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vendredi 2 juin 2017

Gagnez un exemplaire de mon roman Journal d'une ado expatriée !

À l'occasion de la sortie de mon premier roman jeunesse Journal d'une ado expatriée, j'offre un exemplaire papier de mon livre. 

Les conditions pour participer sont les suivantes : 

- résider en France métropolitaine ;
- avoir laissé un commentaire dans l'article Journées de lancement de Journal d'une ado expatriée" avant 19 heures (heure française) vendredi 2 juin ;
- s'être inscrit à ma lettre d'information avant 19 heures (heure française) vendredi 2 juin.

Le tirage au sort aura lieu vendredi 2 juin à partir de 19 heures et sera annoncé sur le blog et sur la page Facebook de Writer Forever.

Bonne chance ! 

jeudi 1 juin 2017

Vidéo de présentation de Journal d'une ado expatriée

Mon nouveau livre Journal d'une ado expatriée est officiellement disponible sur Amazon en version papier et numérique.

À l'occasion de sa sortie officielle, j'ai réalisé une vidéo afin d'expliquer à qui s'adresse ce livre. Je vous laisse la découvrir sans plus attendre !


Merci pour vos commentaires !



lundi 18 avril 2016

Partir en expatriation, c'est mourir un peu


Quand j'ai découvert le superbe poème d'Edmond Haraucourt, "Partir, c'est mourir un peu", j'ai trouvé qu'il correspondait parfaitement à ce que l'ont ressent lorsque l'on part vivre à l'étranger quelle que soit la raison.


Tous les expatriés, exilés ou migrants se reconnaîtront dans ces quelques vers, car partir c'est mourir un peu socialement, professionnellement et culturellement.

Mais partir, c'est aussi se réinventer tout le temps.

Rondel de l'adieu

Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce qu'on aime : 
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.

C'est toujours le deuil d'un voeu,
Le dernier vers d'un poème ; 
Partir, c'est mourir un peu.

Et l'on part, et c'est un jeu,
Et jusqu'à l'adieu suprême
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème à chaque adieu ...
Partir, c'est mourir un peu. 

Edmond Haraucourt dans Seul, roman en vers, 1890


mardi 5 avril 2016

Infographie sur la manière dont les couples gèrent deux carrières en expatriation

Aujourd'hui, je publie sur ce blog l'infographie réalisée par Evelyne Schauly pour Expat Value dans le cadre de la publication de leur livre blanc : "Comment les couples conjuguent-ils deux carrières en expatriation ? Une enquête entre stéréotypes, mirage et courage". 


Enfin, un travail de fond sur la question. Merci à l'équipe d'Expat Communication.

J'ajouterai juste mon analyse personnelle après 16 ans de mobilité internationale : j'ai banni le mot "carrière" de mon vocabulaire car si carrière double il y a, elle se fait forcément au détriment de quelque chose. Le couple ? L'équilibre des enfants ? C'est pile ou face.

Je n'ai pas de solution. J'essaie juste de mener ma barque du mieux que je peux en travaillant sur des projets, en me réinventant, en créant et en modelant à mon image ma propre activité. Ce n'est pas toujours facile, loin de là. Je pense qu'il est juste important de trouver son fil directeur, ce qui fait qu'on a envie d'aller au charbon le matin.

Mais avoir une carrière au sens classique du terme alors que l'on suit son conjoint à l'étranger et qu'en plus on multiplie les expatriations, franchement, je n'y crois pas. Il faut sortir du modèle classique. Penser sa vie professionnelle autrement, selon d'autres critères et d'autres valeurs. Les siennes, celles que l'on se crée en avançant et surtout ne pas y déroger, quoiqu'en disent et quoiqu'en pensent les autres.






lundi 21 mars 2016

Vidéo de présentation de mon atelier d'écriture à distance

Je vous en ai déjà parlé dans le cadre d'un précédent billet : je propose des ateliers d'écriture à distance adaptés aux femmes expatriées francophones et aux françaises de l'étranger. 

J'ouvre une nouvelle session qui commencera le 4 avril et se terminera le 27 juin, juste avant les grandes vacances d'été !

J'ai réalisé une vidéo pour vous présenter mon atelier : mode de fonctionnement, public, contenu, etc ... Vous saurez tout ! Et si vous souhaitez en savoir davantage, contactez-moi en m'envoyant un message.



Écrivons pour mieux vivre notre expatriation ou notre retour d'expatriation !

jeudi 3 mars 2016

L’Express Réussir Oser le monde : les clefs de l’expatriation

L’Express Réussir Oser le monde : les clefs de l’expatriation

Depuis la fin du mois de janvier, vous pouvez trouver dans les kiosques le hors série L’Express Réussir Oser le Monde - Les clefs de l’expatriation (n° 36 - février-mars 2016).
Si je vous en parle, c’est évidemment parce que ce numéro spécial traite de la vie à l’étranger et d’expatriation mais aussi parce que … je suis dedans !!


Le 14 septembre 2015, je trouve dans ma boîte mail un message de Natacha Czerwinski, journaliste pour le magazine L’Express. Elle souhaite m’interviewer sur mon parcours de multi-expatriée. Elle m’explique qu’un article du prochain Hors Série de L’Express portera sur les profils de serial expat. Le rendez-vous est pris et je la rencontre le 22 septembre 2015 sur Skype. Nous passons alors plus d’une heure à parler et à échanger sur des questions et des thématiques qui sont au coeur de ce blog : 
  • l’adaptation individuelle mais aussi celle des enfants et de la famille expatriée à chaque nouveau pays et à chaque nouvelle culture ;
  • le rapport entretenu avec la France et notre entourage resté au pays ;
  • les avantages et les inconvénients du mode de vie nomade ainsi que son implication sur ma vie professionnelle. 
À la fin du mois de janvier 2016, une belle surprise m’attendait dans la boîte aux lettres de mon appartement : un exemplaire tout beau et tout chaud de  L’Express Réussir ! 
Je découvre alors mon témoignage dans l’article de Natacha Czerwinski intitulé « Expat’ un jour, expat’ toujours » (page 10-13), un titre qui me va comme un gant quand on est l’auteur du blog Expat Forever, vous ne trouvez pas ? Mes propos ne sont cités que deux fois dans l’article mais en le lisant, je retrouve toutes les thématiques que Natacha a abordé avec moi en entretien. 




D’une manière générale, je trouve ce magazine très complet et riche dans son approche de l’expatriation. Il traite de manière dense les problématiques essentielles de l’expatriation à travers les  thèmes transversaux suivants : Partir vivre à l’étranger, travailler à l’étranger, entreprendre à l’étranger, étudier à l’étranger, vivre à l’étranger. Chaque thème est complété par des gros plans sur des pays ou des villes, des double-pages pratiques (5 pièges à éviter, 10 destinations valeurs sûres, Expatriation mode d’emploi, Passeport pour l’Europe) et des témoignages (Ils l’ont fait).  C’est un bon point de départ pour se familiariser avec le sujet si l’on a pour projet de s’expatrier dans l’année qui vient et au-delà ou de réaliser son premier séjour à l’étranger (VIE, PVT, Erasmus Plus). 

