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mercredi 20 janvier 2016

Trente coutumes à connaître si vous partez vivre à l'étranger


Avant de partir en expatriation ou plus simplement en voyages à l'étranger, il faut se préparer. 

Cela signifie vérifier ses papiers d'identité, demander un visa le cas échéant, savoir quoi mettre dans sa valise, quels vaccins faire en avance, etc ... Mais se préparer signifie bien plus que cela : il faut apprendre en amont sur la culture locale, connaître les us et coutumes quotidiennes de votre futur pays d'accueil pour éviter des faux-pas interculturels

Ce petit guide réalisé par House Trip vous donne quelques pistes. C'est un début. On peut dire que c'est le haut de l'iceberg. Vous en découvrirez les dessous en restant dans le pays, en vous immergeant dans la culture invisible de votre pays d'accueil. 

Bonne découverte !

Trente règles de savoir-vivre à connaître si vous partez à l'étranger


mercredi 12 décembre 2012

Le choc culturel en expatriation


Vous sentez-vous perdu en expatriation?

Le 21 novembre 2012, j’ai fait une conférence au Lycée Français de Shanghai – Campus de Pudong dans le cadre des cafés-croissants du BDA. J’y ai parlé du choc culturel et de ses étapes en privilégiant toujours la problématique familiale (conjoint accompagnateur, couple, enfants et adolescents). Une discussion enthousiaste a suivi ou chacun a pu faire part de ses expériences ou poser des questions.


Je publie sur ce blog un résumé de cette conférence. Vous pouvez voir quelques photos de cet évènement en vous rendant sur le site internet du Lycée Français de Shanghai.

Qu’est-ce que le « choc culturel » ?


Le terme « choc culturel » a été utilisé pour la première fois en 1954 par Kalervo Oberg, un anthropologue canadien (de parents finnois). A travers ce terme, Oberg renvoie au sentiment d’anxiété provoqué par le fait de se retrouver plongé dans un contexte à la fois étranger et étrange. Dans son discours de l’époque, il renvoie aux multiples sentiments inconfortables ressentis lors d’une expérience interculturelle et causés à la fois par la perte de repères, et la rencontre avec de nouveaux codes incompréhensibles (langage verbal et non verbal).

En d’autre terme, l’individu confronté à une telle situation vit un véritable tremblement de terre interne. J’aime l’idée du tremblement de terre ou de tsunami pour imager ce concept de choc culturel. Rappelons rapidement que de tels phénomènes naturels sont dus à la rencontre de deux plaques terrestres. Dans le contexte du choc culturel, les plaques terrestres sont d’une part les codes culturels de l’individu arrivant et d’autre part ceux du pays d’accueil.

Le choc culturel est la succession de différentes étapes


L’ajustement au nouveau contexte culturel ne va pas se faire du jour au lendemain. Et même si les chercheurs pensent que cette période de transition dure de six mois à un an, ils s’empressent de préciser que tout dépend de l’individu, de sa préparation à l’expatriation, de son histoire individuelle et d’une multitude d’éléments externes. Autrement dit, il n’y a pas de schéma classique en terme de choc culturel, celui-ci étant un processus strictement individuel. Chaque personne vivra donc cette étape de manière différente, ceci pouvant causer des décalages importants notamment quand l’expatriation est vécue en famille. Chaque membre peut avoir ses propres zones de turbulence et pas forcément au même moment, rendant ainsi la vie de famille plutôt chaotique.

