Merci d'avoir participé en laissant un commentaire sur mon blog et d'avoir aimé la page facebook de mon livre Finding Your Feet In Chicago.

Revenez souvent et nombreux sur Expat Forever en 2013 pour plus d'anecdotes sur l'expatriation au quotidien, de conseils pour les familles expatriées et de surprises à gagner.


Je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'années.

dimanche 16 décembre 2012

Hidden In Paris – Gagnez un exemplaire !

Illustration Free Digital Photo

C’est Noël sur Expat Forever ! 


Cette semaine, je vous propose de jouer et de gagner un exemplaire de Hidden in Paris, le roman de Corine Gantz. Deux exemplaires dédicacés sont à remporter. Pour participer, il faut:


Les deux gagnants seront révélés dans une semaine à partir d’aujourd’hui. Je les contacterai alors pour obtenir leurs coordonnées. 

La couverture du roman, Hidden in Paris
Sachez que j’ai lu le livre de Corine que j’ai acheté sur Amazon et je l’ai trouvé excellent. Une fois commencé, je n’ai plus pu le lâcher. L'histoire se passe à Paris et relate la vie de trois femmes américaines, qui reprennent leurs vies en main. Les personnages sont attachants, uniques et magnifiquement bien construits par l'auteur. Si vous aimez Paris et la gastronomie française, vous allez vous régaler car ces deux éléments font partie intégrante de l'histoire. Idéal si Paris vous manque. Parfait si vous partez visiter la ville des lumières. Pour information, ce roman est en anglais. 

Bref, ne s’agit-il pas d’un petit cadeau idéal en ces fêtes de fin d’année ?

Enfin, pour terminer de vous convaincre voici un extrait de l’interview de Corine que j’avais faite en juin 2011 sur Expat Forever :

 « Expat Forever : Vous venez de publier votre premier roman en anglais Hidden in Paris. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?
Corine Gantz, auteur de Hidden in Paris

Corine Gantz : Hidden in Paris est la rencontre houleuse de trois femmes américaines qui décident de partir à Paris dans l’espoir de recommencer leur vie. Elles emménagent ensemble dans un hôtel particulier mais très rapidement cette nouvelle vie en communauté, la rencontre d’hommes Français et la vie parisienne révèlent et exacerbent leurs problèmes. Hidden in Paris est un roman léger et souvent amusant ou l’amour, l’amitié et les névroses se nouent et se dénouent tour à tour.

EF : Pourquoi avez-vous souhaité écrire ce roman ? Comment en avez-vous eu l’idée ?

CG : L’idée est venue après avoir lu plusieurs romans immondes en anglais. Je me suis mise en tête que ça ne devait pas être si difficile que ça d’écrire un livre (faux !) Et si j’en jugeais des livres que je venais de subir, être publiée serait facile. (Vraiment faux !)
L’histoire du roman s’est un peu écrite d’elle-même. J’ai eu le sentiment de suivre les personnages sans plans précis, et de laisser l’histoire évoluer. Un de mes personnages était Paris. Un autre était cette maison. Les autres personnages étaient humains et même peut être trop humains. Cette technique qui n’en est pas une n’est pas celle que je recommande. Maintenant je travaille de façon très systématique avec un plan de chapitres. Mais je laisse la fin ouverte jusqu’au bout, pour la même raison que je refuse de voir une voyante. Si je connais la fin, ou est le plaisir de la découverte ?

EF : Vous l’avez écrit en anglais. Pourquoi avez-vous fait ce choix qui me semble plus difficile au premier abord ?

CG : Je suis bien trop intimidée par la littérature française pour essayer d’en faire partie. La littérature américaine me paraissait plus accessible, la langue anglaise plus directe. Bien sûr, je fais des erreurs de grammaire et d’orthographe dans les deux langues mais au moins en anglais j’ai une bonne excuse ! »

Pour en savoir plus, il ne vous reste plus qu’à participer ! Bonne chance, bonnes fêtes de fin d’année et à bientôt sur Expat Forever !

Vous pouvez aussi suivre Corine Gantz sur son blog, Hidden in France.

