vendredi 31 décembre 2010

Bonne année 2011 !!!

Voici mon petit cadeau de fin d'année pour vous souhaitez à ma facon une bonne et heureuse année 2011. J'espère que la nouvelle année vous apportera tout ce que vous souhaitez : BONHEUR, REUSSITE, AMOUR et SANTE!!

Mon petit cadeau ... des photos prises dans Lincoln Park lors d'une ballade revigorante et pleines de discussions avec mes filles. Meilleurs voeux à tous et à toutes. 








Les photos sont toutes Copyright Expat Forever - Décembre 2010. Merci.

lundi 27 décembre 2010

Differences culturelles ... jusqu'au bout des ongles !

Crédit photo : Photo-libre.fr
Il y a un moment que je souhaite écrire un billet d’humeur sur le sujet. Alors, en cette période de fêtes, où nos cerveaux et nos estomacs sont alourdis par des repas riches en calories, je ne peux m’empêcher de vous proposer un billet un peu plus léger qu’à l’ordinaire. 

En France, on a une boulangerie, une pharmacie et un coiffeur à chaque coin de rues. Aux Etats-Unis, c’est soit un Starbuck, un Mac Do, un Wallgreen ou un CVS (des chaînes de pharmacie). Mais en y regardant de plus près, les services à la personne très développés à Chicago sont aussi les pressings et les Nail SPA Salons. 
L’omniprésence de ces derniers à Chicago m’a frappé dès mon arrivée. Pour ceux qui ne voient pas ce dont je parle, il s’agit de petits salons qui proposent uniquement des services de pédicures et de manucures. Au début, je me suis dit que je devais vivre dans un quartier où les femmes prêtaient une attention toute particulière à leurs ongles. Après plusieurs mois, je me suis rendue compte que j’avais raison. En revanche, cette tendance ne se limitait pas à mon quartier, bien que celui-ci soit particulièrement bien doté en la matière. 
Alors que la française fait tout particulièrement attention à sa coiffure, à son maquillage, à sa tenue vestimentaire, bref à son allure générale, l’américaine - mais ce n’est que mon humble avis et je n’ai sans aucun doute qu’une vision partielle du sujet - elle, attache beaucoup d’importance à … ses pieds !!! 
Dès que les premiers rayons de soleil du mois de mars apparaissent, la TONG sous toutes ses formes est de rigueur (bon OK, j’exagère un peu) et ce même s’il vente et que les températures extérieures mériteraient encore l’usage de la botte (des UGG sinon rien, s’il vous plaît !). Bref, on montre ses pieds tant qu’on le peut : printemps, été, automne et parfois même en hiver avec la TONG D’HIVER (si, si, je vous jure que cela existe, la preuve ici). Alors évidement, on chouchoute ses petits petons et on opte pour des couleurs de vernis qui attirent le regard : jaune ou orange fluo et même bleu turquoise. Certaines osent le tatoo d’ongle ou même le piercing d’ongle (plus frequent sur les ongles des mains). 
Pour les soins des pieds, vous n’aurez que l’embarras du choix. Alors que certains salons proposent encore une méthode très traditionnelle : le bain de pied avec du sel dans une simple bassine en plastique, la pierre ponce et les bras musclés de la personne qui vous fera votre traitement, d’autres ont opté pour le confort et la modernité : la cliente (ou le client) est assise dans un énorme fauteuil relaxant avec une mini-baignoire incorporée pour les pieds et de multiples petits jets d’eau !!! La limousine de la pédicure, en quelque sorte ! Très impressionnant et surtout extrêmement relaxant surtout si vous optez pour la formule SPA avec un massage de la cheville jusqu’au bout des orteils en plus de la pédicure classique. 

Personnellement, je n’ai jamais vu tout cela en France et pourtant je n’habitais pas à Tataouines-les-Clopinettes. 

Et vous, quelles sont les différences culturelles que vous avez remarquées dans le look ou les soins du corps dans votre pays d'accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 20 décembre 2010

Faut-il rentrer à Noël quand on est une famille expatriée ?

Source : Photos libres
Allez ! Avouons-le ! Quand on est expatrié, on se pose forcément cette question à l’approche du mois de Novembre et parfois même bien avant si on veut avoir des billets à des tarifs intéressants. Cette question en entraîne toute une série d’autres :
- est-ce que ça vaut le coup de rentrer pour 10 jours de vacances ou au mieux 15 jours (si vous avez la chance d’avoir un patron qui vous laisse prendre 15 jours à Noël !!) ?
- On va chez qui ? Mes parents ou tes parents ? En sachant qu’on va forcément briser le cœur d’une des mamans …
Arghh ! Rentrez à Noël, oui ou non ? C’est franchement la question mortelle quand on est une famille expatriée. Personnellement voici ce que j’en pense. 

  • Si vous voyagez avec des bébés, pensez qu’ils se seront à peine adaptés au décalage horaire en France qu’il faudra faire le voyage dans l’autre sens. Attendez-vous donc à quelques nuits sans sommeil une fois en France mais aussi à votre retour chez vous, à moins que votre enfant soit super cool et dans ce cas, vous avez de la chance. 
  • A cette période de l’année, comme vous le savez, c’est l’hiver en France et dans l’hémisphère nord, mais pas dans l’hémisphère sud !!! Ce que je veux dire par là, c’est qu’en fonction de la région du monde d’où vous venez, votre enfant va aussi subir un changement climatique sur une période courte, ce qui pour un petit organisme n’est pas forcément facile à gérer surtout s’il n’a connu que la vie sous les tropiques, par exemple. Et franchement, décalage horaire + changement climatique, ça ne fait vraiment pas bon ménage. Croyez-moi, c’est du vécu !
  • Un autre critère à prendre en considération est la situation géographique et familiale de vos familles et parents respectifs : habitent-ils dans la même région en France ou pas ? Vos parents sont-ils divorcés ou non ? Autant de situations qui compliqueront votre court séjour en France pendant les fêtes de Noël. Soyons honnêtes, se partager entre deux familles à Noël n’a jamais été simple même quand on habite le même pays. Alors quand vous rentrez de l’étranger tout particulièrement à cette période de l’année, les attentes de chacun sont énormes surtout si vous avez des enfants, notamment en bas-âge. Le sentiment de frustration peut être grand tant pour vous que pour vos proches. 
  • Enfin si vous êtes arrivés moins de 6 mois avant Noël dans votre nouveau pays d’accueil et que vous avez des enfants scolarisés, des préadolescents et des adolescents, il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de rentrer au pays à cette période de l’année. En effet, si l’adaptation dans leur nouvel environnement a été chaotique et difficile, rentrer à Noël sera reproduire une deuxième fois le contexte de séparation (de la famille, des amis, de l’école, etc. …). Le retour dans le pays d’accueil après les fêtes sera compliqué. Mieux vaut peut-être demander aux grands-parents de venir, s’ils peuvent voyager, afin que vos enfants leur fasse découvrir et partager leur nouveau mode de vie. 

Vous l’aurez sans doute compris, je ne suis pas une fan du retour en France à Noël. Et vous, vous en pensez quoi ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 13 décembre 2010

Interview d'expat : rencontre avec Aida Camara-Crowder

Aida Camara-Crowder

Une fois par mois, Expat Forever vous propose désormais de rencontrer une femme expatriée, un expat entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre et d’appréhender la vie au quotidien en expatriation. 
Ce mois-ci, j’ai rencontré Aida Camara-Crowder, presidente et fondatrice de Next Land Consulting


Expat Forever : D’ou êtes-vous originaire ?
Aida Camara-Crowder : D’origine africaine, élevée en partie par un père Breton, j’ai effectué la majorité de mes études et une partie de ma vie professionnelle en France (Grenoble et Paris).