Toujours selon les chercheurs, cette période d’adaptation culturelle d’un individu aurait la forme d’un « U » et peut se découper en quatre phases : 
  1. La phase lune de miel : il s’agit de la période pendant laquelle l’individu découvre son nouvel environnement. Tout est vécu avec intérêt et émerveillement. La curiosité est souvent le moteur de l’action et les différences culturelles sont perçues de manière positive et exotique.
  2. La phase critique : Tout ce qui précédemment enchantait l’individu commence à entamer sa confiance en provoquant chez lui une attitude de rejet et un regard très critique à l’égard du pays d’accueil et de sa culture. C’est le choc culturel en tant que tel.
  3. La phase d’ajustement : tout commence à faire sens aux yeux de l’individu expatrié, qui fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit a l’égard de son nouvel environnement, facilitant ainsi l’ajustement.
  4. La phase d’adaptation : le niveau de bien-être revient à la normale et le dépasse même peut-être. Ce qui pouvait être étrange au début du séjour devient normal et passe des lors quasiment inaperçu. L’individu se sent finalement à l’aise dans son nouvel environnement.



J’insiste sur le fait que cette courbe et ce découpage en quatre temps sont purement théoriques car chaque individu va vivre cette transition de manière différente et pas forcément de manière aussi systématique.

La phase critique ou la phase du choc culturel en tant que tel est la plus dangereuse. S’il faut bien savoir repérer chacune des phases pour bien réussir sa transition culturelle, c’est cette étape que l’on appelle aussi le creux de la vague qui est la plus difficile à négocier et à remonter. Des symptômes physiques (maux de tête, problèmes digestifs, troubles du sommeil, etc. …) mais aussi des manifestations psychologiques (régressions en tout genre, crises de larme, irritabilité excessive, etc. …) sont autant de signes à ne pas négliger qui nécessitent une aide voire une prise en charge s’ils s’installent durablement. 

La prochaine conférence aura lieu le 16 janvier 2013 et portera sur les enfants expatriés ou Third Culture Kids (TCK).

lundi 10 décembre 2012

Chroniques Shanghaiennes : la poste chinoise


Lorsque l’on s’installe dans un nouveau pays, il y a beaucoup de premières fois : la première fois au supermarché, la première fois chez le docteur, j’en passe et des meilleures. La première année est forcément celle des premières fois avec les bonnes et les mauvaises surprises. 


Dans la série, « j’ai testé pour vous à Shanghai », voici donc ma première expérience avec la poste chinoise.


Après avoir emmené mes filles à l’arrêt du bus scolaire et avoir fait un détour par le Starbuck Coffee du coin – on ne change pas de bonnes vieilles habitudes après quatre années aux Etats-Unis – je pars à pied jusqu'à la poste de mon quartier pour poster deux lettres.

Une fois arrivée devant le bâtiment, je constate que les portes ouvriront moins de 10 minutes plus tard. Je décide donc d’attendre patiemment devant les grilles. J’observe avec contentement que je suis la première arrivée et que je serai donc la première servie. Par les portes vitrées, j’en profite pour détailler l’intérieur des locaux. Un gardien lit son journal en attendant l’ouverture. Les guichets, nombreux, ressemblent à n’importe quels guichets d’administration. Je redescends les quelques marches du bâtiment et observe les passants : une grand-mère qui emmène sa petite fille à l’école, les employés municipaux qui ramassent les dernières feuilles automnales et les vélos électriques silencieux qui traversent un peu plus loin l’immense croisement. 

Une moto et ses deux passagers qui se garent à proximité de moi me sortent de mes rêveries matinales. De l’autre côté des portes vitrées, le garde s’est levé. Il ajuste sa casquette, son ceinturon et ferme son journal. Une femme d’une cinquantaine d’années s’est collée à la grille. Je remonte les quelques marches de la poste pour me mettre dans la queue qui se forme. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un alignement mais plutôt d’un agglutinement. Je comprends rapidement que malgré mon arrivée précoce, je ne serai pas la première servie. Les usagers arrivent plus nombreux et se pressent devant la grille. On me regarde avec un sourire. J’essaie de jouer un peu des coudes, en vain. Les employés de la poste arrivent et se placent derrière leurs guichets. Le garde est prêt. Il appuie sur un bouton. La grille se leve. Les usagers n’en attendaient pas moins. Ils se baissent ou plutôt se glissent dès que possible pour entrer dans la poste. Et là, tout ce petit monde court dans tous les sens pour attraper le formulaire, le paquet, le courrier. 

