jeudi 8 mars 2012

Interview d'expat : rencontre avec Marc Martin-Gianni, fondateur du site Télétuteur


Marc Martin-Gianni
Une fois par mois, Expat Forever vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre et d’appréhender la vie au quotidien en expatriation. 

Ce mois-ci, la donne change puisque c’est un homme, Marc Martin-Gianni, qui s’est prêté au jeu des questions réponses ! Marc en est déjà à sa quatrième expatriation en tant que conjoint accompagnateur. Il vient de créer son entreprise en ligne, Télétuteur, qui selon moi intéressera beaucoup les familles expatriées francophones !

Expat Forever: Bonjour Marc. D’où êtes-vous originaire ?

Marc Martin-Gianni : Bonjour. J’ai des origines corses et dauphinoises ; mais le côté corse l’emporte largement. J’espère les bons côtés uniquement. Mais ma base est à Lyon, depuis 1986.

EF : Où vivez-vous actuellement et depuis combien de temps ? 

MM-G : Nous vivons presque entre deux villes puisque que notre code postal correspond à Bethlehem et que nos taxes sont payées à Lower Nazareth. Ces deux villes sont situées en Pennsylvanie, dans la Lehigh Valley, à deux heures de New York et environ une heure de Philadelphie. 

EF : Est-ce votre première expatriation et quelle en est la raison ? 

MM-G : C’est ma quatrième expatriation, si je compte celle de ma petite enfance. J’ai en effet passé six ans au Maroc, juste après ma naissance en Corse. A part cette expatriation donc, les trois autres avaient pour raison principale et unique l’amour... J’ai suivi ma femme qui a eu la possibilité de partir pour le compte de sa société. 

EF : Pouvez-vous retracer votre parcours d’expatrié et votre ressenti personnel pour chacun des endroits ou vous avez vécu jusqu'à maintenant ?

MM-G : A l’âge adulte, ma première expatriation date de 1999. J’ai passé trois ans et demi à Hong Kong. C’est un très bon souvenir. Nous étions jeunes et beaux... sans enfants surtout, ce qui nous a permis de voyager énormément (Vietnam, Chine, Bali, Australie, Nouvelle Zélande, Malaisie, Thaïlande, Philippines). J’ai appris à aimer un continent qui ne m’attirait pas beaucoup à l’époque. Notre premier enfant est né là-bas, ce qui crée des liens encore plus forts.
Après un retour sur Lyon de six ans, nous sommes repartis en 2008 au Canada, à Toronto, initialement pour trois à cinq ans, mais nous n’y sommes restés que deux ans. Toronto est une grande ville cosmopolite avec une forte composante asiatique. Cela nous a fortement rappelé Hong Kong, d’autant que le quartier où nous vivions était « très asiatique ». Nous y avons retrouvé de bons restaurants chinois. Nous avions un cercle d’amis (essentiellement français) avec qui nous avons fait beaucoup de week-ends dans des cottages au bord des lacs. Nous avons pas mal voyagé dans le pays et même passé un jour de l’an à Cuba. C’est une bonne expérience également... trop courte.
Depuis 2010, nous vivons donc aux Etats-Unis. Les choses sont assez différentes puisque nous sommes plus dans la campagne ce qui a des avantages (maison plus grande avec piscine, tranquillité, gens plus relax) et des inconvénients (moindre offre culturelle surtout), mais NYC et Philadelphie ne sont pas trop loin et il se passe aussi des choses ici, mais surtout cela nous oblige à avoir une voiture. C’est indispensable pour tout, ce qui n’était pas le cas à Toronto et encore moins à Hong Kong où nous n’avions d’ailleurs pas de voiture. Il est également plus difficile de trouver un emploi que dans une grande ville.

EF : Pensez-vous qu’il est plus difficile d’être un conjoint accompagnateur quand on est un homme que lorsque l’on est une femme ? Pourquoi ?