EF : Est-ce votre première expatriation ?
ACC : Non, j’ai quitté l’Afrique pour terminer mes études secondaires et universitaires en France. J’ai ensuite effectué un programme d’échange universitaire franco-américain en 1999 dans le cadre de mon Masters en Business international.

EF: Où vivez-vous à Chicago ?
ACC : J’habite dans le South Loop. C’est un quartier en pleine expansion et très bien situé sur le bord du lac Michigan puisqu’il se trouve entre 5 et 10 minutes du centre ville, à proximité de 3 musées : le musée d’histoire naturel (Field Museum), le planetarium, et l’aquarium. C’est d’ailleurs le quartier du maire de Chicago, ce qui nous vaut un rapide et efficace déneigement des routes en hiver.

EF : Depuis combien de temps y vivez-vous ?
ACC : Je vis à Chicago depuis bientôt 5 ans.

EF : Pourquoi avez-vous déménagé à Chicago ?
ACC : J’y ai déménagé pour une opportunité de travail et aussi pour retrouver mon fiancé qui depuis est devenu mon mari.

EF : Que faites-vous dans la vie ? 
ACC : Je suis présidente et fondatrice d’une entreprise qui offre des services de coaching professionnel ainsi que des services de consulting pour le secteur de l’éducation supérieure et des institutions internationales.

EF : Pourquoi avez-vous créé une entreprise ? 
ACC : Cela faisait un moment que j’avais en tête de créer un projet professionnel personnel. Déjà en travaillant en France, je m’étais rendue compte, dans mes différentes missions que j’appréciais plus particulièrement ce qui était lié au développement de la personne dans un contexte professionnel. Par exemple, je prenais à cœur et menait efficacement  les entretiens d’évaluation de l’équipe que j’encadrais, j’aimais motiver chacun pour son propre épanouissement professionnel. J’avais en retour des appréciations encourageantes sur l’évaluation du potentiel de chacun. En fonction de cela je définissais leurs tâches en prenant en compte leurs obligations professionnelles. Mon projet d’entreprise est parti de ce constat ; je souhaitais exercer un métier qui se focaliserait sur les gens et les personnes. Lors de mon arrivée aux US, j’ai eu l’opportunité de travailler dans les ressources humaines et la formation, ce qui me convenait parfaitement. 
En 2009, l’entreprise a été en pleine restructuration. C’est à ce moment là que j’ai décidé de franchir le pas et que j’ai fondé ma propre entreprise de coaching.  Cela me permettait en outre de concilier vie familiale et projet professionnel. J’ai alors décidé de  suivre une formation intensive pour obtenir une certification en coaching de carrière. Parallèlement, j’ai obtenu la certification en développement organisationnel pour travailler avec des entreprises et notamment les départements de RH en tant que consultante. 
J’ai donc créé ma compagnie Next Land Consulting pour offrir aux jeunes diplômés, jeunes professionnels, étudiants internationaux et souvent jeunes expatriés, des outils stratégiques de développement de carrières professionnelles locales ou internationales.
NEXT LAND CONSULTING

EF : Selon vous, quels avantages et quels inconvénients voyez-vous à la création d’entreprise dans votre cas ?
ACC : J’y trouve d’abord une satisfaction immédiate. Les progrès réalisés par mes clients sont très gratifiants. Pour chaque problème résolu c’est une avancée positive dans leur objectif de carrière.
En second lieu, j’ai une grande latitude d’action par rapport au choix de mes clients, et suis constamment en plein brainstorming. Je peux utiliser toute ma créativité pour moduler l’entreprise et lui donner la direction que je souhaite. Autrement dit, il n’y a pas de limite ou du moins c’est moi qui la fixe. Je peux donc façonner mon entreprise à mon image, en fonction de mes choix. Cette liberté est à la fois enrichissante et épanouissante. 
En revanche, je dirais que le plus difficile est d’être en mode projet, dans l’action, tout en étant en mode promotion. En effet travaillant seule, il faut à la fois que je m’investisse pleinement  dans mes projets actuels, et que je prospecte d’autres opportunités de développement. C’est un vrai challenge d’assurer les deux en même temps … 
En dépit de cela, c’est une très belle aventure, pleine d’opportunités, de diversité, extrêmement motivante, passionnante permettant d’aller au maximum de mes capacités. Je suis ravie d’avoir fait ce choix. 

EF : Selon vous, est-ce que le fait d’être expatriée a rendu votre démarche de création d’entreprise plus difficile ou plus facile ? 
ACC : Le fait d’être expatriée n’a pas rendu plus difficile, ni plus facile ma démarche de création, cependant je dirais que l’esprit entrepreneur des Etats Unis a été un catalyseur pour me lancer dans la création de mon entreprise.

EF : Est-ce qu’il est facile pour un entrepreneur français expatrié à Chicago comme vous de rencontrer d’autres professionnels dans le même secteur que le vôtre ?
ACC : Oui, il est facile de rencontrer d’autres professionnels dans le secteur du coaching professionnel et surtout d’avoir leur soutien. Je suis également membre de l’ICF (International Coaching Federation) qui fédère le métier de coach, et il existe une structure locale à Chicago qui permet de rencontrer d’autres membres dans le même domaine.

EF : Quelles sont les principales différences culturelles entre le monde du travail en France et aux Etats-Unis ? 
ACC : Les américains sont dans l’action alors que nous, les français, sommes beaucoup plus dans la réflexion avant l’action. 
Prenons l’exemple du recrutement aux US. Ici, c’est très rapide. Par exemple, si vous rencontrez un recruteur le vendredi et qu’il vous dit que vous lui convenez, vous allez commencez le lundi. Cela peut être déconcertant pour un français, car en France, il y a les trois mois de préavis et les trois mois de période d’essai. Ici, les choses se font très rapidement et donc il faut souvent prendre une décision très vite avec un laps de temps allant de quelques jours à une semaine pour réfléchir. Une autre chose à savoir c’est que les américains font systématiquement une vérification du passé professionnel et juridique de leurs employés potentiels, alors que cela n’existe pas forcément chez nous. Il faut le savoir.
Un autre aspect marquant pour moi, c’est une appréhension différente de la notion d’urgence. Par exemple, un jour un de mes anciens managers a commence à me parler d’un projet en me disant qu’il n’y avait pas d’urgence à le traiter. J’ai donc pensé que j’avais le temps et en fait c’était pour la semaine suivante ! Il faut s’assurer qu’on a bien tous les éléments en main pour éviter ce genre de malentendus. 

EF : Qu’est-ce que vous appréciez le plus à Chicago ? Que pensez-vous de la qualité de vie dans cette ville notamment par rapport à d’autres villes américaines ?
ACC : Je trouve que Chicago est très agréable à vivre, c’est un bon compromis entre une grande ville américaine et l’accès aux activités en extérieur (plage, bateau, marche, vélo, etc). Le rythme y est moins stressant qu’à New York ou Paris. Les gens sont ouverts, et c’est également une ville tres diversifiée avec différents quartiers, différentes cultures et spécialités. L’hiver est un peu rude, mais il est bien compensé par un été très agréable avec une myriade de festivals (Blues, Jazz, latin, classique, concerts en plein air, danse en plein air, fête de voiliers, etc…)  et un automne magnifique et très doux.

EF : Que conseillerez-vous à d’autres femmes expatriées qui souhaiteraient créer leur entreprise aux Etats-Unis et à Chicago en particulier ?
ACC : D’emblée croire en son projet, avoir un plan défini, s’entourer de personnes qui croient en votre projet, de se préparer en faisant des recherches et en rencontrant des gens dans le domaine concerné, assurer ses arrières et se lancer ! Ceci est valable à Chicago ou ailleurs.

EF : Merci Aida et bonne continuation à Next Land Consulting !


Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

mardi 7 décembre 2010

Lisez mon interview sur Seen the Elephant !