Deux articles ont retenu mon attention de conjointe multi-expatriée et blogueuse : 
  • celui de Julie Thoin-Bousquié (page 18-19), « Ma femme largue les amarres » qui explore le sujet de la femme expatriée, c’est-à-dire lorsque le salarié expatriée est une femme et que le conjoint accompagnateur est un homme, ce qui soit en dit en passant est encore relativement rare comme l’explique la journaliste en citant l’étude d’Expat Communication : « 91% de ceux qui suivent dans le cas d’une mobilité de couple sont des femmes. »
  • celui de Natacha Czerwinski (page 82-83), intitulé « À vos blogs ! », qui démontre qu’avoir un blog en expatriation est fort utile d’un point de vue personnel mais aussi professionnel. Je ne vais pas dire le contraire ! 
Si vous aussi, vous avez lu le hors série L’Express Réussir Oser le Monde - Les clefs de l’expatriation, dites-moi ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire.


Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation !

jeudi 11 février 2016

Un atelier d'écriture à distance adaptés aux expatriées et françaises de l'étranger

Atelier d'écriture avec Writer Forever - Véronique Martin-Place


L'expatriation renforce la créativité ! Cette nouvelle étape de vie permet aussi de se recentrer sur soi-même, ses besoins, ses envies. Pourquoi ne pas en profiter pour écrire, surtout si cette envie est en vous !


Lors de mon séjour aux Etats-Unis, j'ai décidé de privilégier l'une de mes envies : écrire. J'ai créé mon activité professionnelle nomade Writer Forever en 2009 et j'ai publié mon premier livre en 2012. 

Depuis 2013, je propose des formations à l'écriture à distance particulièrement adaptées aux expatriées, aux françaises de l'étranger mais aussi à celles qui sont de retour et qui voudraient profiter de cette période pour écrire sur leur expérience.

Depuis 2015, je propose un atelier d'écriture à distance pour les débutants. La prochaine session commencera le 29 février 2016. Pour en savoir plus sur cet atelier, je vous encourage à consulter l'article expliquant les objectifs, le mode de fonctionnement, le public ciblé, la durée et les modalités d'inscription. 


N'hésitez pas à me contacter en m'écrivant à veronique@writerforever.com pour plus d'information. 


Ecrivons pour mieux vivre notre expatriation ou notre retour d'expatriation. 

lundi 8 février 2016

Bien réussir son déménagement international

Réussir son déménagement international famille expatriée


Ceci est un article invité : billet rédigé par Audrey, responsable communication chez AWT

Vous souhaitez déménager à l’international ? Vous ne savez pas par où débuter ce projet qui vous semble compliqué à gérer ? Vous trouverez ci-dessous les  quatre étapes clés pour bien préparer votre départ à l’étranger et vous entourer des meilleurs prestataires.


Sélectionner des prestataires reconnus


Comment choisir les meilleurs prestataires de services parmi toutes les sociétés de déménagement à l’international que vous trouverez sur internet ? 
C’est très simple : sélectionner des entreprises membres de la la FIDI (fédération Internationale des déménageurs Internationaux). En effet, tous les déménageurs membres de la FIDI sont des professionnels du déménagement ayant l’expérience, les références et les accréditations adéquates, ce qui représente pour vous un gage de sérieux et de qualité. 

C’est maintenant à vous d’organiser les visites techniques à votre domicile !

Bien préparer en amont la visite technique 


Avant de contacter les professionnels, il est important de vous poser les bonnes questions sur vos besoins pour ce déménagement.
  • La date 

Il est préférable de transmettre la date souhaitée le plus tôt possible notamment sur la période estivale qui est une période très chargée pour les déménageurs. 
  • Qu’emportez vous ?
Souhaitez-vous déménager tout votre logement ou une partie de vos effets personnels ? Quelles affaires faites vous partir en avion ? Ou préférez-vous un container maritime ? Avez-vous besoin de garde-meubles pour stocker une partie de vos affaires ? Plus vous y aurez réfléchi, plus vous serez précis dans votre listing et plus les devis seront équivalents en termes de volume. 
De plus, ces questions sont aussi pour vous un moyen de comparer les meilleures options pour votre porte-monnaie, à savoir est-il plus coûteux pour moi d’emporter toutes mes affaires ou d’en racheter une partie sur place ? Évidement, le côté affectif est aussi à prendre en compte !
  • Votre destination
Chaque destination possède des formalités douanières différentes, faites le point sur les documents dont aura besoin le déménageur pour dédouaner votre container à l’arrivée. Où en êtes-vous dans l’obtention de votre visa ?

Les visites techniques à votre domicile


Vous avez pris connaissance du site de la FIDI, déterminé vos besoins, c’est maintenant le moment de faire venir les sociétés de déménagement à votre domicile.
Il est impératif pour vous de faire appel à plusieurs sociétés afin de pouvoir comparer et de vous rendre compte par vous-même des qualités de service présentées. Recevoir environ trois prestataires est une moyenne raisonnable.
Lors de ces visites, vous saurez apprécier le sérieux du professionnel ainsi que sa connaissance du métier et des détails sur votre destination, et sur l’assurance de déménagement que vous propose la société.
Le prestataire doit être capable de vous informer concernant la logistique de votre déménagement, les différents emballages ainsi que les réglementations douanières à destination.

Choix du prestataire


A réception des devis, afin de les comparer, nous attirons votre attention sur plusieurs points :
  • Le volume 
  • Les prestations incluses ou non
  • Les délais et temps d’acheminement
  • Les frais portuaires : certains devis de déménagement ne sont pas très transparents sur les frais portuaires (THC- Terminal Charges Handling). Ces frais sont impératifs et aucun déménageur ne peut y échapper. Certains déménageurs l’incluent dans le devis et d’autres le font ressortir dans les prestations non incluses. Une société sérieuse vous informera systématiquement de ces frais.
  • Les détails et le coût de l’assurance de déménagement. Le coût de l’assurance vient s’ajouter à celui de votre déménagement. Il représente un pourcentage de la valeur que vous souhaitez assurer. Calculez ce coût afin de l’intégrer dans le coût global de votre déménagement. De plus, vérifiez les détails de l’assurance, les indemnisations en cas de casse ou perte d’une partie de vos affaires. 

Enfin, nous vous conseillons de vous informer aussi sur les réseaux sociaux des retours d’expérience d’autres expatriés pour finaliser votre choix.

Bonne préparation !

lundi 1 février 2016

Mes articles sur le blog RH Expectra : travailler à l'étranger

Au début du mois de décembre 2015, une agence de communication m'a contactée pour que je rédige deux billets sur le thème de l'expatriation pour la newsletter de leur client : le blog RH Expectra (groupe Randstad).