MM-G : Je ne suis pas sûr que cela soit plus dur pour un homme. Tout dépend si l’on travaille ou pas. Si on a le statut “d’homme au foyer“, cela est peut-être plus dur à vivre pour certains. Le conditionnement social fait que même chez les plus jeunes, il peut être mal vu pour un homme de rester à la maison pendant que madame travaille. Mais si on assume cela... il n’y a pas de problème. 
Il me semble qu’en général, les problèmes que celui qui accompagne peut rencontrer ne sont pas liés au sexe : la frustration née de l’arrêt ou de la mise entre parenthèses d’une carrière, l’isolement relatif... mais je peux me tromper. Et puis les mamans regardent souvent avec tendresse les rares papas qui amènent leurs enfants à l’école... ça n’est pas désagréable. 

EF : Quel est votre vécu par rapport au fait d’être un conjoint accompagnateur? Quelles ont été et sont les réactions autour de vous ?

MM-G : Mon vécu est assez mitigé en fait. Quand je travaillais (j’ai enseigné à Hong Kong et à Toronto), il n’y avait pas de soucis. Le fait de ne plus travailler depuis notre arrivée aux Etats-Unis est plus pénible à vivre. Quand je dis travailler, je parle d’un travail “socialement reconnu“. Je ne suis pas inactif depuis deux ans, j’ai suivi deux formations de scénariste, j’écris un roman et je viens de créer un site. Mais ce sont des activités pour l’instant peu productives (financièrement et socialement) et ce sont des activités solitaires. L’isolement est sans doute la chose la plus difficile à vivre. J’ai des activités à l’extérieur pour palier à cela (karaté, yoga, cours d’anglais...) mais le fait de ne pas être professionnellement inséré est plus délicat à assumer. Je n’ai jamais connu le chômage en France, mais je comprends ce que peuvent ressentir des chômeurs de longue durée... et je n’ai pas derrière moi de pression financière puisque le statut de mon épouse nous permet de vivre confortablement.
Mais encore une fois et pour rebondir sur la question précédente, je pense qu’une femme qui aurait été active avant l’expatriation, aurait pu avoir le même ressenti.
Les réactions autour de nous n’ont jamais été négatives, que ce soit de la part de la communauté expatriée ou de la part des “locaux“. 

EF: Quelles difficultés avez-vous rencontré au début de votre installation aux Etats-Unis ?

MM-G : Pas de difficultés particulières si ce n’est l’isolement évoqué auparavant. Le fait d’avoir passé deux ans à Toronto a permis un atterrissage en douceur. Le choc aurait été sans doute plus “rude“ si nous étions arrivés directement de France. Toronto est une grosse ville nord américaine, semblable à beaucoup de villes américaines. Les gens sont plus ouverts ici, plus curieux aussi. Toronto a les tares des grosses villes comme Paris : gens pressés, stressés par le rythme...

EF : Vous avez créé en 2012 le site Télétuteur. Comment et pourquoi avez-vous été amené à développer un tel projet ? 

MM-G : Ce site que je viens de créer est probablement né du fait que je possède la triple casquette de père (qui doit suivre les devoirs et c’est parfois “intense“), d’enseignant (qui avait un réel besoin de reprendre contact avec son métier de base) et d’expatrié (qui connaît les difficultés que peuvent créer l’éloignement pour trouver des gens compétents en éducation et parlant français). Un cours via Skype ne remplacera pas une relation “directe“ en face à face, mais dans des cas bien précis, cela me semble une solution très intéressante et prometteuse. Et je pense que dans le futur, la technologie nous permettra d’aller plus loin.


EF : Quels genres de services proposez-vous ? 

MM-G : Le site Télétuteur s’adresse en priorité aux enfants expatriés (aux Etats-Unis ou ailleurs) qui ne suivent pas une scolarité dans un système français, et dont la durée d’expatriation est plus ou moins connue. Cela dit, je suis ouvert à toutes propositions.
Je propose 3 types de services : 
- une aide aux devoirs ou un suivi du programme du CNED.
- un soutien scolaire en cas de difficultés passagères ou plus profondes.
- une préparation à l’apprentissage de la lecture pour les enfants de cinq ans. Cela peut être très utile et efficace pour des enfants dont le retour en France coïncidera avec une entrée au CP. 
Je propose également des cours de français à des non francophones.