Sources : photos libres de droit
Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Expat Forever et découvrir un très bon blog d’expat, alors je vous encourage à lire mon interview sur Seen the Elephant, réalisé avec beaucoup de professionnalisme par Mary Lea Awanohara. 
Sur Seen the Elephant, vous pourrez lire, entre autre, de nombreux interviews d’expats de toutes nationalités et installés de part le monde. Un bon moyen pour découvrir de nouvelles cultures et mieux comprendre la communauté expatriée en général. 

Bonne lecture !!

lundi 6 décembre 2010

A Career in Your Suitcase ou comment developper un projet professionnel nomade

Une fois par mois, Expat Forever vous propose une critique sur un ouvrage traitant de l'expatriation. Ce mois-ci, il s'agit du livre de Jo Parfitt intitulé "A Career in Your Suitcase" et publié en 2008 chez Bookshaker. 


A Career in Your Suitcase est un guide pratique qui démontre que l’on peut créer une activité professionnelle nomade à partir de ses passions, de ses motivations et de ses compétences lorsque l’on est un conjoint accompagnateur. Après un état des lieux de la situation relative aux conjoints souhaitant travailler lors d’une expatriation, l’auteur consacre les trois parties suivantes de son ouvrage à coacher son lecteur. Elle le pousse à une réflexion personnelle intense. Puis par le biais d’exercices, elle l’aide à déterminer ses passions profondes tout en donnant des exemples concrets de carrières portables. Jo Parfitt insiste sur l’idée de flexibilité à laquelle doit adhérer toute personne s’engageant dans un tel projet. Elle martèle tout au long du livre qu’il faut avoir conscience de ses motivations, de ses valeurs et de ses compétences afin de les réévaluer à chaque nouvelle expatriation. Il sera alors plus aisé d’adapter son projet localement mais aussi globalement. Dans la suite de l’ouvrage, l’auteur donne de nombreux conseils pratiques afin de passer concrètement à l’action : comment « networker », comment obtenir un travail à l’étranger, comment créer une entreprise nomade, comment gérer les avantages et les inconvénients du travail à domicile, etc. … 
Si votre identité est profondément liée à votre activité professionnelle et que vous renoncez à celle-ci pour suivre votre conjoint, ce livre est donc fait pour vous. Les chapitres relatifs à l’auto-évaluation sont efficaces. L’implication personnelle de l’auteur qui relate son propre cheminement est revigorante. Néanmoins certains chapitres relatifs aux aspects pratiques (networking, recherche d’emploi) vous sembleront peut-être évidents et donc inutiles. Ils ont toutefois le mérite d’être clairement et systématiquement exposés. 
Alors avant de partir pour une nouvelle expatriation, pensez donc à mettre A Career In Your Suitcase dans votre valise. Indiscutablement ce livre vous aidera à mieux appréhender ce nouveau tournant de votre vie personnelle et professionnelle. 

Cette critique a été publiée pour la première fois sur Writer Forever, le 29/09/2010.

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Sa lecture vous a-t-elle aidé ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 29 novembre 2010

Le décalage inévitable du conjoint accompagnateur en expatriation.

Sources : Photo libre de droit
Ce matin, nous avons reçu un appel téléphonique d’un couple d’amis français rencontré lors de notre séjour en Norvège (1999-2002). Ils l’ont quitté peu de temps avant nous pour retourner en France. Bien qu’il ne soit pas toujours facile de conserver des amitiés lorsque l’on est expatrié (ce sera l’objet d’un autre billet), nous avons su et pu garder le contact avec A. et B. Ce matin, ils nous ont annoncé leur récente installation en Jordanie après 10 ans en France. 
B., conjointe accompagnatrice de A., et moi avons évoqué les joies et les difficultés d’un tel changement de vie. De cette discussion, il émerge un mot clef qui résume assez bien la situation du conjoint accompagnateur lors de son arrivée dans un nouveau pays. Il s’agit du mot : DECALAGE.

 Le décalage peut prendre plusieurs formes :
  • le décalage social : lorsque l’on suit son conjoint en expatriation, on abandonne souvent un métier, un emploi, bref un projet professionnel qui jouait un rôle clef dans notre identité et donc dans notre statut social. D’un coup, tout cela disparaît. 
  • le décalage relationnel au sein du couple expatrié : du décalage social nait aussi très souvent un décalage par rapport à son conjoint. Au conjoint expat revient l’emploi du temps professionnel surbooké alors que le conjoint accompagnateur est souvent cantonné, du moins au tout début, aux tâches privées d’ordres domestiques, administratives et logistiques que certains et certaines d’entre nous peuvent trouver moins valorisantes. Ce déséquilibre professionnel (parfois temporaire, parfois sur la longue durée) peut avoir un impact direct sur les relations au sein du couple et donc sur l’ambiance familiale. 
  • le décalage culturel : où que vous alliez, il se profilera tôt ou tard à l’horizon. Les différences culturelles sont inévitables et peuvent rendre plus difficile un séjour à l’étranger. Lors de mon départ pour les US, je m’étais dit que cette expatriation serait plus facile que les précédentes car je parlais déjà la langue mais aussi parce que je pensais que les américains et les européens n’étaient pas si différents que cela. Grosse erreur de jugement de ma part !
  • le décalage économique : soyons honnêtes, l’expatriation permet la plupart du temps d’avoir des revenus personnels beaucoup plus élevés que lorsqu’on vit en France. Du coup, le décalage économique peut être important, surtout si l’on part vivre dans un pays en voie de développement. Il est parfois difficile de se faire à l’idée que l’on est « riche » aux yeux des locaux alors que l’on sait soi-même d’où l’on vient et ce que cela a impliqué pour y arriver. Par exemple, à Sri Lanka, j’ai eu la chance d’avoir du personnel de maison mais j’ai eu aussi beaucoup de mal à l’assumer au début car cela ne collait à l’image de femme dynamique et autonome que j’avais de moi-même et aussi à mon modèle familial. Il m’a fallu un certain temps pour accepter la situation. 

Et vous, avez-vous vécu des décalages que je n’aurais pas mentionnés ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 22 novembre 2010