Deux mois plus tard, la lettre d'info d'Expectra vient d'être publiée. Elle traite du thème suivant : "Travailler à l'étranger : quels sont ces nouveaux eldorados qui attirent ?"

Le blog Expectra - Dossier spécial Partir travailler à l'étranger



J'ai rédigé le billet blogueur "Chérie, on part en expatriation !" et la rubrique coup de coeur que j'ai consacré à l'ouvrage de Magdalena Zilveti Chaland intitulé Réussir sa vie d'expat' - S'épanouir à l'étranger en développant son intelligence nomade aux éditions Eyrolles.

Le blog Expectra - Dossier spécial Partir travailler à l'étranger - Billet "Chérie on part en expatriation"


N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez du billet blogueur et à le partager sur les réseaux sociaux si le coeur vous en dit.

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mardi 15 décembre 2015

Cinq livres sur l'expatriation à offrir pour Noël

Dans la lignée de mon article précédent sur l'opportunité d'offrir des livres sur l'expatriation à l'occasion de Noël et des fêtes de fin d'année, je vous propose aujourd'hui de découvrir les cinq livres que je recommande de glisser dans les chaussons de vos proches, et de préférence, dans ceux des conjoints accompagnateurs multi-expatriés (au féminin ou au masculin, on est bien d'accord !)



Ce livre est devenu un classique en la matière et un des premiers ouvrages sur la question en langue française. Il est toujours d'actualité et je le considère comme une lecture (ou une relecture) indispensable avant un départ en expatriation. Vous y trouverez des explications, des conseils et surtout des témoignages pour vous montrer que non ! vous n'êtes pas tout(e) seul(e) dans cette merveilleuse (mais néanmoins complexe) aventure qu'est l'expatriation. 


J'apprécie ce court ouvrage car il donne une vision rapide de la problématique de l'expatriation du point de vue du conjoint accompagnateur, notamment en ce qui concerne les aspects logistiques et sociaux. Comme je l'ai déjà écrit dans un billet à propos de ce livre, les multi-expatrié(e)s n'y apprendront rien mais il est parfait pour les néophytes de l'expatriation

Magdalena Zilveti-Chaland, Réussir sa vie d'expat' : s'épanouir à l'étranger en développant son intelligence nomade, Eyrolles, 2015

Dans ma bibliothèque d'expat, ce livre a trouvé une place de choix à côté de celui de Gaëlle Goutain et d'Adélaïde Russell. Disons que Le conjoint d'expatrié. Réussissez votre séjour à l'étranger s'apparente pour moi à l'ancien testament de l'expatriation et que Réussir sa vie d'expat' : s'épanouir à l'étranger en développant son intelligence nomade de Magdalena Zilveti-Chaland en est le nouveau ! Oui, j'ai osé cette comparaison ! Ce dernier apporte une vision plus moderne de ce qu'est l'expatriation aujourd'hui. Il recentre la problématique de l'expatriation autour de l'individu mettant en exergue les implications psychologiques, sociales, relationnelles et familiales que la vie à l'étranger peut avoir sur l'être humain. Bourré de références littéraires et cinématographiques, mais aussi de références sociologiques et psychologiques, cet ouvrage reste facile à lire d’autant qu’il est complété par de nombreux témoignages et par des exercices de coaching utiles. Bref, un must-read avant, pendant ou au retour d'expatriation

Stéphanie Talleux, Conjoint d'expatrié, votre carrière continue !, StudyramaPro, 2012

J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre au titre accrocheur (il faut bien le dire !), car il m'a permis de croire en mon projet et de comprendre qu'il n'y avait pas de honte à avoir un parcours atypique. Une lecture régénératrice pour toutes celles et ceux qui souhaitent continuer à travailler ou à avoir des projets dans un contexte d'expatriation récurrente. 


Et pour terminer, un bon roman sur le sujet de la vie ailleurs. Francesca est française et enseigne l'histoire-géographie. Au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République Française, elle quitte son pays pour suivre son mari diplomate à Prague. Elle découvre du jour au lendemain ce qu'est la vie et le rôle d'"une femme d'expat", ses avantages et ses inconvénients. On la suit dans cette découverte intime qui remet en cause son identité, ses valeurs et même son couple. Le portrait d'une femme qu'on a sans doute croisée.

En espérant vous avoir convaincu, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année ! 

Ho ! Ho ! Ho !

mercredi 9 décembre 2015

Et si vous offriez des livres sur l'expatriation pour Noël ?



Noël approche à grand pas. Et vous n'avez pas terminé ou peut-être comme moi même pas commencé vos achats ? Pas de panique. Expat Forever vient à la rescousse pour vous donner quelques idées. 


Si vous me suivez depuis le début, vous savez que je suis une dévoreuse de livres, et entre autres de livres sur l'expatriation. C'est ce que je vous propose d'offrir cette année à vos proches :

  • soit parce qu'ils ne comprennent pas toujours votre mode de vie ;
  • soit parce qu'ils projettent de partir vivre à l'étranger (et au passage je vous conseille de leur donner aussi l'URL de mon blog ;))
Mais vous pouvez aussi vous faire plaisir et vous glisser sous le sapin quelques bons bouquins sur le sujet, histoire de préparer l'avenir. Car comme j'aime à le dire :  l'expatriation, c'est comme les trains. Une expatriation peut en cacher une autre !

Pour commencer cette petite série de billets autour des fêtes de fin d'année, voici ma première astuce pour offrir des livres sur l'expatriation à Noël !

Ma maison d'édition Springtime Books (petite soeur de Summertime qui a initialement édité Finding Your Feet in Chicago en 2012) vient d'ouvrir un magasin en ligne ... juste à temps avant Noël. Vous pouvez donc y acheter de manière sécurisée via Paypal tous les livres sur l'expatriation qui vous plaisent  et ce dans la monnaie de votre choix !!! 
Non seulement ainsi vous ferez des économies, mais les auteurs (dont je fais partie) obtiendront des royalties plus élevées qui si vous passez par Amazon. Elle est pas belle, la vie ?  Pour cela, il faut choisir le bouton "Buy on Springtime" sous le livre de votre choix lorsque vous êtes sur le magasin en ligne. 

Pour en savoir plus, consultez : 
Bons préparatifs de Noël et à très bientôt pour d'autres articles sur le même sujet.

Ho!  Ho ! Ho !

mardi 16 juin 2015

Expat Forever est le blog du mois sur Expatclic

Hello / Nihao / Bonjour  ...


juste un petit billet en passant pour vous informer qu'Expat Forever est le blog du mois (juin 2015) sur le site Expat Clic.


Merci à Claudia pour cette interview ciblée sur les raisons qui m'ont amenées à créer mon blog en expatriation, pourquoi cet espace virtuel d'expression est important pour moi et ce qu'il m'a apporté.

Après avoir lu cet entretien, je vous encourage à faire un tour sur ce site multilingue dédié aux femmes expatriées. Vous y trouverez beaucoup d'information et de ressources utiles à votre vie  à l'étranger.