EF : Sur le moyen – long terme, comment souhaitez-vous faire évoluer ce projet ?

MM-G : J’espère que ce site coïncidera à des attentes et qu’il prendra de l’ampleur. C’est mon ambition. Si cela ce passe ainsi et que la demande dépasse l’offre, je souhaite pouvoir m’associer avec d’autres collègues à travers le monde pour avoir une offre suffisante qui de plus ne souffrira pas des décalages horaires. Mes expatriations m’ont permis de nouer des liens solides en Asie et au Canada.  

EF : D’un point de vue personnel mais aussi professionnel, quels avantages trouvez-vous dans la réalisation d’un tel projet ?

MM-G : Si je devais me définir par un seul mot, je dirais création (ou créateur). Un enseignant est pour moi un créateur : créateur de l’envie d’apprendre chez ses élèves, création des conditions et des situations pour la progression de ses élèves. Je détruis mes fiches de préparation d’une année sur l’autre (je peux garder les idées, les moyens, pas les fiches) pour avoir le plaisir et l’effort à faire de les recréer l’année suivantes (si j’ai le même niveau). J’écris, je peins, je construis des objets pour mes enfants... La création est un moteur pour moi. Donc créer un site et une micro entreprise était une nouveauté pour moi, un challenge excitant.
Je suis inquiet de l’état du système éducatif public français et s’il n’est pas réformé en profondeur, je pense que les choses ne vont pas s’arranger. Si ce site se développe bien, il pourrait me permettre à terme de quitter l’Education Nationale... non sans regrets.

EF: Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans votre vie d’expatrié et pourquoi ?

MM-G : Ce qui me plaît le plus c’est ce qui m’enrichit : la découverte et la confrontation parfois à une culture différente, à des mentalités différentes. J’ai compris pas mal de choses sur les Etats-Unis depuis que je suis là. Pour être totalement honnête, la vie d’expatrié permet aussi, quand l’un des deux a le statut d’expatrié, d’avoir un niveau de vie supérieur à celui que nous avions en France. C’est un aspect non négligeable qu’il faut garder à l’esprit avant le retour en France. Cela permet de nombreux voyages pour découvrir le pays.

EF : Qu’est-ce que vous détestez le plus dans ce mode de vie et pourquoi ?

MM-G : Il n’y a rien que je déteste... heu si peut-être le fait qu’ils conduisent mal et qu’ils fassent presque tout dans leur voiture.
Plus sérieusement, ce qui me dérange le plus, c’est l’éloignement avec la famille. Je suis fils unique, mes parents vieillissent, donc cela crée une petite pression. Mais la technologie moderne permet de nous parler et de nous voir une fois par semaine via Skype. Lors de notre première expatriation, nous avions offert à nos parents des fax... Internet commençait à peine...

Q: Que conseillerez-vous à d’autres hommes qui s’apprêtent à suivre leur conjointe à l’étranger pour la première fois ?

MM-G : S’ils s’apprêtent à partir, c’est que la décision est donc prise. 
Chaque cas étant unique, il est difficile de donner des conseils généraux. Je leur recommande après la phase d’installation et de découverte, soit de chercher un emploi dans la mesure du possible, soit de s’impliquer dans des associations, de faire du sport en club, de participer à la vie de l’école de leurs enfants si enfants il y a, et surtout d’essayer de comprendre en profondeur la culture, la sociologie du pays qu’ils habitent.
Je crois que c’est à nous de faire l’effort d’aller vers les habitants du pays qui nous accueille, pas le contraire.

EF : Merci Marc et longue vie à Télétuteur !

MM-G : Merci à vous, Véronique. 

lundi 5 mars 2012

Conférences sur l’expatriation et la recherche d’emploi aux Etats-Unis


Au mois de mars, deux dates clefs sont à retenir pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur l’expatriation et la recherche d'emploi aux Etats-Unis.