Je n’ai besoin que de deux timbres. Pas la peine que je m’affole. Je m’avance vers le premier guichet de disponible. Je montre mes deux enveloppes ainsi que l’emplacement supposé des timbres tout en prononçant Meiguo (Etats-Unis en chinois). Je paie 12 RMB. L’employée me prend mes deux enveloppes mais ne me donne pas de timbres. Elle me fait comprendre que je peux partir. Le doute monte en moi. Il n’en est pas question. Je veux mes deux timbres pour les coller moi-même sur mes deux enveloppes. Je le lui fais comprendre à l’aide de multiples gesticulations. Elle finit par me les donner. Je finis par les coller. Je réussi à obtenir la durée d’expédition : 10-12 jours. 

La mienne fut courte mais je suis extenuée. 

Crédit illustration : Free Digital Photos

mardi 31 janvier 2012

Souvenirs d’Oslo ou la Norvège expliquée à ma fille de 7 ans ….

Il y a quinze jours, il a beaucoup neigé dans la région de Chicago. Toute cette neige, cela nous a donné envie d’aller faire du ski de fond pour la demi journée avec les filles … un peu comme au bon vieux temps lorsque nous habitions en Norvège, sauf qu’à l’époque nous n’avions pas d’enfants !

Mais Chicago, ce n’est pas la Norvège. Nous avons donc du nous contenter du Morton Arboretum et de ces quelques miles de piste. Nous avons tout de même fait trois miles … en trois heures. Autant dire, que pour les motiver tout le long, il a fallu que j’y mette du mien et ma tactique, notamment avec ma petite dernière, fut de lui raconter ma propre expérience de ski de fond à Oslo. Voilà ce que cela donne...

- Maman s’est mise au ski de fond à 27 ans … et regarde maintenant comme j’y arrive bien !

Comme pour le norvégien, la pratique du ski de fond a été un passage obligé pour m’intégrer et en faire un sujet de conversation idéal avec les locaux (la dernière piste essayée et aussi les nombreuses gamelles expliquées avec beaucoup de gestes, il faut bien l’avouer). 

- Et il faisait encore plus froid qu’ici, ma petite chérie …

En Norvège, on sort même s’il fait très très froid. D’ailleurs, les norvégiens ont un dicton que depuis j’ai adopté : « il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements ». Au moins c’est clair : on s’équipe et on sort prendre l’air, de préférence pour faire du ski, un point c’est tout. A moins que vous souhaitiez hiberner six mois … voire plus. 

- Même les bébés, ils faisaient du ski de fond … 
- Maman, j’te crois même pas …

Et pourtant, c’est vrai ! Avoir des enfants en bas âge n’empêche AB-SO-LU-MENT pas les norvégiens de s’adonner à leur activité préférée qui est … vous avez deviné … le ski de fond ! Dès que les enfants savent marcher, les parents les mettent sur des skis et hop ! on traverse le Nordmarka. D’ailleurs une des blagues préférées d’un de nos amis français mariée à une norvégienne était de dire que ses filles étaient nées avec des skis au pied … et d’une certaine manière, c’est un peu vrai. Même si les bébés ne marchent pas encore, ils sont mis bien emmitouflés dans de petites luges que tire généralement le père ou parfois la maman sur de longues distances. 

- Ma puce, j’ai découvert la beauté des paysages nordiques en faisant du ski de fond … C’était tellement beau …

Rien qu’en écrivant ces mots, j’ai des flashs de paysages qui me reviennent : les lacs gelés à traverser, les pistes au milieu d’immenses forêts de sapins enneigés, le silence de la nature et juste le bruit de nos skis qui glissent et glissent encore … Que du bonheur et de la fatigue saine.