À bientôt sur Expat Forever !

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation

lundi 11 mai 2015

Enquête sur la carrière du conjoint expatrié

Carrière du conjoint accompagnateur expatrié
Carrière du conjoint accompagnateur expatrié

Aujourd'hui, je relaie une information qui me tient à coeur car elle traite de la carrière du conjoint accompagnateur en expatriation


Femmexpat, le site de la femme expatriée francophone, et Expat Communication, réalisent une enquête sur la carrière du conjoint expatrié. En effet, à l'occasion d'une enquête réalisée en janvier 2015 à propos du couple en expatriation, Alix Carnot, directrice du développement d'Expat Communication, a relevé les chiffres suivants :

  • 90% des conjoints accompagnateurs francophones sont des femmes ;
  • 60% des femmes en expatriation qualifient leur carrière d’atypique ;
  • seules 40% des femmes qui ont suivi leur conjoint et souhaiteraient travailler y parviennent.
Afin de mieux comprendre la situation professionnelle du conjoint accompagnateur expatrié, Femmexpat réalise une enquête sur le sujet. Pour répondre à leur questionnaire qui ne vous prendra pas plus de 15 minutes de votre temps, cliquez sur le lien suivant :


Si vous êtes un conjoint expatrié ou si vous l'avez été, quel que soit le contexte d'expatriation (expatriation classique, contrat local, projet entrepreneurial, etc ...) cette enquête vous concerne. Vos réponses permettront de mieux comprendre la problématique de la carrière du conjoint accompagnateur et par la suite de partager les bonnes pratiques. 

Je vous encourage vivement à diffuser cette information autour de vous par e-mail et sur vos réseaux sociaux. 

Partageons notre expérience pour mieux vivre notre expatriation.

Crédit illustration : Free Digital Photos

lundi 4 mai 2015

Interview avec Christelle Bourgeois, fondatrice de Calliframe

Calliframe Christelle Bourgeois
Christelle Bourgeois, créatrice de Calliframe

Dans le cadre de mes « interviews d’expat », je privilégie des parcours de qualité en fonction des demandes qui me sont faites mais aussi et surtout en fonction de mes envies et de mon souhait de montrer la diversité des expériences possibles. 
Dans le cadre de ces entretiens, je vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat auto-entrepreneur,  et très souvent les deux en même temps, afin de mieux comprendre la vie au quotidien en expatriation et parfois au retour de celle-ci (impatriation). Ces interviews démontrent que l’on peut être une conjointe d’expatrié, se réaliser professionnellement et avancer dans sa vie active. 


Ce mois-ci, j’ai rencontré Christelle Bourgeois, fondatrice de Calliframe : elle crée pour des femmes entrepreneurs expatriées ou non des sites internet sous WordPress.

Expat Forever : D’où êtes-vous originaire ?
Christelle Bourgeois : Je suis née en France en Picardie dans une jolie ville médiévale où j’ai passé toute mon enfance et où j’ai même enseigné pendant deux ans.

EF : Où vivez-vous actuellement et depuis combien de temps ?
CB : Cela fait cinq ans que je vis en Angola, un pays d’Afrique Lusophone. Ce pays est encore assez méconnu en Europe. On a tendance à l’associer à la guerre qui avait ravagée le pays, mais depuis la fin de celle-ci, le pays est en plein développement. C’est un endroit qui recèle de nombreuses richesses au sens littéral (pétrole, diamants...) mais aussi au figuré (culture, géographie...). Si le tourisme n’est pas encore développé, j’ai eu la chance de découvrir des paysages vierges et sublimes. Je crois beaucoup en l’avenir de l’Angola.

EF : Pouvez-vous retracer brièvement votre parcours d’expatriée ?
CB : Je ne sais pas si ça compte mais mon Capes en poche je suis tout de suite partie au Pays de Galles pour être assistante française. J’ai toujours aimé bouger et j’avais envie de vivre au Royaume Uni, pays cher à mon coeur.
J’ai ensuite passé 2 ans en France pour être titularisée et avoir un peu d’expérience en tant qu’enseignante.
Puis mon conjoint a eu l’opportunité de travailler près de Londres donc j’ai demandé une disponibilité pour le suivre.
Retourner outre-Manche était un rêve donc je n’ai pas hésité. J’ai pu enseigner pendant deux ans au Lycée Français de Londres. Un réel honneur. Mon rêve de petite fille se réalisait : enseigner le Latin et le Grec en Angleterre ! Drôle de rêve, non ?
Mon conjoint a ensuite eu une proposition de travail. Deux en réalité : c’était Paris ou l’Angola. Pour moi il n’y avait pas de doute : Angola! J’avais de toute façon déjà réalisé mon rêve et à cette période je commençais à avoir quelques doutes sur ma carrière professionnelle. Même si enseigner, passer des connaissances à d’autres, me passionne, je n’étais plus très sûre du public auquel je souhaitais enseigner. J’ai essuyé quelques déceptions et je commençais à me poser des questions.

EF : Dans quel état d’esprit êtes-vous partie la première fois en expatriation et avec quels objectifs ?
CB : L’ Angola n’était donc pas la première expatriation à proprement parler, mais la première lointaine. Celle aussi qui était la plus éloignée des codes de la culture européenne.
Je partais donc avec l’objectif de découvrir une nouvelle culture, d’avoir de nouvelles habitudes, de tenter l’expérience africaine.
J’avais passé deux semaines dans un petit village en Mauritanie quand j’avais 10 ans. Là bas, j’avais pu me promener dans les rues, aller au marché avec ses étales de viande recouverte de mouches. Les tissus, les épices, les couleurs... Cela m’avait marquée et plu donc même si je ne savais pas à quoi m’attendre en Angola, l’idée d’aller en Afrique me plaisait.

EF : Quelles difficultés avez-vous rencontré lors de votre installation en Angola ?
CB : La première difficulté fut de trouver un logement. Nous faisions partie des premiers couples à être gérés par la société de mon conjoint donc trouver un appartement fut assez compliqué. En outre il y a cinq ans il n’y avait quasiment pas de bâtiments neufs dans Luanda. Les logements étant extrêmement chers, il y avait également un budget à respecter. Nous avons passé deux mois et demi dans une chambre d’hôtel très propre mais très sombre et à la fin je tournais en rond. Je ne pouvais pas cuisiner ou m’installer vraiment.
Grâce à un coup du sort (bouche à oreille et pur hasard) nous avons trouvé notre appartement actuel qui est vraiment agréable et cela a contribué à nous faciliter la vie ici.