Crédit Photo : Corine Gantz

lundi 27 août 2012

Publication de mon guide sur Chicago pour les familles expatriées


Mon livre Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families, publié aux éditions Summertime Publishing, est désormais disponible en version papier et Kindle sur amazon.com, amazon.co.uk et amazon.fr. 

Si vous l’avez acheté, lu et apprécié, surtout n’hésitez pas à me laisser un commentaire sur ce blog ou encore mieux écrivez une critique sur le site Amazon de votre choix à propos de mon livre. 

Si vous avez des questions sur mon guide ou si vous souhaitez en parler sur votre blog ou rédiger un article pour un magazine papier ou en ligne, contactez-moi : contact@writerforever.com

Merci et à très bientôt sur Expat Forever pour la suite des aventures !!

Crédit photo : Véronique Martin-Place

mardi 8 mai 2012

Six bonnes raisons pour tenir un journal intime en expatriation


Journal intime
Source : http://www.freedigitalphotos.net/ 

Lors de votre expatriation, il peut s’avérer très utile de tenir un journal intime, que celui-ci prenne la forme d’un blog ou d’un simple carnet de notes. Cet outil vous sera utile dans le cadre de votre développement personnel à l’étranger. 


Pourquoi tenir un journal intime en expatriation ?


  1. Faire quelque chose pour soi : écrire au quotidien dans le contexte d’une expatriation permet de se réserver du temps et de se détendre, tout simplement. 
  2. Travailler sur soi : le journal intime est un véritable outil de développement personnel. En expatriation, il aide à prendre de la distance par rapport à la tristesse ou la rancœur, des sentiments parfois ressentis dans ce contexte. Tenir un journal intime permet d’avoir une réflexion sur sa nouvelle vie, de lister ses envies profondes et de déterminer ses projets personnels et professionnels. 
  3. Se donner un objectif quotidien : écrire pendant X minutes ou X pages si possible tous les jours à la même heure permet de se donner un cadre, une routine personnelle dans le cadre parfois chaotique des premiers jours et mois d’une expatriation. 
  4. Recueillir des infos pratiques sur son nouvel environnement : cet aspect pratique sera, sur le long terme, une mine d’or pour votre famille et votre entourage. C’est un bon moyen de devenir une personne ressource vers qui l’on se tournera pour avoir les dernières informations. 
  5. Construire des souvenirs de familles : lors des six premiers mois, vous vivrez de nombreuses premières fois seul(e) ou en famille. En les recensant avec de nombreux détails (photos, tickets, carte de visite, etc.), ce sont des archives familiales uniques et de grande valeur que vous élaborez. 
  6. Maintenir le réseau : opter pour un journal intime virtuel permet de tenir informer votre entourage familial et amical d’une manière ludique et unique. 

Journal intime virtuel ou papier ?


Chacun choisira la méthode qui lui conviendra. Cela n’a pas vraiment d’importance. L’essentiel étant la régularité, l’instauration d’une routine. Personnellement, j’utilise aujourd’hui les deux méthodes. 

J’ai commencé à écrire dans des petits carnets de note que j’ai, au fil du temps, appelé « carnet quotidiens d’une maman expat ». Commencés à Sri Lanka, interrompus puis repris à Nantes en 2007, je ne me suis plus vraiment arrêté d’y noter mes humeurs, mes coups de cœur et de blues. Je continue d’y écrire régulièrement ma vie très privée, d’y dessiner et d’y coller des images. Mes carnets quotidiens sont désormais aussi très colorés et très visuels. 

Expat Forever, mon journal intime électronique, est constamment alimenté par les idées, les anecdotes et mes humeurs consignées dans mes carnets quotidiens de femme expatriée. Mais l’inverse est aussi vrai. J’aime la complémentarité de ces deux moyens d’expression.

Au final, tenir un journal intime a été pour moi une manière de surmonter les difficultés de l’expatriation. Les coucher sur le papier était une technique comme une autre pour les affronter et donc trouver des solutions.

Et vous, quelles ont été ou quelles sont vos « techniques » de survie en expatriation ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

jeudi 1 décembre 2011

Interview d'expat : rencontre avec Delphine Pontvieux, auteur de ETA Estimated Time of Arrest


Delphine Pontvieux
Une fois par mois, Expat Forever vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre et d’appréhender la vie au quotidien en expatriation. 
Ce mois-ci, j’ai rencontré Delphine Pontvieux qui vit depuis plus de 10 ans aux Etats-Unis. Delphine a créé sa propre maison d’édition Miss Nyet Publishing et est l’auteur d’un roman en anglais ETA Estimated Time of Arrest publié en 2009. 