Thanksgiving Day

Thanksgiving approche. Mes filles dessinent des dindes et des « pilgrims » de partout en hurlant « gabo, gabo ! » (le glouglou de la dinde en anglais) dans l’appartement. Les magasins ont sorti leurs décorations traditionnelles de pèlerins, dindes et potirons. Quatre jours de « repos » se profilent à l’horizon car comme chaque année, cette fête traditionnelle américaine aura lieu le 4ème jeudi de novembre, suivi d’un vendredi chômé. 
L’événement que les américains appellent communément le premier Thanksgiving a été fêté pour remercier Dieu d’avoir aidé les premiers pèlerins de la colonie de Plymouth à survivre à leur premier hiver en Nouvelle Angleterre. Depuis, la société de consommation a pris le dessus et Thanksgiving rime davantage avec :
  • Plats dans les grands : il faut bien le reconnaître, dans leur grande majorité, les américains ne cuisinent pas beaucoup … sauf le jour de Thanksgiving. Les magasins comme Bed Bath and Beyond ou Target regorgent d’ailleurs d’accessoires tous plus surprenants les uns que les autres pour les cuisinières d’un jour : réchauds dignes de vrais professionnels, énormes casseroles pour faire cuire LA bête, seringues pour y injecter des marinades, thermomètre digital de cuisson de la viande et enfin l’ustensile le plus rocambolesque selon moi : la « stuffing cage ». Un petit accessoire indispensable pour celles qui ne souhaitent pas mettre leurs jolies mains manicurées dans le corps de la bébête pour la farcir. Bref ce jour-là, la cuisine super équipée disposant de deux fours traditionnels, d’un micro-onde et de tous les ustensiles de cuisine possibles et inimaginables est rentabilisée. 
  •  Voyage hallucinant : c’est la période la plus chargée de l’année. Autrement dit, restez tranquillement chez vous, à moins que vous appréciez vous mettre dans les embouteillages, faire la queue pendant des heures à l’aéroport, etc. … Eh oui, Thanksgiving est un des rares longs week-ends de l’année pour la grande majorité des américains : les écoles sont fermées pendant 4 jours, ainsi que la plupart des entreprises, commerces et administrations. Les américains voyagent donc dans les quatre coins du pays pour retrouver famille et amis autour d’un repas gargantuesque. On ne discute pas avec les traditions. 
  • Parades : il y en a une pour chaque fête traditionnelle, chaque événement historique important. Mais s’il y en a une que vous ne devez pas manquer, c’est bien la parade de Thanksgiving. Toutes les grandes villes américaines en ont une. La plus réputée est celle de New York, retransmise nationalement à la télévision. Celle de Chicago est aussi fameuse. Elle s’appelle la McDonald’s Thanksgiving Parade, démarre à 8h00 du matin (Central Time) sur State Street et s’y termine pile trois heures plus tard avec l’arrivée magique du père Noël. Idéal pour les enfants. A noter qu’en général ce sont les papas qui en profitent avec leurs enfants, car les mères sont en cuisine !!! Si le temps est maussade et froid, vous pourrez toujours la regarder à la télévision car elle est diffusée en direct localement su WGN –TV et nationalement sur WGN America. 
  • Football américain : une des grandes coutumes familiales américaines est de regarder un des nombreux matchs de foot américain professionnel qui ont lieu traditionnellement ce jour-là depuis la création de la ligue pro. Toutefois, nombreux sont ceux qui n’en verront pas l’issue, car cela se termine la plupart du temps par un petit somme sur le divan familial, comme le confirme une enquête menée par Dunkin’ Donuts !
  • Black Friday : Enfin, le moment tant attendu par beaucoup d’américains. L’occasion rêvée pour faire les meilleures affaires avant les fêtes de fin d’année. Un peu comme les soldes chez nous mais en plus grand …Ben oui, on est aux US, faut pas l’oublier. Le lendemain de Thanksgiving, les magasins ouvrent dès cinq heures du matin et les clients font la queue depuis le milieu de la nuit pour être certains d’obtenir l’objet tant convoité au meilleur prix du marché. 

Alors pour nous, cette année, Thanksgiving rimera davantage avec :
- course à pied et la Turkey Trot (8K)
- parade … à la télé (mais je conseille vraiment d’y aller, l’année dernière nous nous sommes régalés). 
- repas franco-américain.
- … et repos en famille à Chicago !

Et vous comment fêtez-vous Thanksgiving ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

mardi 16 novembre 2010

Appel à témoins - enfants scolarisés à l'étranger

Chers lecteurs,

Comme vous le savez, je suis rédactrice en freelance. Je rédige actuellement une série d’articles pour un site internet français spécialisé sur l’expatriation. Le thème de ses articles est la scolarisation des enfants expatriés français à l’étranger.

Pour mener à bien mon enquête, je suis donc à la recherche de parents d’enfants expatriés :
- qui ont choisi une école du système éducatif local pour scolariser leurs enfants,
OU
- qui ont choisi le CNED ou tout autre service d’enseignement à distance pour compléter la scolarité de leurs enfants ou les scolariser complètement.

Si vous souhaitez m’apporter votre témoignage, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante : contact@writerforever.com

Merci d'avance.

mercredi 10 novembre 2010

Interview d'expat : rencontre avec Nathalie Spampinato

Une fois par mois, Expat Forever vous propose désormais de rencontrer une femme expatriée, un expat entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre et d’appréhender la vie au quotidien en expatriation. 
Pour commencer cette série d’entretiens, j’ai rencontré Nathalie Spampinato, artiste peintre qui vit à Chicago depuis 2006. Retrouvez-la sur son site Spampinato Artwork pour admirer ses toiles. 

Expat Forever : D’où êtes-vous originaire ?
Nathalie Spampinato : Je suis née et ai grandi à Etampes, dans le sud de la région parisienne.

EF : Est-ce votre première expatriation ?
NS : Oui.

EF : Où vivez-vous à Chicago ?
NS : Au nord de Chicago, à la limite de Lincoln Park et de Lakeview. Un quartier très agréable, voire privilégié.

EF : Depuis combien de temps y vivez-vous ?
NS : Je vis à Chicago depuis un peu plus de trois ans.

EF : Est-ce que vous avez déménagé seule ou en famille?
NS : J’ai suivi mon mari avec les enfants.

EF : Pourquoi avez-vous déménagé?
NS : Mon mari est venu créer la filiale de sa société française, ici à Chicago en 2006.

EF : Est-ce que vos enfants se sont adaptés facilement à ce nouvel environnement ?
NS : Ce fut un choix familial mais il faut bien avouer que les deux premières années furent difficiles pour tout le monde. Les enfants ne parlant pas anglais et moi l’anglais scolaire (britannique), cela a demandé beaucoup d’efforts et de ténacité à toute la famille mais aujourd’hui nous sommes ravis.

EF : Que faites-vous dans la vie ?
NS : Je suis artiste peintre. J’étais graphiste en France avant d’avoir mes enfants. J’ai fréquenté très jeune des ateliers, notamment la fameuse « école d’Etampes » où j’ai été élève pendant plusieurs années de Philippe Lejeune qui m’a enseigné le dessin et la peinture académique et de Patricia Legendre qui m’a enseigné très tôt la gravure taille douce (aquatinte, eau-forte). J’ai aussi fait de la poterie et des émaux. Ensuite, j’ai fait l’école d’art et d’industrie graphique Estienne à Paris où j’ai fait de la gravure relief, et où j’ai appris le métier d’illustrateur et de graphiste. J’ai exercé ce métier pendant une dizaine d’années avant d’avoir mes enfants. Sans vraiment complètement abandonner mon métier et le dessin, j’ai repris sérieusement la peinture après dix ans passés entre mes enfants et la création et la gestion d’une entreprise avec mon époux dans un domaine complètement différent, l’architecture audio-visuelle.
Aujourd’hui donc poussée par des amis, la passion et les commandes, je peins (aquarelles, acryliques).

EF : Est-ce qu’il a été difficile d’obtenir un permis de travail ? 
NS : Le visa de mon époux me permet de travailler, aussi avec l’aide d’un avocat j’ai rempli un dossier de demande de permis de travail qui m’a été délivré sous quelques semaines.

EF : Quels sont vos projets professionnels ? 
NS : J’ai récemment créé une LLC afin de pouvoir commercialiser mes œuvres et des produits dérivés (cartes, prints, tapis de souris, etc.) ainsi que proposer mes services en tant que graphiste. J’ai réalisé moi-même mon site web Spampinato-artwork car c’est aujourd’hui un outil indispensable pour se faire connaître et crédibiliser ce que l’on fait. Je rencontre beaucoup de gens et participe à des expositions d’art (Art Faires, marché français, etc. …). J’espère pouvoir rapidement intéresser des revendeurs pour les produits dérivés de mes peintures sur Chicago et pourquoi pas une galerie. J’organise le 15 novembre 2010 une exposition en collaboration avec une artiste bresilienne résidant aussi à Chicago.

EF : Qu’est-ce que vous appréciez le plus à Chicago ? Que pensez-vous de la qualité de vie dans cette ville ?
NS : J’apprécie particulièrement la lumière qu’il y a toute l’année à Chicago et pour un artiste c’est une chose très importante. Ensuite, les Chicagoans sont des gens vraiment chaleureux et accueillants. Sentiment que je n’ai pas ressenti aussi fort ailleurs aux Etats-Unis.
C’est une ville où il fait bon vivre. C’est une grande ville mais à échelle humaine. On y circule très facilement en vélo, en transport en commun. Les taxis sont nombreux et très abordables. Côté alimentaire aucun souci, on y trouve de tout, même des produits français. On peut acheter des aliments de qualité, bio parfois directement aux producteurs sur les petits marchés l’été. Grâce au lac, on n’a pas du tout de sensation de pollution comme on peut le subir en région parisienne où dans certaines villes de France. 