EF : Souhaitiez-vous travailler lors de votre arrivée ?
CB : Je souhaitais travailler. Il me semblait inconcevable de ne pas gagner ma vie. J’avais contacté le lycée français sur place et j’ai pu enseigner l’anglais pendant un an. Mais je m’éteignais. Je sentais que quelque chose n’allait pas professionnellement et je n’ai pas souhaité poursuivre l’année suivante. En outre il n’y avait pas de poste de Lettres. Et quand il y en a eu un quelques années après, c’était un poste d’expatrié et je n’avais pas le droit de postuler puisque j’habitais déjà dans le pays... La logique des administrations françaises...
J’ai donné des cours particuliers mais j’ai aussi souhaité faire le point sur ce que je pouvais faire d’autre. Ce fut très compliqué car je ne pensais pouvoir qu’enseigner. J’ai eu une période difficile où je me suis sentie seule, sans talent, sans confiance en moi et surtout en ayant l’impression que je ne savais rien faire sinon être prof.
Le responsable du CIO à la fac me l’avait dit: "Avec une maîtrise de Lettres Classiques, vous ne pouvez rien faire d’autre que prof." La sentence avait été sans appel. Alors que je me rends compte maintenant que cette voie est très riche et qu’elle permet de bâtir des bases solides et d’avoir des compétences en de nombreux domaines. Sur ce point les anglo-saxons sont moins "narrow- minded" et reconnaissent les capacités des littéraires même dans le monde de l’entreprise.
De même, lorsqu’on réussit un concours, on a un chemin tout tracé et aucune question à se poser. Pas besoin de chercher un emploi non plus. On est en quelque sorte protégé. Donc le jour où on souhaite sortir de ce cadre, l’inconnu est effrayant. Que puis-je faire ? Où aller ?
J’ai suivi une formation avec une coach qui m’a aidée à me poser les bonnes questions et à réévaluer mes priorités. Cela a été un vrai déclic.
C’est tout naturellement que je me suis tournée vers les nouvelles technologies car déjà dans mon métier de prof j’essayais de les utiliser un maximum. En outre je me souviens avoir créé une sections Lettres Classiques sur le site d’un des lycées où j’avais enseigné et c’est en général aussi vers moi que mes collègues se tournaient lorsqu’elles avaient un souci technique. J’adorais résoudre leurs problèmes. J’adorais apporter de l’information via internet.

EF : Vous avez créé en 2014 un projet professionnel nomade qui s’appelle Calliframe. Comment et pourquoi avez-vous été amenée à développer un tel projet ?
CB : Je me souviens que j’avais essayé de créer un site pour parler de ma vie en Angola lors de ma première année. Et je n’avais vraiment pas trouvé ça facile. Les histoires d’hébergement, de nom de domaine, tout cela était complexe. Puis suite à mon coaching en 2013, j’ai découvert WordPress. WordPress permet d’avoir un site auto-hébergé et de construire un site à son image et surtout de l’éditer assez facilement. J’étais sous le charme. J’ai donc approfondi mes connaissances sur le sujet et souhaitant faire des choses de plus en plus spécifiques, j’ai commencé à coder.
J’ai découvert de nouveaux langages et je pense que ça m’a tout de suite plu car comme en latin, grec ancien ou sanskrit, il y a une logique derrière le code. Même si le code s’apprend (surtout en pratiquant) il y a quelque chose là dedans qui résonnait en moi.
Outre le côté technique, le côté graphique m’a également attirée. Quand j’étais plus petite, j’aimais faire de l’aquarelle, de la calligraphie, du dessin avec des pastels. C’est donc avec un grand intérêt que je me suis tournée vers l’apprentissage de logiciels de retouches ou de créations graphiques.
Le web design regroupait toutes les compétences qui existaient déjà en moi et qui me faisaient vibrer.
Je me suis donc formée intensément à ces technologies et continue encore car j’adore apprendre et dans ce domaine, l’apprentissage ne s’arrête jamais !
En outre comme nous souhaitons continuer l’expatriation avec mon conjoint, je peux exercer mon activité n’importe où. Pas besoin d’attendre qu’un poste se libère dans un lycée. J’aime cette sensation de liberté et d’avoir également le contrôle sur mon métier.

EF : Quels genres de services proposez-vous et à qui s’adressent-ils ?
CB : Je me suis rendue compte que je n’étais pas la seule à m’être posée des questions sur mon avenir professionnel lors de mon expatriation. Beaucoup de femmes expatriées se remettent en question, doutent ou au contraire ont des projets. Certaines ont des hobbies qui prennent tellement d’ampleur que finalement elles se professionnalisent.
A l’ère du numérique, que l’on souhaite faire partager sa passion ou vendre ses services, il est essentiel d’avoir un site internet. Et surtout si on souhaite vraiment avoir l’air Pro, bien construire son site dès le début évite de perdre énormément de temps.
J’aide donc des femmes entrepreneurs expatriées ou non à créer LE site internet qui saura les mettre en valeur et être en phase avec leurs services et leur audience. Je les aide à déterminer leur style pour qu’elles se créent une identité en ligne, une marque reconnaissable au premier coup d’oeil. Je mets en place leur site en utilisant WordPress pour leur laisser un maximum de flexibilité sur leur contenu. J’aspire à créer des sites qui correspondent à la personnalité de ma cliente mais aussi qui s’adressent à leur audience. J’aime que les choses soient belles mais surtout fonctionnelles. Le but étant de faire grandir leur communauté, de se faire connaître en ligne et d’avoir un outil solide pour le faire.
Ma démarche vise à les dispenser du côté technique qui peut-être à la fois chronophage et déconcertant mais aussi à les conseiller pour qu’elles aillent dans la bonne direction dès le début. C’est là je pense que mon côté pédagogique ressort car j’aime écouter, comprendre et expliquer les choses simplement pour que la personne en face de moi se sente à l’aise et comprise.
En plus de mes services, j’écris des articles sur mon blog afin que les femmes qui souhaitent se lancer dans l’aventure du numérique puissent trouver des ressources et des conseils faciles à mettre en pratique.

EF : D’un point de vue personnel mais aussi professionnel, quels avantages trouvez-vous dans la réalisation d’un tel projet ?
CB : D’un point de vue personnel, je suis plus en phase avec moi même. Devoir créer et apprendre sans cesse , cela est très stimulant!
D’un point de vue professionnel, cela me permet d’ajouter une corde à mon arc. J’ai certes un parcours atypique et qui contient deux disciplines diamétralement opposées néanmoins je crois qu’elles se recoupent et elles me permettent de me bâtir un background solide.
Dans tous les cas, ce changement de situation m’a permis de me rendre compte qu’on a tous des capacités et qu’on n'est pas obligé de s’enfermer dans une profession.