Expat Forever: Bonjour Delphine. Tout d’abord dites-nous d’où vous venez en France ? 
Delphine Pontvieux : Bonjour. Je suis originaire de la région parisienne, mais j’ai grandi principalement à Beaune, en Bourgogne, avant de quitter la France pour de bon en 1995. Quant aux autres membres de ma famille, ils vivent toujours en France, entre Paris et la Camargue.

EF : Pouvez-vous me retracer votre parcours de femme expatriée ?
DP : En fait, les Etats-Unis n'étaient pas ma première expérience d'expatriée (même si je vis maintenant ici à Chicago depuis plus de 12 ans). J’ai d’abord vécu et travaillé à Madrid en Espagne, puis à Austin, Texas, suivi de trois ans en Hollande à Amsterdam (où je travaillais en temps que responsable marketing du territoire européen pour une maison de disques américaine). Quand l'opportunité de partir vivre (en plus de pouvoir travailler, car l’obtention d’un visa de travail est toujours une affaire un peu compliquée) aux Etats-Unis s’est présentée à moi en 1998, j’ai saisi ma chance et je suis venue m’installer pour de bon dans l’Illinois.

EF: Quelles difficultés avez-vous rencontré au début de votre installation aux Etats-Unis?
DP : Tout d’abord il a fallu que j’attende l’obtention de mon visa de travail (c'était un H1B) via l’ambassade des Etats-Unis à Paris avant de pouvoir partir. Ensuite, une fois arrivée sur le sol américain, j’ai eu beaucoup de chance d’avoir : 
1- un petit ami américain (c'était lui, la raison principale de mon départ) qui avait déjà fait les démarches pour louer un appartement parce que je ne pouvais même pas ouvrir un compte bancaire à mon nom. 
2- avoir la sécurité d’un emploi qui m’attendait dans mon domaine d’expertise. 
J’ai rapidement rencontré ma meilleure amie à Chicago, qui est Québécoise. Elle venait également tout juste de s’installer en ville, et nous rions encore aujourd’hui de toutes les mésaventures que nous avons vécues ensemble. Par exemple, quand nous faisions du shopping, nous n’avions pas la possibilité d’obtenir une carte de crédit, même si toutes les boutiques essayaient en vain de nous obtenir une carte de crédit via leur franchise. Et puis les attentes interminables pour obtenir une “social security card”, le permis de conduire américain ... toutes les démarches censées être “faciles” se terminaient toujours par un document officiel manquant, la nécessité de revenir avec des factures de gaz ou de téléphone à notre nom et adresse (choses que l’on n’avait pas) ... Sans compter le temps d'adaptation nécessaire avant de ne plus se perdre dans Chicago. Une fois que quelqu’un m’a enfin expliqué que le lac était situé à l’est, et non pas au nord comme je me l’imaginais en regardant les cartes de la ville, et en utilisant la boussole dans ma voiture, tout est néanmoins devenu d’une simplicité limpide ! 
Egalement, et surtout après le 11 septembre, voyager en dehors des Etats-Unis était devenu compliqué, car en attendant la carte verte je n’avais pas le droit de quitter les Etats-Unis jusqu'à obtention de celle-ci. Heureusement, j’ai pu obtenir un papier officiel pour pouvoir voyager (à cause de mon travail) en dehors des frontières, mais au prix d’efforts acharnés de la part de mon avocat d’immigration. Quand je repense à ces années, je dois avouer que cela n’a pas toujours été facile. Mais à partir du moment où j’ai obtenu ma carte verte (le processus a tout de même pris 7 ans), je n’ai plus eu aucun souci. 