EF : En tant qu’artiste, pensez-vous être plus créative ici qu’en France ? Pourquoi ?
NS : Je ne sais pas dire car il y a eu comme une grande pause, j’ai vieilli et le contexte est complètement différent. Par contre, une chose est certaine, Chicago est pour moi une grande source d’inspiration. Je ne me lasse pas de cette ville et de ses habitants. L’art y est présent à chaque coin de rue. Il y a beaucoup d’artistes. Je ne ressens aucun esprit de compétition. Au contraire, il y a un esprit d’ouverture, d’échange d’idée, beaucoup de liberté de création. Ici, je ne trouve pas l’art aussi snob et intellectuel qu’en Europe. 

EF : Y a-t-il des aspects négatifs? Qu’est-ce qui vous manque le plus par rapport à la France professionnellement ?
NS : Je ne dirai pas négatif, c’est un mot que j’essaye de rayer de mon vocabulaire. J’ai appris une chose ici : être positive !
Ce qui me manque le plus, c’est l’aisance de communication à cause de la langue qui me ralentit dans mon évolution. Je suis quelqu’un de timide. J’ai réussi à combattre ma timidité mais elle est revenue au galop face à l’obstacle de la langue. J’y travaille et progresse chaque jour mais cela a ralenti ma progression. Et j’aime que ça aille vite car je veux toujours faire beaucoup de choses !!

EF : Est-ce qu’il est facile pour un artiste expatrié de rencontrer d’autres professionnels ? 
NS : Oui, il y a pas mal d’artistes dans la communauté française, c’est une excellente passerelle pour rencontrer les artistes américains.

EF : Que conseillerez-vous à d’autres femmes qui souhaiteraient s’expatrier aux Etats-Unis et à Chicago en particulier ?
NS : De profiter au maximum de tout ce qu’offre la ville, d’aller vers les autres sans hésiter car les gens à Chicago sont accueillants et ne pas s’effrayer des températures annoncées pour l’hiver, on y survit. Il fait froid certes mais la ville est tellement belle !!

EF : Merci Nathalie !

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 8 novembre 2010

"Serial" expat et adaptation

Voici deux ans que je vis à Chicago. J’entame donc la troisième année dans cette magnifique ville du Midwest américain. Cela aurait du être la dernière car généralement nous faisons toujours des séjours de trois ans à l’étranger. Mais nous avons appris avec bonheur que nous resterons un an de plus. Enfin, un peu plus de stabilité pour notre famille. J’apprécie vraiment de pouvoir rester un an de plus ici car comme je l’explique souvent aux gens qui me pose la sempiternelle question : « combien de temps restez-vous dans un pays », trois ans cela passe très vite. 

La première année est celle de la découverte de la ville, du pays, de la culture locale. 
La deuxième, si l’on aime le pays où l’on se trouve, est celle de l’équilibre retrouvé, on se sent à l’aise et des amitiés se tissent. 
La troisième année, est très rapidement celle du départ. On commence à penser au prochain poste. Et six mois avant le jour j, on est déjà partie d’une certaine manière, parce qu’il faut commencer à planifier le déménagement, trouver une école, commencer à découvrir à distance le nouveau pays, apprendre une nouvelle langue
Finalement, il y a toujours une année où l’on est entre deux pays : les 6 derniers mois d’un poste, on est encore là mais on se projette dans l’autre pays, donc on y est plus vraiment ; les 6 mois suivants on est dans le nouveau pays, on le découvre mais il y a toujours des réminiscences matérielles ou immatérielles de l’ancien pays qui se rappellent à vous. 

Rester un an de plus ici, va donc me permettre de savourer en quelque sorte une deuxième deuxième année. Je vais pouvoir peaufiner des projets que j’aurais du terminer sous la pression du départ et renforcer des amitiés naissantes. Car l’un des problèmes récurrents de l’expatriation, notamment pour le conjoint accompagnateur, c’est notre capacité à se récréer un réseau social et amical le plus rapidement possible. Or ce genre de relation ne se construit pas dans un claquement de doigt. C’est ce que je trouve le plus difficile dans ce mode de vie de « serial » expat. En effet, je me suis rendue compte que c’était souvent à la fin de la deuxième année de mon séjour que je rencontrais « la copine » avec qui j’avais des atomes crochus. 

Les deux questions sous-jacentes à ce post sont donc les suivantes : 
1/ Combien de temps faut-il pour se sentir à l’aise dans un nouveau pays ?
2/ Quelle est la durée idéale d’une expatriation ?

Selon moi, il faut deux ans. Deux ans pour faire plus ou moins le tour de toutes les questions et de tous les événements inattendus pouvant émerger au sein d’une famille expatriée. C’est pourquoi, je pense que la durée idéale d’un séjour d’expat est de 4 ou 5 ans maximum si l’ensemble de la famille vit positivement l’expatriation dans le pays concerné. Si au bout de ce délai, on est toujours là, c’est qu’on s’est installé définitivement et l’on est plus vraiment un expat (dans ma conception du terme) !!! 

Et vous, combien de temps vous a-t-il fallu pour vous adapter à votre pays d’expatriation ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 1 novembre 2010

Diary of an oil expat family

Une fois par mois, Expat Forever vous propose une critique sur un ouvrage traitant de l'expatriation. Ce mois-ci, il s'agit du livre d' Heidi Vaughan (Writers Club Press) publié en 2001 et intitulé "Diary of an oil expat family". 


Dans “Diary of an oil expat family”, Heidi Vaughan, mariée et mère de deux enfants, retrace son quotidien lors de son installation à Stavanger en Norvège. Son mari travaille pour une compagnie pétrolière, Conoto. Après avoir vécu et travaillé à Chicago, puis Houston, toute la famille s’embarque pour une nouvelle aventure au pays des Vikings. Son livre commence le 28 février 1998 quelques jours avant le grand départ et se termine le 1er mars 1999 après un an d’expatriation en Norvège.
Le lecteur découvre à travers son journal l’évolution de ses sentiments : après la lune de miel arrive la tempête puis l’accalmie. Heidi Vaughan ne se contente pas de relater son expérience personnelle. Cette aventure est avant tout celle d’un couple et de ses deux enfants en bas âge. Elle y relate les difficultés d’apprentissage de la langue norvégienne, la dure adaptation au climat, la découverte d’une culture et de traditions différentes, et enfin la manière dont sont élevés les enfants norvégiens. 
« Diary of an oil expat family » est donc un très bon exemple de témoignage sur le choc culturel lors d’une expatriation. Les familles qui envisagent de partir vivre à l’étranger pourront en lisant ce livre comprendre et anticiper ce que cette expérience représente. Dans le même temps, vous en apprendrez beaucoup sur la culture et la société norvégienne. 

Cette critique a été publiée pour la première fois sur Writer Forever, le 30/08/2010.
Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Sa lecture vous a-t-elle aidé ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.



dimanche 24 octobre 2010

Halloween à Chicago en photos

Photo Copyright © VMP - Expat Forever Octobre 2010
Halloween aux US,

Parfois c'est "gore",

Mais on adore !

Photo Copyright © VMP - Expat Forever Octobre 2010

Photo Copyright © VMP - Expat Forever Octobre 2010
Photo Copyright © VMP - Expat Forever Octobre 2010

samedi 23 octobre 2010

Pumpkinmania

Photo libres
Les Jack-O-Lanterns font partie de la symbolique et de l’imagerie d’Halloween. 