EF : Et selon vous, quels sont les inconvénients ?
CB : Les inconvénients c’est que lorsqu’on se met à son compte, il faut savoir tout faire. Donc ce n’est pas le tout d’être doué dans son domaine, mais il faut aussi revêtir plusieurs casquettes. Savoir communiquer, vendre, faire la comptabilité etc. C’est aussi ne pas forcément avoir un revenu régulier tout le temps. La sécurité de l’emploi n’est pas assurée. Néanmoins dans ces inconvénients, j’y vois toujours une force car je n’aurais jamais découvert tout ça si je n’avais pas changé de voie donc même si un jour l’aventure devait s’arrêter, j’aurais énormément appris.
L’autre inconvénient, c’est de faire comprendre à son entourage que non, on n’a pas raté sa vie parce qu’on n’a pas suivi la voie toute tracée par ses études. Le monde professionnel est en plein bouleversement et en tant qu’expatriée on ne rentre pas dans un moule. Il est donc normal de se réinventer professionnellement.

EF : Pensez-vous que l’expatriation rende la gestion de votre projet plus difficile ou au contraire plus facile ? Pourquoi ?
CB : Dans mon cas l’expatriation est ce qui a rendu ce projet possible. L’expatriation pour la conjointe peut signifier avoir du temps pour soi. C’est donc à soi de mettre à profit tout ce temps alloué. En outre, l’expatriation permet d’être avec des personnes qui vivent les mêmes problématiques donc on se sent soutenue, on se sent moins seule et on peut partager nos expériences.

EF: Que conseillerez-vous à d’autres femmes qui s’apprêtent à suivre leur conjoint à l’étranger pour la première fois ?
CB : Si c’est pour la première fois, et si elles peuvent avoir du temps pour elles lors de l’expatriation, je leur conseillerais d’abord de profiter de leur nouvel environnement. Après tout s’implanter dans un nouveau pays peut être déstabilisant donc autant bien connaître son environnement. Inscrivez-vous dans des alliances françaises si vous devez apprendre la langue de votre pays d’accueil, allez à des cafés rencontre, visitez la ville et le pays. C’est ce que j’appellerais la phase d’adaptation.
Ensuite selon les rencontres que vous allez faire, des opportunités vont se créer que ce soit via une association, un club, une activité sportive. Petit à petit vous allez trouver votre place et participer à la vie de votre communauté.
Enfin, n’hésitez pas à proposer vos services aux expatriés qui vous entourent, à vous faire connaître et si vous n’avez pas d’activité, cherchez ce qui vous plairait d’accomplir pendant cette expatriation. N’hésitez pas à vous former aussi. Commencer un blog est également une bonne idée car on ne sait jamais où cela va vous emmener. Je crois aussi qu’il est important de montrer sur votre CV que votre expatriation a été l’occasion de découvrir de nouvelles compétences même si elles sortent du cadre de votre formation initiale.

EF: Quels conseils donneriez-vous à d’autres conjoints accompagnateurs souhaitant développer ou poursuivre une activité professionnelle nomade ?

CB : Trouvez votre idée, celle qui vous fait vibrer. Etablissez un plan d’action sur comment la mettre en place. Demandez vous : Quelle est mon audience ? Que puis-je apporter ? Comment m’y prendre ? Il faut bien sûr un peu de préparation mais surtout lancez-vous ! Étant perfectionniste moi-même je me suis freinée inutilement par moments. C’est dans l’action qu’on apprend le plus. AGISSEZ !

Merci Christelle pour ce partage d'expérience très riche et vos conseils. 
Vous pouvez retrouver Christelle sur son site internet Calliframe, mais aussi sur  Facebook et Twitter

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

mardi 28 avril 2015

Expat Forever a 5 ans

Le blog Expat Forever a 5 ans !
Pour fêter les cinq ans d'Expat Forever, un tout petit poème pour me faire plaisir !

Joyeux anniversaire
À mon blog Expat Forever !
Cinq ans de blogosphère
égale 275 billets et 700 commentaires.

Des lectrices assidues
et beaucoup, beaucoup de pages vues.
Une rédactrice toujours aux manettes
à l’affut sur internet
pour trouver des informations
sur son sujet de prédilection :
l’expatriation.

Joyeux anniversaire
Expat Forever !

mardi 21 avril 2015

Les dix mots clefs d’une conjointe accompagnatrice multi-expatriée

Dix mots clefs d'une conjointe accompagnatrice expatriée

Voici mes dix mots clefs de conjointe accompagnatrice multi-expatriée qui définissent la réalité de mon quotidien.

1- Blog

Mon blog a été un élément essentiel de mon bien-être à l’étranger. D’ailleurs ce n’est pas pour rien si je blogue depuis bientôt cinq ans, ce qui sur l’échelle du blogging n’est pas rien, car la durée de vie moyenne d’un blog est de 3 à 6 mois. 
Vous vous demandez, ce que bloguer m’a apporté ? C’est un sujet de billet en soi dont j’ai déjà parlé par ailleurs, mais pour résumer bloguer en expatriation permet de se donner une routine, de développer des compétences professionnelles en communication, en marketing et webmarketing, de dégager du temps pour soi, de se donner des objectifs personnels et professionnels, de rencontrer de nouvelles personnes localement et globalement, de partager ses découvertes, etc … Mais un des principaux avantages du blogging est sa portabilité. Quand on est multi-expat, c’est plutôt important, non ? 

2- Créativité

Dans l’imaginaire collectif, femme + expatriation + créativité = peinture sur soie, céramique et noeuds chinois. Sauf que je trouve cette conception un peu années 50 et que créativité ne rime pas qu’avec macramé ! Mais ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les activités Do It Yourself. Simplement, je trouve que cette vision de la conjointe accompagnatrice est très réductrice et renvoie la femme expat à ses fourneaux, si je puis dire … Selon moi, la créativité signifie bien plus que cela. C’est aussi trouver des solutions originales à ses difficultés. C’est penser en dehors du cadre que la société nous impose, c’est sortir de sa zone de confort pour régler ses problèmes, c’est retourner une situation défavorable ou inconfortable en sa faveur. Et vivre dans un contexte d’expatriation récurrente nous oblige à développer ce type de créativité. D’ailleurs une étude scientifique très sérieuse l’a démontré et je ne suis pas surprise par de telles conclusions.

3- Distance / Décalage

En expatriation, elle est toujours là, la distance. Elle est d’abord physique : on a mis des milliers de km entre soi et les siens. Elle est aussi symbolique et le mot distance devient décalage. On est en décalage avec son nouvel environnement culturel, avec sa famille et ses amis restés au pays, avec son conjoint qui est aspiré par son activité professionnelle, avec ses enfants qui telles des éponges se fondent à vitesse grand V dans la culture locale oubliant leurs racines, les vôtres.

4- Doute

Ce mot va de paire avec le précédent. Ils fonctionnent un peu comme les personnages de Dupont et Dupond dans Tintin. Après le décalage, le doute vous prend à la gorge mais grâce à la créativité (voir plus haut) qui est en chacune de nous, on lui tord le cou ! Et on passe à l’étape suivante.

5- Écriture

Tout comme le blogging, l’écriture (créative et non-fictionnelle) a été un élément facilitateur dans mon quotidien de conjointe accompagnatrice multi-expatriée. Cette activité d’abord très personnelle est devenue mon activité professionnelle avec la création de Writer Forever. Elle est devenue mon fil d’Ariane dans un contexte de mobilité récurrente et m’a apporté une stabilité professionnelle et émotionnelle au quotidien. L’écriture m’a permis de réduire la distance physique,  les décalages symboliques et de limiter le doute.