EF : Aujourd’hui vous vous sentez française, américaine ou les deux à la fois ? Et comment les locaux vous perçoivent-ils ?
DP : C’est une excellente question ... Pour les américains, je resterai définitivement française, (accent prononcé et culture oblige !) D’ailleurs, tous me disent que ça serait dommage de changer la personne que je suis. Même mon nom, Delphine, qui est bien commun en France, sonne exotique à leurs yeux, alors, pourquoi essayer de cacher ses origines ? En ce qui concerne mes amis et ma famille en France, je suis, en revanche, devenue une vraie américaine. Entre les mots que j’invente lorsque je parle français (les ‘conquerreurs’ de l’histoire, par exemple, au grand dam de mon père qui en rit pourtant bien, me répétant que cela valait bien la peine de me faire faire des études), mes requêtes du genre “on n’a qu’à commander une pizza à faire délivrer” à trois heures du matin ou ma sale habitude de laisser trainer mon sac ouvert et bien en vue dans les lieux publics.
En ce qui me concerne, je crois que je me sens définitivement un amalgame des deux. Pour ce qui est de ma façon de travailler, je suis définitivement américaine ! Il faut être productif et ne pas remettre à demain tout ce qui peut s’arranger le jour même, même si  le problème survient un vendredi à cinq heures du soir. En revanche, les déjeuners qui durent (avec un bon verre de vin !), les vraies vacances, la vie conviviale entourée des amis à l’heure de l'apéritif ou autour d’un café et refaire le monde, ou encore faire des “boums” improvisées sur les vieux tubes des années 80 jusqu'à point d’heure, ça, cela ne changera jamais, c’est ancré en moi.
Je suis heureuse d’avoir la chance de pouvoir profiter de deux cultures, de deux familles et de pleins d’amis dans ces deux pays. Si j’avais un choix à faire, cela serait une décision très difficile à prendre, heureusement que le problème ne se pose pas. 

EF : Quelle est votre formation initiale et quelle a été votre évolution professionnelle depuis votre installation aux Etats-Unis ? 
DP : J’ai suivi des études de Langues Etrangeres Appliquées en France, avec une année d'échange international passée à Stetson University en Floride, entre le DEUG et la Licence. Quand je suis partie en Hollande après ma Maîtrise, j’ai obtenu mon premier emploi dans une maison de disques. C’est comme cela que j’ai débuté ma carrière professionnelle dans la musique. Puis j’ai continué à travailler dans ce domaine à Chicago durant 6-7 ans, avant de quitter mon emploi. Depuis, je me suis lancée dans divers projets, notamment l'écriture et l'édition.

EF : Quel métier exercez-vous désormais ?
DP : Actuellement, je touche un peu à tout. Je suis, bien sûr, écrivain (de romans, nouvelles, plus rédaction d’articles pour divers magazines francophones). Je dirige ma (petite) maison d'édition, Miss Nyet Publishing. Je suis également monitrice de plongée sous marine, et aussi actrice à mes heures (c’est-à-dire quand l'opportunité vient frapper à ma porte : j’ai un rôle dans le film ‘LOL’, le remake du film français du même nom qui sortira en salle en 2012, avec Demi Moore, Miley Cyrus et Ashley Greene)

EF : Comment et pourquoi avez-vous été amenée à repenser votre projet professionnel ?
DP : A Chicago, je travaillais pour la compagnie de mon mari. J’ai eu la possibilité d'arrêter de travailler à plein temps quand la compagnie a pris de l’ampleur afin de pouvoir me lancer dans d’autres projets qui me tenaient à cœur. Jamais avant je n’avais contemplé l'idée d'écrire un roman, même si j’ai toujours aimé écrire. C’est venu un peu tout seul. Quand je me suis rendue compte que j’en étais au cinquième chapitre, je me suis dit : “Aïe, ma pauvre, là tu t’es mise dans de beaux draps !” De là, la création de Miss Nyet s’est faite, et c’est une belle expérience, car j’ai toujours voulu monter ma propre entreprise.