  • ExpatUnited organise le 8 mars à 15h00 (heure française) une conférence au titre prometteur : Les cinq clefs d’une expatriation réussie. L’intervenante sera Sophie de Puybaudet, coach et formatrice spécialisée en expatriation. Pour en savoir plus et pour s’inscrire, consultez le site d’ExpatUnited


  • Le site Femmes de Challenge organise une conférence-interview dont l’invitée du mois est Myriam Le Cannellier, co-fondatrice et directeur du cabinet de recrutement DSML Executive. Elle répondra aux questions sur la recherche d’emploi aux Etats-Unis. Attention, cette conférence concerne en priorité les personnes qui ont déjà un visa de travail. Rendez-vous le 22 mars a 19h00, heure française. Pour en savoir plus et pour s’inscrire, consultez le site Femmes de Challenges.

A vos claviers ...

mercredi 22 février 2012

La guerre des mères est relancée …


Dans un article au titre provocateur « Why French Parents are Superior » publié sur le site du Wall Street Journal, Pamela Druckerman explique pourquoi les petits français sont si polis et bien élevés, contrairement aux petits américains. 

Pamela Druckerman, journaliste, mère de trois enfants vivant à Paris, vient de publier Bringing Up – One American Mothers Discovers the Wisdom of French Parenting aux éditions Penguin. Après Amy Chua et son Battle Hymn of the Tiger Mom sorti fin 2011, c’est cette fois une américaine, qui relance le débat sur le modèle américain d’éducation des enfants. 

Dans son article du WSJ, elle dégage quatre points clefs qui résumeraient le modèle français d’éducation parental et rendrait ainsi les parents français plus efficaces et épanouis que les américains :
  • les français sont impliqués dans leur vie de famille et notamment auprès de leurs enfants sans que pour autant tout ne soit centré exclusivement autour d’eux. 
  • ils leur apprennent dès leur plus tendre enfance la patience.
  • ils leur inculquent les notions d’autonomie et d’indépendance. 
  • l’autorité est un concept clef du modèle français d’éducation parental. 

Tout cela ferait des petits français des enfants modèles ne faisant pas de caprices, mangeant du brocoli et des haricots verts sans rechigner et disant s’il vous plait – merci – bonjour et au revoir Madame sans qu’on ait à le leur demander. Je peux vous garantir qu’il arrive aussi aux enfants français de faire des caprices et de ne pas manger de légumes. Ce n’est pas une question de nationalité. Je crois qu’il faut aussi distinguer les comportements des enfants en public et en privé, autrement dit dans l’antre de la famille, au cœur de la fratrie. Une fois la porte d’entrée de la maison fermée, les enfants ne se comportent pas toujours de manière aussi policée. 

Vivant aux Etats-Unis depuis presque quatre ans, je pense pouvoir me permettre de comparer les deux modèles d’éducation parentale. Après tout, je vis la situation inverse de Pamela Druckerman : elle est une mère américaine insérée dans le système français ; je suis une mère française intégrée dans le système américain. Et bien que je sois plutôt d’accord avec ce qu’elle écrit, je ne pense pas qu’un modèle soit meilleur que l’autre. Chacun a ses avantages, ses défauts et ses excès. Il n’y a pas de parents parfaits ou supérieurs. Je crois que des deux côtés de l’océan, on fait juste du mieux que l’on peut avec les moyens que l’on a. Bref, tout le monde bricole, teste, se trompe et avance du mieux qu’il le peut. Par exemple, j’apprécie énormément le positive thinking américain à l’égard des enfants. Ces derniers sont quotidiennement encouragés dans toutes leurs activités, quel que soit le résultat. Ainsi, les enfants ont plus confiance en eux engendrant ainsi une dynamique positive notamment dans le contexte scolaire. C’est un élément qui fait énormément défaut en France non seulement à l’école mais aussi dans le contexte familial. En France, on aura tendance à commencer par critiquer et à pointer du doigt les erreurs. Bref, c’est toujours « Peut mieux faire ! »

Ainsi en tant que maman, j’intègre plus les encouragements sans pour autant tomber dans l’excès. Forcément, je suis française ! Mais c’est un des aspects du modèle américain que j’apprécie et que j’essaie d’appliquer plus souvent. 

Pour aller plus loin :

- Why French Parents Are Superior de Pamela Druckerman sur le site du WSJ.