6- Flexibilité

Elle fait partie du quotidien de toutes les femmes. Mais en expatriation, je trouve qu’elle prend une autre dimension, comme si on passait en 3D ! D’ailleurs, c’est un danger car cela peut nous amener à accepter des activités ou des situations qu’au fond de nous on ne souhaite pas. Alors, oui à la flexibilité mais pas trop non plus.

7- Humeur

Elle peut être très variable en expatriation et elle est intrinsèquement liée à ce fameux choc culturel qui peut nous jouer des tours. Lorsqu’on est multi-expatrié, il faut apprendre à surfer sur la fameuse courbe en U du choc culturel qui se répète au gré des déménagements internationaux. 

8- Résilience

D’après mon dictionnaire, la résilience est l’ « aptitude à faire face avec succès à une situation représentant un stress intense en raison de sa nocivité ou du risque qu'elle représente, ainsi qu'à se ressaisir, à s'adapter et à réussir à vivre et à se développer positivement en dépit de ces circonstances défavorables ». D’abord utilisé en physique des matériaux pour la résistance aux chocs, ce terme s’emploie désormais aussi en psychologie. Sa définition correspond particulièrement bien à ce par quoi passe les expatriés et les multi-expatriés lors de l’étape de la transition culturelle. Tout cela pour dire qu’il y a de l’espoir : l’être humain s’adapte à toutes les situations. C’est ce qui me permet désormais de garder une humeur constante : je sais que je suis résiliente !

9- Solitude

Qu’on le veuille ou non, en expatriation on est toujours plus ou moins seul, notamment au début. Lors de ma première expatriation en Norvège (en couple et sans enfant), je me rappelle avoir passé plusieurs jours d’affilée sans parler à personne, sans comprendre personne … Soit on apprend à vivre avec, soit on trouve des solutions. En ce qui me concerne, je navigue entre les deux et ça me va bien. 

10- Travail

Le travail ou l’emploi peut selon les cas être un problème pour les conjoints accompagnateurs expatriés et multi-expatriés. Cela en fut un pour moi pendant longtemps, car je souhaitais continuer à travailler au sens classique du terme. Or cela n’a pas toujours été possible. Je crois qu’au fil du temps la notion même de travail et la conception que j’en avais a énormément évolué. Je n’en ai sans doute plus une définition classique, ce qui m’a d’ailleurs amené à créer une activité portable et pérenne conciliable avec mon mode de vie. Ce qui est énervant au quotidien, c’est la vision qu’on les autres de votre activité. Car il ne faut pas se voiler la face, la plupart de mes interlocuteurs actifs (salariés) pensent que je ne travaille pas (traduction : que je n’en fous pas une, que j’ai trop de la chance de me la couler douce). Sauf que …, c’est tout le contraire !


Voilà, c’était mes 10 mots clefs de conjointe accompagnatrice multi-expatriée. Et vous, quels sont les vôtres ? N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 




mardi 14 avril 2015

La recette d'une expatriation réussie

recette d'une expatriation réussie

Aujourd'hui, je partage avec vous un texte que j'ai écrit en décembre 2014 dans le cadre du café écriture de Shanghai. Il a été publié dans les Carnets de l'AFCA* (n°86) de mars 2015. J'y aborde avec un peu d'humour ma vision de l'expatriation tout en y distillant quelques conseils pratiques de base pour bien s'y préparer. Voici donc si tant est qu'il en existe une, ma recette d'une expatriation réussie ! 


Ingrédients : 
  • un couple
  • des enfants (ou des ados pour plus de piment)
  • parents et amis
  • une destination, voulue de préférence
  • une bonne douzaine d’oeufs de la communication
  • 1 kg de courage
  • 750 g d’organisation
  • 700 g de flexibilité (prévoir un peu plus pour le conjoint accompagnateur)
  • un sachet de détermination
  • un extrait de persévérance
  • un extrait de patience
  • un brin de folie
  • plusieurs pincées de créativité, d’humour et de bonne humeur
  • un zest d’audace
Ustensiles :
  • des valises solides
  • un ou deux avions et des billets
  • un ordinateur portable
  • des téléphones mobiles
  • une ou deux tablettes
  • une très bonne connexion internet
Temps de préparation : 
  • au moins six mois en théorie
  • beaucoup moins dans la pratique
Temps de cuisson :
  • variable en fonction de la destination
  • bien surveillé le début de la cuisson pour éviter tout risque de débordement (burn out, dépression)
Temps de réalisation :
  • 6 mois à un an pour l’adaptation
  • un an et demie pour la dégustation
  • 6 mois pour la préparation au retour ou à un nouveau départ
Préparation 
  • Avec votre conjoint et vos enfants, cassez les oeufs de la communication et séparez l’écoute et la discussion. Mélangez l’écoute avec 500 grammes de courage. Rajoutez la destination sans oublier le sachet de détermination, essentielle à l’ensemble du projet. Réservez les 500 grammes de courage restant pour plus tard. Vous en aurez besoin. Travaillez suffisamment longtemps ce mélange jusqu’à ce que vous obteniez la bonne décision. Ajoutez progressivement l’organisation. Réservez.
  • Battre très ferme la discussion. Quand elle commence à monter, ajoutez deux cuillers à café de courage supplémentaire. 
  • Incorporez délicatement les deux mélanges obtenus précédemment. Présentez le tout à votre famille et à vos amis et incorporez les doucement à leur tour. Laissez reposer le tout pendant quelques temps, histoire que tout le monde s’habitue à cette nouvelle donne. Observez et écoutez les réactions.
  • Faites chauffer l’ambiance en obtenant un maximum d’information sur votre destination. Les plus chanceux auront pu goûter à un échantillon de la préparation grâce à un voyage découverte. N’oubliez pas d’intégrer vos enfants ou ados à cette étape de la préparation.
  • Prélevez un peu d’organisation auquel vous ajoutez un extrait de persévérance. Vous obtiendrez les passeports, les visas, les billets d’avion, les inscriptions à l’école, les devis de déménageurs, les bilans médicaux, la mise en vente ou en location de votre logement, etc …
  • Utilisez encore quelques grammes d’organisation, un brin de folie et une pincée de créativité pour planifier des fêtes d’au revoir pour vous, votre famille et vos amis mais aussi pour vos enfants et leurs tribus de copains. 
  • Beurrez vos valises, versez-y la préparation mais aussi tous vos espoirs, le zest d’audace et une bonne dose de flexibilité. Enfournez le tout dans l’avion.
Décoration par le conjoint accompagnateur 
  • Laissez refroidir la préparation.  Profitez-en pour prendre le temps de vous installer, de découvrir votre nouvel environnement, de prendre vos marques et de créer un réseau et des routines pour toute la famille. Ce sera la base de votre décoration. 
  • En parallèle, vous pouvez commencer à apprendre la langue du pays. C’est ainsi que vous allez pouvoir incorporer de nouveaux ingrédients et donner une saveur unique à votre parcours personnel et professionnel.  
  • Puisez dans votre stock de flexibilité, de créativité et d’audace pour réfléchir à votre projet personnel dans le cadre de cette expatriation. Vous allez créer une recette à votre image.
  • Veillez aux débordements éventuels de la garniture du au choc culturel inévitable que vous vivrez lors de la première année. Rajoutez un peu d’extrait de patience dans votre thé ou café quotidien.
  • Saupoudrez le tout avec une bonne dose d’humour et vous passerez le cap sans difficultés.
  • Pensez à renouveler sans cesse votre stock de communication pour l’utiliser à bonne escient avec votre conjoint et votre progéniture.
Dégustation en famille 
  • Dégustez avec votre conjoint et vos enfants en visitant largement votre pays d’accueil. Profitez et concentrez-vous sur les aspects positifs de cette nouvelle vie à l’étranger.
  • Sans en abuser, incorporez régulièrement vos parents et amis en leur faisant goûter votre nouveau mode de vie.
  • Gardez le contact avec eux en utilisant sans exagérer de nouveaux ustensiles de cuisine : skype, Facetime, e-mail, blog, newsletter et compagnie.
Conseil de conservation 
  • Veillez à la date limite de consommation et pensez dès votre départ … à votre retour.