EF : Vous avez publié votre premier roman en anglais ETA Estimated Time of Arrest en 2009. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?
DP : Oui bien sûr. Le roman est paru en couverture reliée en décembre 2009, puis en format digital durant l’hiver 2010. 
C’est un roman à émotions fortes qui se déroule pour la majeure partie dans le pays Basque et les Pyrénées Atlantiques au milieu des années 90. En voici un petit aperçu : Après avoir pris part à une manifestation pro-séparatiste qui tourne au vinaigre en janvier 1992, Lorenzo Lartaun Izcoa, un jeune homme de 21 ans, est accusé à tort d'avoir participé à un attentat contre le commissariat de sa ville natale, Irun, ou un policier a trouvé la mort. Irun est une petite ville frontalière du Pays Basque, coincée entre la France et l'Espagne, et qui lutte pour son indépendance. Malgré lui, Lartaun se retrouve ennemi public numéro un sur la liste des services secrets espagnols, et suspecté d'être un membre actif du groupe terroriste basque ETA. Il n'a pas d'autre choix que de fuir son pays. 
Deux ans plus tard, l'ami d'enfance de Lartaun réapparait dans sa vie, et lui propose un marché qu'il ne peut refuser : il lui offre un passeport français et la chance de retourner en Europe sous une nouvelle identité, le tout en échange d'une "petite faveur." Lartaun, en désespoir de cause, accepte. 
De retour en Europe, Lartaun se joint à une communauté d'écologistes au cœur de la vallée d’Aspe, dans le Béarn, qui se bat contre la construction du tunnel du Somport, tout en masquant sa réelle identité. Là, il rencontre Faustine, une jeune activiste française, qui lui redonne le goût à la vie et l’envie de se battre pour un monde meilleur. Alors que leur relation s’intensifie, Lartaun réalise que la “faveur” qu’il doit à son ami s'avère lourde de conséquences.
Le roman de Delphine Pontvieux
Mon roman a reçu l’oscar 2010 dans la catégorie ‘arts et culture’ de la communauté française à Chicago, et a reçu le prix américain “Indie Excellence Book Award” 2011 dans la catégorie Thriller au mois de mai dernier.
J’ai également deux nouvelles qui viennent d'être publiées cet été dans deux anthologies éditées par CCLAP Publishing. (NDLR : Pour en savoir plus sur ces deux anthologies, cliquez ici et ici).

EF : Pourquoi avez-vous souhaité écrire ce roman ? Comment en avez-vous eu l’idée ?
DP : L'idée a germé un peu de nulle part. Au début, l’histoire que j’avais en tête n’avait rien à voir avec le pays basque. C’est au moment d'intégrer un personnage féminin dans les toutes premières pages de mon brouillon que tout a basculé : comme je la voulais française, elle était bien destinée à être parisienne, comme dans 95% des romans en anglais. Mais cela sentait le réchauffé, alors je me suis mise à réfléchir et me suis finalement dit, “Et pourquoi ne serait-elle pas basque ?” 
Je suis allée sur internet pour regarder une carte du pays basque afin d’en étudier les différentes villes et suis tombée sur des articles au sujet de l’ETA. Je les ai lus avec intérêt, car ils m’ont ramené des années en arrière, quand j’étais adolescente dans les années 80. On entendait alors parler de l’ETA très régulièrement à la télévision à cette époque. Et puis, j’ai toujours été fan du groupe de rock basque Kortatu, (qui était alors sympathisant de la cause indépendantiste). L’histoire telle que je l’ai écrite a alors germé dans mon esprit en l’espace de quelques jours. J’ai d’ailleurs recontacté le chanteur, Fermin Muguruza, qui a cordialement accepté de jouer le rôle de “conseiller technique du pays Basque”, car je voulais m’assurer que l’arrière-plan politique et l’aspect thriller de mon histoire tenaient bien la route. 

EF : Pourquoi avez-vous fait le choix d’écrire ce roman en anglais et non pas en français ? 
DP : Lorsque j’ai commencé à écrire le roman, je ne me suis même pas posé la question de savoir dans quelle langue l'écrire, les mots me venaient plus naturellement en anglais. Il faut dire que je n’ai personne avec qui parler le français chez moi et, en dehors de quelques amis francophones, je passe 99% de mon temps à parler l’anglais. Même si j'écris des articles en français pour divers magazines, je n’ai plus la même aisance d'écriture dans la langue de Zola que j’avais auparavant. Je fais d’ailleurs souvent appel à mon père pour faire les corrections avant de soumettre mes textes aux éditeurs ! De plus, sachant que je vis aux Etats-Unis et que je comptais publier mon livre dans ce pays, l'écrire en français n’aurait eu aucun sens. En revanche, maintenant, j’aimerais beaucoup qu’il soit traduit en français et en espagnol, car le sujet même de l’histoire fait que les Français et les Ibères sont naturellement intéressés. J’ai approché quelques maisons d'édition indépendantes qui étaient intéressées, malheureusement les frais de traduction du livre leur sont prohibitifs. Peut être qu’une maison d'édition traditionnelle serait intéressée, mais pour cela il faut des agents pour les démarcher, et ne vivant pas sur place, je n’ai pas eu trop l’occasion de m’en occuper, malheureusement. Avis aux amateurs !