L’origine est un conte irlandais. Stingy Jack était un homme avare et méchant. Un ivrogne qui jouait des tours à tout son entourage et même au diable à qui il a fait promettre de ne pas lui prendre son âme lorsqu’il mourrait. Le jour du jugement dernier, Stingy Jack se vit refuser son entrée au paradis mais aussi en enfer car le diable tint sa promesse. Il réussit à obtenir de ce dernier un morceau de charbon ardent qu’il plaça dans un gros navet qu’il avait creusé. Armé de cette lanterne improvisée, il erre depuis dans les ténèbres. Il revient chaque année le jour de sa mort, le 31 octobre. 
A l’origine, les irlandais utilisaient donc des navets (mais aussi des pommes de terre !) pour réaliser des Jack-O-Lanterns. Les immigrants irlandais ont rapidement découvert que les citrouilles étaient plus faciles à creuser. C’est ainsi que depuis les Etats-Unis produisent des tonnes et des tonnes de citrouille pour répondre à la demande automnale.

Photo Copyright © VMP - Expat Forever Octobre 2010 
La citrouille est donc le fruit du mois d’octobre. En cette saison, il sert d’objet décoratif pour Halloween et est aussi largement utilisé dans la cuisine américaine. Vous trouverez de la « pumpkin » dans toutes les cartes de restaurants : « pumpkin pie » (tarte à la citrouille), « pumpkin pancake » (petite crêpe à la citrouille), « pumpkin waffle », « pumpkin soup », etc. …

En parlant de soupe, je vous propose pour le soir d’Halloween une recette de soupe magique de sorcière que vos enfants adoreront. Je suis certaine qu’ils en redemanderont. 
Photo Copyright © VMP - Expat Forever Octobre 2010
Les ingrédients de sorcière : 
1 citrouille dont on évidera la chaire – 250 g de lard coupe en des ou de bacon – pates noires ou vertes – ½ litre de lait – 1 cuillère a soupe de crème fraîche – 1 oignon – 50 g de gruyère râpé – noix de muscade moulue – Sel et poivre



  • Le matériel de sorcière :
Grande casserole – Ecumoire – Couvercle
  • La recette de sorcière :
Découpez un chapeau à la citrouille. Creusez-la et récupérez un kilo de chair. Epluchez et coupez un oignon.
Faites revenir dans une casserole le lard et l’oignon. Ajoutez la chaire de la citrouille, le poivre, le sel et la muscade. Laissez mijoter 30 à 40 mn en couvrant. 
Quand la citrouille est cuite, retirez-la du feu et écrasez-la avec l’écumoire. Versez ensuite le lait sur la préparation. Couvrez et laissez de nouveau pendant 30 mn. Au moment de servir, ajoutez la crème fraîche et le gruyère. 
Pour faire encore plus « spooky », faites cuire à part des pates de couleur que vous laisserez flotter au-dessus de la soupe. Versez la soupe dans la citrouille évidée. 

Happy Halloween !!!

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. Pour cela, n'hésitez pas à laisser des commentaires. 

mardi 19 octobre 2010

Halloween

Jardin particulier transformé à l'occasion d'Halloween
Photo Copyright © VMP - Expat Forever Octobre 2008
Comme vous le savez sûrement, Halloween se fête dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que cette fête est avant tout une tradition anglo-saxonne aux origines celtiques. La date d’Halloween correspond en effet à celle de la fête religieuse de Samain dans le calendrier celtique. Il s’agit d’une fête de transition célébrant le début de la saison « sombre », le passage d’une année à l’autre et l’ouverture vers l’autre monde. Ce dernier aspect rendant possible la rencontre des humains avec les dieux et les esprits. La fête d’Halloween s’est développée en Amérique du Nord avec l’arrivée massive d’immigrés irlandais et écossais au XIXème siècle. 

Halloween culmine donc le 31 octobre au soir lorsque des enfants déguisés avec des costumes qui font peur ou bien rire (en réalité absolument tout est permis) se baladent en groupe et vont de maison en maison en disant « Trick or Treat ! » (un sort ou des bonbons !). Les habitants ont en général prévu des tonnes de friandises qu’ils distribuent généreusement. Le soir d’Halloween est souvent passé entre amis. On trie les bonbons, on s’amuse, on se raconte des histoires de fantômes ou de vampires autour de « Jack-O-Lanterns », ou bien on regarde un film d’horreur, histoire de rester dans l’ambiance …

Octobre, le mois d’Halloween.
Alors que la nature se met aux couleurs de l’été indien, la ville et le paysage urbain se transforment eux-aussi en adoptant la couleur orange des citrouilles, en exhibant des squelettes, des toiles d’araignées géantes et des fantômes.

Dès le début du mois de septembre, les premiers signes annonciateurs d’Halloween apparaissent de ci de-là. Tout d’abord, c’est l’arrivée de nouveaux magasins qui ouvriront leurs portes uniquement à l’occasion de cette fête traditionnelle. Ils poussent comme des champignons dans la ville. Au 1er novembre, ils fermeront jusqu'à l’année suivante. En attendant, ils liquident leur stock de costumes et autres objets « gore » en faisant des soldes jusqu'à moins 75%. Une manière sure et économique de prévoir son déguisement pour l’année suivante.

Mais ce qui attire l’œil de tout nouvel arrivant aux Etats-Unis, ce sont les décorations extérieures des maisons. Certaines rues de Chicago sont ainsi réputées pour être vraiment très « spooky ». On peut citer par exemple Burling Street dans le quartier de Lincoln Park. Les propriétaires rivalisent entre eux et font preuve d’une imagination débridée parfois délirante et morbide. L’année dernière, lors du traditionnel « trick-or treating », nous avons été stupéfaits de découvrir un cercueil aux abords d’une maison. Lors de notre passage, il s’est ouvert et un faux mais très réaliste cadavre nous attendait. De quoi faire vraiment peur … même aux adultes en plein milieu de la nuit !

Enfin, Halloween est dans toutes les conversations. A l’école, au bureau, dans les magasins, la question est devenue un grand classique pour les enfants : « Alors, qu’est-ce que tu vas être cette année pour Halloween ? ». Et si jamais, on ne la leur pose pas, les enfants s’empressent de le faire savoir. 

Comment devient-on “Hallowen-addict”?
Lors de notre arrivée à Chicago, nous étions loin d’être des fans d’Halloween. Mais lorsque l’on vit aux Etats-Unis, on n’a pas le choix, on ne peut pas l’éviter … surtout quand on a des enfants. La première année, j’étais tellement peu encline à cette tradition, que j’ai complètement occultée l’événement en programmant un mois et demi avant une soirée à l’opéra de Chicago le 31 octobre au soir. J’ai compris mon erreur quand des mamans ont commence à me demander ce que je faisais pour Halloween … Du coup, mon mari a fait le traditionnel trick-or-treating, seul, avec les filles. J’ai retenu ma leçon et je coche d’une croix orange tous les ans la case du 31 octobre.

D’une année sur l’autre, nous sommes de plus en plus « halloweenisés » : plus de couleur orange, plus de décoration dans la maison. La préparation d’Halloween va crescendo pendant tout le mois d’octobre notamment dans les établissements scolaires américains. Chaque année, l’école où sont scolarisés nos enfants organise une parade d’Halloween quelque jour avant le jour J. Tout le monde joue le jeu en étant déguisé : les enfants, l’équipe enseignante et le voisinage. Le principal mène joyeusement sa troupe d’élèves dans les rues du quartier. Les commerçants et voisins distribuent allègrement les bonbons. Les enfants sont hilares devant cette profusion. C'est dans ces moments que l’on sent que l’on commence à faire partie d’une communauté. 

Et vous, les traditions locales de votre pays d'accueil vous ont-elles aidé à vous intégrer? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. Pour cela, n'hésitez pas à laisser des commentaires. 

mardi 12 octobre 2010

Columbus Day

Photo Copyright © VMP - Expat Forever
Octobre 2010
Aujourd’hui, lundi 11 octobre 2010 est un jour férié aux Etats-Unis. Il s’agit de « Colombus Day », une journée de commémoration de la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb. « Colombus Day » est toujours célébré le second lundi du mois d’octobre aux Etats-Unis.