La photo parle d'elle-même ... (Norvège, hiver 2001-2002)
- Et puis, on avait toujours une petite récompense une fois qu’on avait atteint la « hytte » (chalet en norvégien) ! 
- Ah bon, c’était quoi ? 
- Un chocolat chaud et une waffle !

Mangée avec bonheur, la waffle, c’était un peu ma carotte pour arriver au bout de la dizaine de kilomètres qu’il fallait parcourir jusqu'à la hytte. Un bref repos avant le retour et la tombée de la nuit … vers 15h30 de l’après-midi. 

- Est-ce que moi aussi je pourrais avoir un chocolat chaud quand on aura fini, mom ? 
- Oui, ma chérie ! 
- Avec des mini-marshmallows dessus ?

Retour à la réalité … 

Et vous, est-ce que vous racontez vos souvenirs d'expat à vos enfants ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

mardi 3 mai 2011

La nourriture dans les écoles publiques américaines

Lunch boxes
Au mois de mai, c’est bien connu, le dicton dit « fais ce qu’il te plaît ! », alors j’ai décidé d’écrire plusieurs billets sur la nourriture dans les écoles publiques américaines à partir de ma propre expérience de parents d’élèves inscrits dans un établissement CPS (Chicago public School). 
J’insiste : il ne s’agit que de ma propre expérience et en aucun cas d’une généralisation. Chaque école CPS a ses propres règles et modes de fonctionnement. Tous vos commentaires sont les bienvenus. 

Venant de France, la nourriture et les repas dans les écoles publiques américaines font partie de mes GROS chocs culturels. Voici mes surprises de maman expat aux US. 

  • Surprise #1 : Des repas pris en 15 mn même pour les plus petits. 

Aux Etats-Unis, les enfants ne rentrent pas manger à la maison avec papa et maman. Il n’y a pas de cantines non plus telles que nous les connaissons en France. C’est l’une des premières surprises dont les enfants et les parents doivent se remettre. Ici, on envoie son enfant le matin à l’école soit avec sa « lunch box » soit avec l’argent du repas de midi. Les journées d’école se terminent tôt (1h45 dans notre école), on n’a donc pas de temps à perdre avec la pause repas. D’ailleurs le temps consacré à la prise des repas le prouve. En un quart d’heure, c’est réglé. Ce fut une difficulté pour mes filles qui avaient l’habitude de prendre leur temps pour manger. 

  • Surprise #2 : la différence culturelle est aussi dans la lunch box !

Au début, nous avons voulu tester les repas de la cantine. Lisa m’a vite supplié de lui préparer ses « lunch boxes ». Lorsque j’ai obtenu le menu pour le mois, j’ai vite compris pourquoi elle me faisait avec tant d’insistance une telle demande. Au menu, des sandwichs, des pitas, des wraps, des tortillas et la possibilité de manger de la pizza tous les vendredis. Pas toujours très diététique. Tous les matins, je confectionne donc deux lunch boxes dont j’essaie tant bien que mal de varier les contenus. Cela relève parfois du casse-tête chinois.
En faisant cela, je me disais que j’aidais mes filles à s’intégrer en faisant pareil que les autres tout en conservant leur équilibre alimentaire. Je maitrisais ce qu’elles mangeaient (ça, c’est ce que je croyais, voir mon prochain billet). J’ai vite du me rendre à l’évidence : différentes elles étaient et différentes elles resteraient. Au bout d’un an, la différence n’était plus dans la manière de parler ou de s’exprimer, elle était dans l’assiette ou plutôt … dans la lunch box. 