EF : Pour terminer, que conseillerez-vous à d’autres femmes qui s’apprêtent à tout quitter pour suivre leur conjoint à l’étranger pour la première fois ?
DP : Il convient d’abord de définir les différents cas d’expatriation.
Dans le premier cas, le travail de l’un des conjoints fait que la famille entière se déplace en dehors de la France. Souvent, c’est l’affaire de quelques années et la famille fonctionne toujours sur le mode “français” (caisse de cotisation, impôts, éducation, etc.). 
Dans le second cas, la personne quitte la France pour retrouver un (conjoint) américain. Là, c’est tout de même plus problématique car elle doit d’abord gérer son statut d’immigration. Selon le visa obtenu, elle pourra ou non travailler dans le pays. Il est important de se procurer un bon avocat qui s’y connaisse en matière d’immigration entre la France et les Etats Unis pour ne pas avoir de mauvaises surprises. 

Quoi qu’il en soit, je leur conseillerais vivement de s’inscrire au Consulat. Non seulement elles recevront des réponses à toutes leurs questions d’ordre administratif, mais également elles recevront le programme mensuel des événements se déroulant dans la ville, ce qui est un excellent moyen pour se faire connaître au sein de la communauté française. Il y a plusieurs associations qui font un excellent travail sur Chicago : l’UFEC, French In Chicago, l’Alliance française, ainsi que le GPF (Groupe Professionnel Francophone), entre autres. J'apprécie leur formule d’événements mensuels (apéro français les premiers mardis du mois pour FIC, le dernier jeudi du mois pour le GPF, etc), car on peut s’y rendre sans invitation préalable, et l’on sait exactement quand et où cela a lieu ! 
A partir de là, les nouvelles venues pourront facilement tisser des contacts non seulement avec des Français, mais aussi avec des résidents américains et internationaux à Chicago. Une fois le cercle de contacts mis en place, tout devient plus facile. Ainsi, il ne faut pas hésiter à rencontrer les Français établis à Chicago depuis longtemps, car ces derniers sont heureux d’aider les nouveaux venus et répondront à leurs questions avec plaisir, puisqu’ils ont tous été dans la même situation à leur arrivée !

EF : Merci Delphine pour cette interview. 
DP : Tout le plaisir est pour moi !

ETA Estimated Time of Arrest est disponible sur Amazon en version hardcover ou kindle, chez Barnes and Noble (hardcover ou Nook) et également sur ibookstore (pour Ipad). Vous pouvez aussi obtenir des copies dédicacées sur le site internet de Delphine. Vous pouvez meme lire le prologue gratuitement ici ! Enfin, vous pouvez contacter Delphine en cliquant ici.



vendredi 17 juin 2011

Interview d'expat : rencontre avec Corine Gantz, auteure de Hidden in Paris.

Corine Gantz

Une fois par mois, Expat Forever vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre et d’appréhender la vie au quotidien en expatriation. 
Ce mois-ci, j’ai rencontré Corine Gantz qui vit à Los Angeles depuis de nombreuses années. Elle tient un très joli blog en anglais qui s’appelle Hidden in France. Elle vient de publier un roman Hidden in Paris qui relate les aventures de trois américaines expatriées à Paris. Tout un programme !

Expat Forever: D’où êtes-vous originaire ?

Corine Gantz : Je suis née à Paris et j’ai grandi à Saint Germain en Layes, une ville proche de la capitale.

EF : Pouvez-vous me retracer votre parcours de femme expatriée ?