Il faut dire que les américains, eux, savent organiser leur calendrier des jours fériés de manière pragmatique et cohérente. Les jours chômés tombent toujours soit un lundi soit un vendredi, ce qui leur permet d’avoir un week-end prolongé sans avoir à poser une journée de congés pour faire le pont. Mais, des vacances ils n’en ont pas beaucoup (15 jours par an au maximum), alors on comprend mieux pourquoi les jours fériés ne sont jamais en milieu de semaine !
A Chicago, cette journée a été rythmée par la « Columbus Day Parade », organisée par le « Joint Civic Committee of Italian Americans ». Ben oui, Christophe Colomb, il était italien, alors forcément … Pour avoir une idée de la nature de cette manifestation, n’hésitez pas à cliquez sur ce lien.
Et pour couronner le tout, il faisait un temps magnifique à Chicago. Un temps d’été indien …

vendredi 8 octobre 2010

Les anniversaires des enfants aux Etats-Unis

Photo Copyright © VMP - Expat Forever
Octobre 2010
Voici déjà un mois que l’école a repris. Après un post sur les uniformes, je ne peux m’empêcher d’en rédiger un sur les anniversaires avec l’arrivée massive des premières invitations dans les cartables de mes filles ou dans ma boite mail. En effet, ici, on ne rigole pas avec les anniversaires des enfants. Alors autant vous y préparer tout de suite, car mes premières expériences d’anniversaires à l’américaine ont fait partie de mes premiers chocs culturels au pays de l’oncle Sam. 

Avec un peu de chance, votre enfant aura déjà été invité à plusieurs anniversaires avant que vous n’ayez à organiser le sien. Vous aurez donc eu le temps d’observer. Si ce n’est pas le cas, vous vous demandez qui vous devez inviter. Dans les petites classes, on invite tout le monde, parfois seulement les filles ou seulement les garçons selon le sexe de l’enfant qui fête son anniversaire. Comme le nombre d’élèves varient entre 21 enfants dans les petites classes et 30 élèves dans les plus grandes, vous imaginez ce que cela peut donner. Heureusement, ce n’est pas parce que l’on invite la classe entière que tout le monde vient !! Ouf !!

Les invitations.
  • Les invitations ne se font ni oralement ni par téléphone. Ici, on envoie des cartes d’invitations et pas n’importe quoi, s’il vous plaît ! En général, les cartes sont un indice du thème de la fête d’anniversaire. Vous saurez de suite si la petite copine est une aficionado des princesses Disney ou une fan d’Hello Kitty ! 
  • J’ai appris à mes dépends que la remise des cartes d’invitation ne se fait pas n’importe comment. Si vous invitez seulement quelques enfants, il faut remettre en main propre les invitations aux parents ou les envoyer par la poste ! Si vous invitez toute la classe, vous pouvez passer éventuellement par la maîtresse qui mettra les invitations dans les cahiers des enfants. La meilleure solution est encore de les envoyer par e-mail aux parents concernés. 
  • Pour la petite histoire, je n’avais pas invité tous les enfants de la classe de ma petite dernière pour ses quatre ans car j’avais décidé de fêter son anniversaire à la maison. J’avais donc simplement déposé les enveloppes dans les casiers des enfants concernés. Grosse erreur de ma part ! Certains parents ont pensé que j’avais oublié leurs enfants et sont quand même venus à l’anniversaire après s’être renseigné sur le lieu de la fête. Eh oui, le téléphone arabe, ça marche aussi aux US. 
La fête d’anniversaire.
  • Les anniversaires à la maison sont minoritaires. Ben oui, qui va inviter 30 tornades dans son appartement ? Les parents américains préfèrent déléguer l’organisation à un prestataire de services qui se chargera des activités, de la nourriture et des boissons, de la décoration et du gâteau. 
  • La durée des anniversaires est aussi une donnée qui peut parfois vous laisser perplexe quand on vient de l’extérieur. En général, en deux heures maximum, c’est réglé. Ce qui explique aussi pourquoi les parents des enfants invités restent aux anniversaires. A peine êtes-vous rentré chez vous, qu’il faut repartir le/la chercher !! Du coup, les anniversaires des enfants sont aussi de formidables moments pour socialiser avec les autres parents d’élèves. 
  • Les anniversaires ont généralement lieu le samedi ou le dimanche. Avec plusieurs enfants, on a parfois l’impression de ne faire plus que cela en fin de semaine. 
Les cadeaux, les goodie bags et les cartes de remerciements
  • Bien évidemment quand on est invité à un anniversaire, on apporte un présent. Mais surtout ne vous offusquez pas si l’enfant prend le cadeau, le pose avec les autres et n’y prête aucune attention. C’est normal. Les présents sont toujours ouverts dans l’intimité de la famille. 
  • Rappelez-vous que la classe entière peut être invitée. Il en résulte donc souvent une montagne de cadeaux en tout genre, du plus simple au plus inadéquat. Je me rappelle avoir été choquée par les énormes caisses de présents à l’entrée d’une entreprise organisant ces fêtes. 
  • Si vous êtes l’organisateur ou l’organisatrice, n’oubliez pas les « goodie bags » ni les cartes de remerciements individualisées à envoyer ultérieurement. Les premiers sont des petits sacs contenant des mini-cadeaux que vous remettrez à chaque enfant invité. 
L’anniversaire à l’école : le rituel des cupcakes
  • L’anniversaire de nos petits loulous se fête aussi à l’école. La tradition est d’amener des cupcakes. 
  • Surtout ne vous amusez même pas à faire un gâteau vous-même, il ne sera pas manger pour des raisons d’allergie alimentaire et d’hygiène. Eh oui, ne sont acceptés dans les écoles que des aliments achetés dans le commerce et qui listent sur leurs emballages les ingrédients utilisés. 
Quelques conseils :
  • Un enfant n’a qu’un seul désir, être et faire comme les autres, surtout s’il est nouveau. Organiser une fête d’anniversaire selon les traditions locales peut être un bon moyen de montrer que vous souhaitez faire partie de votre nouvelle communauté. Bien sûr, rien ne vous empêche d’y intégrer certaines de vos traditions, jeux et autres activités. 
  • Néanmoins, que cela soit en France ou à l’étranger, les goûts, les choix et les besoins de votre enfant vont évoluer. Par exemple, ma fille ainée de 7 ans préfère désormais organiser son anniversaire « à la française » en invitant un nombre limité de copines chez elle, alors que ses amies américaines le font à l’extérieur. Elle souhaite cultiver sa différence dans ce domaine. 
Les bonnes adresses à Chicago :
Et vous, quelles sont les us et coutumes pour les anniversaires dans votre pays d’expatriation ? Qu’en pensez-vous ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

dimanche 3 octobre 2010

Raising Global Nomads

Une fois par mois, Expat Forever vous propose une critique sur un ouvrage traitant de l'expatriation. Ce mois-ci, il s'agit du livre de Robin Pascoe, Raising Global Nomads. Parenting Abroad in an on-Demand World, Expat Press, 2006.