Car, dans la leur on trouve : 
- une serviette verte à carreaux blancs avec une VRAIE fourchette et une VRAIE cuiller. Dans celle d’un petit américain, une serviette en papier et pas de couvert car tout se mange avec les doigts. 
- des tomates cerises, une sauce vinaigrette, du jambon, du saucisson, du saumon fumé en petits morceaux avec des rondelles de baguette beurrées, des pompotes, du raisin, des fraises, des babybel, des tartines de boursin, des petits écoliers, des pims a la framboise. Dans celle de leur copine américaine, c’est plutôt sandwich au beurre de cacahuète et mini-paquet de chips. 
Du coup, pas évident lors du repas de passer inaperçues : « C’est quoi ça? », leur demande les petites copines. 
  • Surprise #3 : les horaires des repas.

Après quelques jours d’école, j’ai appris à ma grande surprise que, les jeunes élèves de Kindergarten (grande section de maternelle) mangeaient à 10h00 du matin. Vous vous demandez sûrement, comme moi, pour quelles raisons ?
J’ai compris pourquoi lorsque j’ai visité la cafétéria de l’école et que j’ai mis en perspective avec le nombre de classes et d’élèves. En effet, dans notre école élémentaire, il y a neuf niveaux de classe (du Kindergarten au 8th grade = 4ème de collège). Chaque niveau à deux classes et chacune d’entre elles a entre 25 et 30 élèves. Il y a donc environ 500 élèves. Or vu la taille de la cafétéria, celle-ci peut difficilement contenir plus de deux niveaux de classe en même temps. Les plus petits commencent donc à manger à 10h00 et chaque niveau de classe enchaine leur repas tous les quarts d’heure. Si bien qu’à midi et quart, les grands de 8th grade ont terminé de manger !

Une telle organisation a forcément des changements sur les habitudes alimentaires de nos gastronomes en culotte courte préférés : 
  •  le matin, les miennes ne veulent plus petit déjeuner car si elles mangent bien le matin avant l’école, elles n’ont plus faim quand vient leur tour de manger. 
  • à la sortie de l’école à 13h45, les enfants sont en général affamés.
  • ils ne mangent que des repas froids si l’on choisit de faire des lunch boxes. Il y a rarement des micro-ondes à disposition dans les écoles publiques. 

En tant que maman, cela me pousse à être créative et je pense que cela est plus productif que de râler contre une situation que de toute façon je ne pourrais pas changer. Voici donc mes solutions au quotidien :
  •  ne mettre que des choses que mes enfants aiment dans leur lunch boxes. On rattrape le soir avec un diner équilibré : entrée, plat, dessert.
  • en début d’année scolaire, les filles et moi, nous dressons une liste des aliments et plats transportables en lunch boxes que nous actualisons en fonction des saisons et de leurs goûts qui évoluent aussi. 
  • de temps à autre, j’innove. Parfois cela marche, parfois c’est un échec total … mais qui ne tente rien n’a rien. 

Et vous les papas et les mamans expats, ça fonctionne comment dans vos écoles les repas scolaires ?
Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 27 décembre 2010

Differences culturelles ... jusqu'au bout des ongles !

Crédit photo : Photo-libre.fr
Il y a un moment que je souhaite écrire un billet d’humeur sur le sujet. Alors, en cette période de fêtes, où nos cerveaux et nos estomacs sont alourdis par des repas riches en calories, je ne peux m’empêcher de vous proposer un billet un peu plus léger qu’à l’ordinaire. 