CG : J’ai rencontré mon futur mari à Paris. Nous vivions alors tous les deux dans le seizième arrondissement de Paris. Il était Américain avec une connaissance phonétique du français et j’étais nulle en anglais et refusant d’apprendre. J’avais aussi d’énormes préjugés sur l’Amérique en général et les Américains en particulier. Il s’est vite avéré que son travail ne lui permettait pas de rester en France et d’y gagner sa vie (il est producteur de télévision et crée des émissions pour HBO, showtime, CBS etc.). 

EF: Quelles difficultés avez-vous rencontré au début de votre installation aux Etats-Unis ?

CG : La plus grande difficulté a été une perte d’autonomie et le sentiment de ne pas pouvoir m’exprimer. J’avais le sentiment de devenir invisible. Je ne parlais pas la langue, je ne comprenais rien à rien, je ne pouvais pas travailler légalement (et pour faire quoi?) je n’osais pas conduire une voiture--automatique pour la première fois--dans ses rues absurdement inclinées… et les hommes ont cessé de me regarder car nous habitions dans Noe Valley (un quartier de San Francisco) qui était à l’époque un quartier principalement homosexuel (moi je pensais que mon charme avait cessé d’opérer). Et puis les hommes américains ne sifflent pas les femmes dans les rues, ils sont élevés avec le sentiment que ça serait impoli. Les hommes français pensent que l’impolitesse serait de ne pas siffler.
Je pense que si nous avions tout de suite emménagés à Los Angeles, l’acclimatation aurait été plus douce, parce que pour quelqu’un qui a toujours vécu en Ile de France, le soleil 300 jours par an a des charmes assez irrésistibles. Hélas, j’ai passé les deux premières années à San Francisco. Mark Twain a dit qu’il n’avait jamais subit d’hivers aussi froid que son été à San Francisco. J’aurais du écouter Mark Twain. Les nappes de brouillards glaciales de San Francisco se sont répandues jusqu’à mon moral et n’ont pas lâché prise pendant au moins deux ans.

EF : Aujourd’hui vous vous sentez française, américaine ou les deux à la fois ? Et comment les locaux vous perçoivent-ils ?

CG : Américaine avec les Français et Française avec les Américains. Mon accent français fait que je suis immédiatement mise à part. Il est indéniable qu’il y a une relation parfois antagoniste et parfois compétitive entre nos deux cultures. Il est impossible pour les gens qui me rencontrent pour la première fois de ne pas essayer de me comparer à tous leurs aprioris. C’est drôle, mais quand la personne ne mentionne pas ma nationalité c’est presque toujours parce que c’est un sujet difficile pour eux. Je suis une mangeuse de Freedom Fries, en d’autres termes. La plupart des gens sont bienveillant et curieux et me posent beaucoup de questions. Ils me rassurent en disant qu’ils sont francophiles. C’est un drôle de mot Francophile, je trouve. Il n’est pas sans une certaine implication de l’existence de Francophobes. Et puis systématiquement on m’explique que moi, au moins, je suis différente. Pas comme les ‘autres’ français. Pas rude du tout, pas arrogant. En un mot, pas ‘trop’ française. Ceci dit, dès que je vais en France, c’est la même chose en sens inverse. Je trouve en France le même mélange de curiosité, d’admiration et de méfiance à l’endroit de tout ce qui est en provenance des Etats-Unis.

EF : Quelle est votre formation initiale et quelle profession exercez-vous actuellement ?

CG : Après mes études d’art contemporain à la Sorbonne, j’ai travaillé dans des agences de publicité en tant qu’assistante de pub. Je montais les échelons patiemment pour devenir chef de pub lorsque j’ai rencontré mon future mari. Aux Etats-Unis j’ai recommencé à zéro : apprentissage de la langue, assistante d’assistante dans une société de marketing à San Francisco, puis chef de production dans une petite société de marketing à Los Angeles.

EF : Comment et pourquoi avez-vous été amenée à repenser votre projet professionnel ?

CG : Tout du long j’écrivais un journal, d’abord en français et puis j’ai commencé à me forcer à l’écrire en anglais pour m’habituer à la langue. Et je m’essayais à la fiction. J’admirais les romanciers parce que la lecture est une vraie passion. A l’époque, la rédaction d’un roman me semblait un but absolument fabuleux mais hors d’atteinte. A la naissance de mon deuxième enfant j’ai consacré de plus en plus de temps à l’écriture, et j’ai pris des cours de fiction à UCLA. C’est là que l’idée d’écrire un roman a germé peu à peu, comme un challenge intellectuel. 