- Les bienfaits de l’éducation à la baguette de Guillemette Faure sur le site Le Magazine du journal Le Monde. 

Et vous, qu’en pensez-vous ? Le modèle d’éducation parental français serait-il meilleur que l’américain ? Partageons nos expériences pour mieux vivre expatriation. 

mardi 14 février 2012

La Saint-Valentin 2012

Cette année pour la Saint-Valentin version américaine, tout s'est passé en douceur malgré les 53 cartes à rédiger (28 +25) car :

  • Les filles s'y sont prises en avance en commencant en janvier ! Résultat, les cartes étaient faites trois semaines avant le jour J ! 
  • Elles ont tout fait elles-mêmes ! De quoi les occuper lors de week-ends pluvieux ou enneigés.
  • Contrairement à leurs petits camarades, elles n'ont pas donné de sucreries mais des petits auto-collants et des badges. L'objectif étant de faire des caries en moins. 
Voici le résultat en photos:

Les cartes de Lisa

Les cartes de Nina
Et dans votre pays d'acceuil, est-ce qu'on fait aussi célébrer la Saint-Valentin aux enfants? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

vendredi 10 février 2012

Comment gérer expatriation récurrente, travail et vie de famille


Lorsque Delphine, coach en expatriation, m'a proposé de parler de mon parcours de femme d'expat active, je n'ai pas hesité une seconde et j'ai immédiatement répondu oui. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut discuter d'un tel challenge : gérer ses expatriations récurrentes en tant que conjointe accompagnatrice avec sa vie pro et privée. 

Alors, si vous souhaitez en savoir plus sur mon parcours de femme d'expat et comment j’ai réussi à concilier ce mode de vie avec mes choix professionnels, inscrivez-vous vite à la conférence-interview animée par Delphine du site Femmes de Challenges. Il vous suffit de vous rendre ici et de remplir en ligne un formulaire. Vous recevrez alors toutes les informations nécessaires. 

A l’occasion de cette interview en ligne, je parlerai de mes séjours et de mes recherches d’emploi en Norvège et à Sri Lanka mais aussi de la création de mon entreprise portable Writer Forever aux Etats-Unis. 

Si vous êtes un conjoint accompagnateur ou sur le point de le devenir, rejoignez-nous le jeudi 16 février à 16h00, heure francaise, sur Femmes de Challenges.

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

jeudi 2 février 2012

Third Culture Child : les avantages pratiques


Source : Freedigitalphotos

Dans un précédent billet, j’ai expliqué les avantages d’avoir des enfants expats. Aujourd’hui, j’évoque quelques aspects pratiques de la vie nomadique d’une famille composée de deux TCK de 9 et 7 ans. 

Les avantages logistiques :

  • Elles savent faire leurs valises seules. Elles prennent toujours exactement ce dont elles ont besoin de la brosse à dent au carnet à dessin en passant par le maillot de bain que ce soit pour un voyage de trois jours, d’une semaine ou d’un mois.
  • Le passage des douanes et de la sécurité américaine n’a plus aucun secret pour elles.
  • Elles savent se diriger sans aucune difficulté dans un aéroport, regarder les écrans et trouver la bonne porte d’embarquement. 
  • Ma plus grande adore les cartes, les plans et les atlas (tiens, je me demande de qui elle tient ça ??). Et dès qu’elle arrive dans l’endroit à visiter elle fait le guide … avec son papa. 
  • En sens inverse, pas de problème, elles défont leurs valises et rangent leurs affaires tout aussi bien que pour le départ.

Les avantages ludiques :

  • En général, au retour de voyages, elles s’occupent en jouant « à l’aéroport »: embarquement, désembarquement, passage imaginaire de la sécurité, fouille intensive des bagages, etc. … Les vacances continuent encore un peu …
  • Le must, c’est quand elles jouent « au déménagement ». Moi, ça me met le moral en berne mais cela a au moins l’avantage de les occuper lors d’une après-midi pluvieuse. 
Pourvu que ça dure !


Et vous, est-ce que vous voyez des aspects pratiques dans le fait d’avoir des TCK ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

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