Et vous, avez-vous des "recettes" pour vivre sereinement votre séjour à l'étranger ? N'hésitez pas à les partager dans les commentaires. 

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation ! 

*AFCA : Association Française des Conjoints d'Agents du Ministère des Affaires Étrangères

lundi 6 avril 2015

Qui fait quoi en expatriation ?

Qui fait quoi en expatriation ?

En cette période de préparation à une expatriation, à un retour d’expatriation ou à une transition vers un nouveau pays d’accueil (pour les multi-expats), il est l'heure de se poser la question suivante : qui fait quoi dans le couple expatrié ? 

J’ai essayé de poser les questions de la manière la plus anonyme possible. L’objectif est simplement de mettre en relief le rôle de chacun pour qu’au final, en fonction des situations, une certaine forme d’équilibre soit rétablie si nécessaire. À vous de jouer !

Déménagement de la France vers l’étranger, d’un pays étranger à l’autre, de retour d’expat
Qui prend contact par e-mail ou téléphone avec les sociétés de déménagement pour obtenir des devis ?
Qui reçoit une par une ces entreprises pour l’estimation du cubage ?
Qui réalise le suivi avec les entreprises de déménagement ?
Qui fait le tri entre ce qui doit être emmené, revendu, donné ?
Qui revend ou donne (avec tout ce que cela implique) ?
Qui le jour du déménagement est là de bout en bout ?
Qui le jour de l’emménagement est là de bout en bout ?

Recherche du logement en expatriation et retour d’expatriation
Qui réalise les recherches pour savoir où habiter à l’étranger ou de retour en France ?
Qui recherche concrètement le logement une fois sur place à l’étranger ?
Qui prend contact avec des personnes localement pour obtenir des infos et avoir un ressenti afin de prendre les meilleures décisions ?

Recherche d’école
Qui fait la recherche / sélection des écoles à l’étranger (expatriation) ou en France (retour d’expat) ?
Qui prépare les dossiers d’inscription dans de nouvelleS écoleS à l’étranger (expatriation) ou en France (retour d’expat) ?
Qui fait  en conséquence le suivi téléphonique et par e-mail pour que tous les documents et renseignements arrivent à bon port et que l’inscription se finalise ?
Qui réalise les visites des écoles pendant un séjour en France un an ou six mois avant le retour dans le cas d’un retour d’expat ?
Qui prend les RDV en amont pour ces visites ?
Qui fait les recherches en cas de changement d’école pendant le séjour à l’étranger (oui, ça arrive) ?

Suivi scolaire au quotidien à l’étranger
Qui à l’étranger assure le relationnel avec l’école d’un point de vue administratif, souvent dans une langue étrangère ?
Qui va aux réunions parents-prof autrement dit assure le suivi académique, souvent dans une langue étrangère ?
Qui explique et vérifie les devoirs au quotidien (dans une langue étrangère si votre enfant est dans une école locale ou internationale) ?
Qui fait les cours de français du CNED ou tout autre organisme d’enseignement du français à distance, le week-end et pendant les vacances scolaires (si votre enfant est dans une école locale ou internationale) ?
Qui réalise le suivi et la gestion administrative avec le CNED ou tout autre organisme d’enseignement du français à distance ?
Qui emmène les enfants à l’école, aux entraînements du soir et du week-end, aux playdates et aux anniversaires ?

Vie quotidienne
Qui apprend la langue étrangère du pays d’accueil ? 
Qui explore le quartier et la ville pour trouver les meilleures adresses dans tous les domaines de la vie quotidienne ?
Qui fait les courses dans trois voire quatre supermarchés différents pour réussir à faire des menus équilibrés et maintenir une routine alimentaire à la française ?
Qui paient les factures d’électricité, d’eau, de téléphone dans une langue étrangère ?
Qui assure le relationnel et le suivi administratif avec le propriétaire du logement à l’étranger dans une langue étrangère ?
Qui enquête pour trouver le meilleur médecin, dentiste, orthodontiste, hôpital à l’étranger ?
Qui gère le suivi médical et dentaire des enfants à l’étranger (donc dans une langue étrangère) ?
Qui assure le suivi administratif avec son assurance médicale privée et/ou sa mutuelle compte tenu du décalage horaire ?
Qui gère les comptes ?
Qui paie les impôts et autres taxes en France et/ou à l’étranger ?
Qui assure le suivi administratif de votre logement en France si vous ne l’avez pas vendu avant votre départ ?

Vie sociale et familiale
Qui entretien les relations familiales et amicales à distance par Skype, FaceTime, e-mail, newsletter, blog et compagnie ?
Qui crée un nouveau réseau social et amical à chaque expatriation ?
Qui organise les fêtes d’anniversaire des enfants, les fêtes d’au revoir, les playdates pour qu’ils se fassent des amis ?
Qui achètent sur place (donc à l’étranger) les cadeaux de noël et d’anniversaire de la part de toute la famille restée en France ? 
Qui achètent les cadeaux pour la famille en France (noël et anniversaires) et les envoient depuis l’étranger ?
Qui organise les vacances et les voyages en France et à l’étranger ?

Emploi
Qui travaille à plein temps ?
Qui est le salarié expatrié ?
Qui cherche du travail ?
Qui n’a pas le droit de travailler ?

D’autres questions vous viennent à l’esprit ? Rajoutez-les en commentaire.

Partageons notre expérience pour mieux vivre notre expatriation. 

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