EF : Vous venez de publier votre premier roman en anglais Hidden in Paris. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?

CG : Hidden in Paris est la rencontre houleuse de trois femmes américaines qui décident de partir à Paris dans l’espoir de recommencer leur vie. Elles emménagent ensemble dans un hôtel particulier mais très rapidement cette nouvelle vie en communauté, la rencontre d’hommes Français et la vie parisienne révèlent et exacerbent leurs problèmes. Hidden in Paris est un roman léger et souvent amusant ou l’amour, l’amitié et les névroses se nouent et se dénouent tour à tour.
Hidden in Paris de Corine Gantz
EF : Pourquoi avez-vous souhaité écrire ce roman ? Comment en avez-vous eu l’idée ?

CG : L’idée est venue après avoir lu plusieurs romans immondes en anglais. Je me suis mise en tête que ça ne devait pas être si difficile que ça d’écrire un livre (faux !) Et si j’en jugeais des livres que je venais de subir, être publiée serait facile. (Vraiment faux !)
L’histoire du roman s’est un peu écrite d’elle même. J’ai eu le sentiment de suivre les personnages sans plans précis, et de laisser l’histoire évoluer. Un de mes personnages était Paris. Un autre était cette maison. Les autres personnages étaient humains et même peut être trop humains. Cette technique qui n’en est pas une n’est pas celle que je recommande. Maintenant je travaille de façon très systématique avec un plan de chapitres. Mais je laisse la fin ouverte jusqu’au bout, pour la même raison que je refuse de voir une voyante. Si je connais la fin, ou est le plaisir de la découverte ?

EF : Vous l’avez écrit en anglais. Pourquoi avez-vous fait ce choix qui me semble plus difficile au premier abord ?

CG : Je suis bien trop intimidée par la littérature française pour essayer d’en faire partie. La littérature américaine me paraissait plus accessible, la langue anglaise plus directe. Bien sûr, je fais des erreurs de grammaire et d’orthographe dans les deux langues mais au moins en anglais j’ai une bonne excuse !

EF: Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans votre vie d’expatriée ? Pourquoi ?

CG : J’adore ma vie américaine. J’aime les Américains, leur côté bienveillant, leur manque de jugement. Je pense que les Français sont plus subtils, plus amusants et plus intellectuels dans les conversations. Ils sont aussi plus polémiques. Les Américains préfèrent trouver les points communs dans une conversation, alors que les Français sont intéressés par les différences. Oh, et puis je suis amoureuse du soleil californien dont je ne me lasserai jamais. J’apprécie énormément la qualité de choix en matière d’habillement par exemple ou de comportement. Ici on ne se sent pas jugé. « Chacun fait c’qui lui plaît » comme dit la chanson. Le résultat est un grand sens de liberté de la possibilité de vivre sa vie exactement comme on l’entend.

EF : Que conseillerez-vous à d’autres femmes qui s’apprêtent à tout quitter pour suivre leur conjoint à l’étranger pour la première fois ?

CG : Je pense qu’il faut s’investir immédiatement dans cette nouvelle vie, c’est-à-dire ne pas la considérer temporaire ou transitoire, ce qui serait l’équivalent de commencer une histoire d’amour en sachant dès le départ qu’il ne faudra pas s’attacher. Le risque serait de ne pas forger une vraie intimité. L’échec est alors presque assuré.

EF : Un commentaire à ajouter pour terminer cet entretien ?

CG : Merci Véronique pour cette interview sur ton blog que je trouve passionnant. Les ‘expats’ ont besoin de toute l’aide qu’ils peuvent recevoir. L’expatriation c’est comme une petite mort, mais elle peut être suivie par une renaissance mille fois plus riche. En tout cas, ça a été mon expérience.

EF : Merci Corine.

Pour en savoir plus sur Corine, consultez son blog Hidden in France ou bien son site web.
Vous pouvez vous procurer son roman sur Amazon ou sur son site où vous pourrez lire un chapitre du livre si vous le souhaitez. Bonne lecture !


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