Il y a des auteurs qui comptent. Robin Pascoe en fait partie avec son ouvrage « Raising Global Nomads. Parenting Abroad in an on-Demand World ». 
Dans la lignée de Dave Pollock et Ruth E. Van Reken, Robin Pascoe examine toutes les problématiques liées à l’expatriation d’une famille dans un monde contemporain globalisé et en perpétuel changement. Elle reprend de manière systématique les étapes rencontrées par les familles expatriées, à savoir l’annonce du départ vers un pays inconnu, l’installation, la recherche d’une école, la santé à l’étranger, le retour au pays natal (ce nouvel inconnu), etc. … 
Mais le livre de Robin Pascoe est bien plus qu’un simple guide pour les familles expatriées et leurs enfants. Sur la base de sa propre expérience (elle est l’épouse d’un diplomate canadien et a vécu en Chine, en Corée du Sud et à Singapour) et de nombreux témoignages distillés avec humour et finesse tout au long de son livre, l’auteur donne des conseils intelligents, pratiques et ayant fait leur preuve afin de mieux relever le défi qu’est celui d’élever des enfants dans un contexte d’expatriation récurrente. 
Les plus de ce livre ce sont aussi les contributions de deux spécialistes en expatriation. Ainsi Lois J. Bushong aborde le thème souvent tabou de la santé mentale des familles expatriées (dépression, drogue, alcool, divorce, etc. …). Barbara F. Shaetti traite du développement de l’identité des TCK (Third Culture Kids). Elle donne des solutions aux parents afin d’aborder sereinement ce passage inéluctable. 
« Raising Global Nomads » est donc un ouvrage complet, utile, vivant et passionnant. A lire et à faire lire sans modération !

Cette critique a été publiée pour la première fois sur Writer Forever, le 29 juillet 2010.

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Sa lecture vous a-t-elle aidé ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

dimanche 19 septembre 2010

Petite Souris versus Tooth Fairy

"Tooth Fairy Time" par Susan Magsamen.
Photo Copyright © VMP - Expat Forever
Septembre 2010.

Ma fille de 7 ½ vient de perdre sa troisième dent de lait. Vous vous demandez sûrement ce que vient faire un tel événement sur mon blog ? Eh bien figurez-vous, que la petite souris n’existe pas aux Etats-Unis. Mais alors, ils font comment les petits américains ???

En France, c’est la petite souris qui vient chercher la dent perdue cachée sous l’oreiller. Oui, mais voilà, aux Etats-Unis, ce n’est pas la petite souris. Trop dur pour elle de traverser l’océan à la nage ou bien peut-être que par ici le fromage n’est pas assez savoureux. Alors, elle a mandaté la « Tooth Fairy » (la fée de la dent). Ici aussi, les enfants placent leur quenotte sous l’oreiller ou tout près de leur lit. Pendant la nuit ou au petit matin, la fée vient ramasser la jolie petite dent et laisse un trésor à la place (des dollars, un crayon à papier, des autocollants, etc. …). Il parait que la fée collectionne les dents des petits enfants pour se construire un château. Il doit être sacrément grand et toujours en construction …
En classe, la perte d’une dent de lait est un événement d’une haute importance. La maîtresse reporte sur un tableau en forme de dent le nombre de quenottes tombées pour chaque enfant tout au long de l’année. Parfois, une dent est perdue en classe, c’est le grand événement de la journée … et la maîtresse vous tend royalement la relique de votre princesse dans un immense sac en plastique de congélation bien fermé, histoire de ne pas la perdre. 
A l’occasion de son 6ème anniversaire, ma fille a reçu en cadeau de la part de l’un de ses petits copains un livre intitulé, « Tooth Fairy Time » de Susan Magsamen. Il s’agit en fait d’un coffret contenant en plus du livre : 
- un coussin en forme de dent afin d’y mettre la dent perdue.
- des fiches pour y reporter les dates à laquelle chacune des dents sont tombées et ce que l’enfant a reçu en retour. 
Le tout permet de mieux appréhender ce passage de la vie parfois effrayant pour les enfants. 

samedi 18 septembre 2010

Robin Pascoe - Successful Living Abroad

Robin Pascoe, l’expert en expatriation, vient de lancer une série de conférences sous forme de vidéos intitulés “Successful Living Abroad”.

Vous pouvez les regarder soit sur son site web soit sur sa chaîne You Tube.
Je vous recommande vivement de visionner ces conférences en ligne si vous êtes une conjointe accompagnatrice, une mère de TCK, si vous avez transféré votre mariage à l’étranger ou si vous avez récemment vécu une impatriation (retour dans votre pays natal). 
Je suis une grande fan de Robin et ses livres m'ont beaucoup aidé notamment lors de ma dernière expatriation aux Etats-Unis avec deux jeunes enfants. 

Merci Robin pour cette fantastique idée de conférences en ligne !!

mardi 14 septembre 2010

Les uniformes scolaires

La rentrée a eu lieu ! Et avec elle, s’est enfin terminée la période des préparatifs et des multiples achats nécessaires à la reprise des activités de nos chères têtes blondes. Sauf qu’ici, aux Etats-Unis et en particulier à Chicago, certaines écoles publiques et privées font porter l’uniforme à nos chéribibis. Donc, en plus des cartables, classeurs et autres cahiers à spirales, c’est la garde robe entière de nos loulous et louloutes qu’il faut revoir. Car, pendant l’été, ils ont eu la bonne idée de grandir et plus rien ne leur va ! Voici donc ce que je pense de l’uniforme et ce que toute « parfaite » maman expatriée aux Etats-Unis se doit de savoir à ce sujet. 

Lorsque j’ai appris que mes filles allaient porter l’uniforme, j’étais un peu réticente. Je trouvais cela complètement démodé. Mais, je n’ai pas eu le choix. Cela faisait partie des règles de l’école que nous pensions être la mieux adaptée à nos filles. Apres quelques semaines d’école, j’étais conquise et pour rien au monde je ne retournerais en arrière. Voici pourquoi :
  • C’est pratique et cela fait gagner un temps fou le matin. Le choix étant limité à trois couleurs, bleu marine (pantalon, jupe, robe et veste), bleu ciel ou blanc pour les hauts (polos ou chemisiers à col), mes filles ne passent plus 3 heures devant leurs armoires à changer 10 fois d’avis sur leurs tenues du lendemain … et moi je n’y perds plus ni mon latin ni mes cheveux !!!
  • Les marques et la pression du look ne rentrent pas dans la cour de recréation dès le plus jeune âge et c’est tant mieux. Il y a une uniformisation des looks qui efface de facto les origines sociales. Tout le monde s’habille de manière identique dans ce lieu précis qu’est l’école. La pression du look et le regard des pairs sur son apparence est moins forte. Tout le monde se sent plus à l’aise dans ses baskets, les enfants et les parents. 

Ce qu’il faut savoir :
Toutes les écoles de Chicago ne font pas porter l’uniforme à leurs élèves. Il s’agit d’une prérogative qui est propre à chaque école. Ainsi certaines écoles publiques imposeront un uniforme et pas certaines écoles privées. Lorsque vous prospectez pour une école, il vous faut demander s’il y a un code vestimentaire ou pas. 
De plus, la rigueur avec laquelle est imposé le port de l’uniforme varie d’une école à l’autre. Dans certaines, il s’agira juste d’un code vestimentaire avec trois couleurs et quelques interdits. Pour d’autres, cela sera plus strict et un calendrier vestimentaire sera imposé : les filles seront toujours en robe avec des chaussettes hautes bleues marines !

Quelques conseils pratiques :
  • Bien se renseigner au moment de la recherche de l’école sur les coutumes vestimentaires : existe-t-il un code vestimentaire rigoureux, quel est-il ?
  • Si c’est le cas, prévoir un budget « Uniforme » en plus des autres coûts générés par la scolarisation. 
  • Lors des achats d’uniformes, prévoir pour l’année entière et les différentes saisons car l’on trouve principalement des produits de ce type en août et en septembre puis plus du tout le reste de l’année, sauf auprès de sites internet ou de revendeurs spécialisés. 

Où acheter et trouver des uniformes ?
Vous trouverez des uniformes au mois d’août et de septembre dans des grands magasins tels que Target, Kohls, Gap, Sears, etc. … Mais très peu le reste de l’année. Si vous ne pouvez pas stocker des vêtements pour toute l’année scolaire et les différentes saisons, vous pouvez toujours commander sur internet auprès de compagnies de vente par correspondance comme Landsend, French Toast ou Dickies

Et vous, vos enfants doivent-ils porter l’uniforme dans votre pays d’expatriation ? Qu’en pensez-vous et qu’en pensent-ils ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

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