En France, on a une boulangerie, une pharmacie et un coiffeur à chaque coin de rues. Aux Etats-Unis, c’est soit un Starbuck, un Mac Do, un Wallgreen ou un CVS (des chaînes de pharmacie). Mais en y regardant de plus près, les services à la personne très développés à Chicago sont aussi les pressings et les Nail SPA Salons. 
L’omniprésence de ces derniers à Chicago m’a frappé dès mon arrivée. Pour ceux qui ne voient pas ce dont je parle, il s’agit de petits salons qui proposent uniquement des services de pédicures et de manucures. Au début, je me suis dit que je devais vivre dans un quartier où les femmes prêtaient une attention toute particulière à leurs ongles. Après plusieurs mois, je me suis rendue compte que j’avais raison. En revanche, cette tendance ne se limitait pas à mon quartier, bien que celui-ci soit particulièrement bien doté en la matière. 
Alors que la française fait tout particulièrement attention à sa coiffure, à son maquillage, à sa tenue vestimentaire, bref à son allure générale, l’américaine - mais ce n’est que mon humble avis et je n’ai sans aucun doute qu’une vision partielle du sujet - elle, attache beaucoup d’importance à … ses pieds !!! 
Dès que les premiers rayons de soleil du mois de mars apparaissent, la TONG sous toutes ses formes est de rigueur (bon OK, j’exagère un peu) et ce même s’il vente et que les températures extérieures mériteraient encore l’usage de la botte (des UGG sinon rien, s’il vous plaît !). Bref, on montre ses pieds tant qu’on le peut : printemps, été, automne et parfois même en hiver avec la TONG D’HIVER (si, si, je vous jure que cela existe, la preuve ici). Alors évidement, on chouchoute ses petits petons et on opte pour des couleurs de vernis qui attirent le regard : jaune ou orange fluo et même bleu turquoise. Certaines osent le tatoo d’ongle ou même le piercing d’ongle (plus frequent sur les ongles des mains). 
Pour les soins des pieds, vous n’aurez que l’embarras du choix. Alors que certains salons proposent encore une méthode très traditionnelle : le bain de pied avec du sel dans une simple bassine en plastique, la pierre ponce et les bras musclés de la personne qui vous fera votre traitement, d’autres ont opté pour le confort et la modernité : la cliente (ou le client) est assise dans un énorme fauteuil relaxant avec une mini-baignoire incorporée pour les pieds et de multiples petits jets d’eau !!! La limousine de la pédicure, en quelque sorte ! Très impressionnant et surtout extrêmement relaxant surtout si vous optez pour la formule SPA avec un massage de la cheville jusqu’au bout des orteils en plus de la pédicure classique. 

Personnellement, je n’ai jamais vu tout cela en France et pourtant je n’habitais pas à Tataouines-les-Clopinettes. 

Et vous, quelles sont les différences culturelles que vous avez remarquées dans le look ou les soins du corps dans votre pays d'accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 16 août 2010

A Ravinia, j'ai participé à un pique-nique géant.

La semaine dernière, je suis allée au festival de musique de Ravinia dans la banlieue de Chicago. C'était une grande expérience à la fois musicale et culturelle. Outre le fait d'écouter du bon rock américain (BoDeans), j'ai pu participer à un pique-nique géant à l'américaine.

La preuve en photo:




Cette expérience unique confirme une fois de plus que :
  • les américains sont les rois de l'organisation : chaises pliantes portables, tables hyper-super pliantes et glacière géante à roulettes étaient au rendez-vous.
  • les américains sont de grands zappeurs devant l'éternel : le concert n'était pas encore fini que la moitié des spectateurs était déjà partie ou sur le départ.
  • les américains savent faire du business : $32 l'entrée pour s'asseoir par terre ou sur son voisin et ne pas pouvoir voir le groupe mais juste l'entendre, y a pas à dire, ce sont les meilleurs !!!

lundi 2 août 2010

Une organisation à l'américaine !

Parmi les nombreux avantages de la vie aux Etats-Unis, il y a l'OR-GA-NI-SA-TION. Les américains ont un savoir faire unique en la matière quelque soit le type d'événement. La preuve en deux photos pour une simple fête de quartier.


Un camion à bière


Un distributeur de billets mobile


Et vous, vous en pensez quoi ?

lundi 14 juin 2010

Enfants et habitudes vestimentaires en été aux Etats-Unis.

Ma fille cadette adore Ariel la petite sirène. C’est donc tout naturellement qu’en ce début d’été à Chicago, elle l’a représentée dans son costume traditionnel : longs cheveux rouges, queue de poisson verte et soutien-gorge violet. Je m’extasie devant l’œuvre fort réaliste de mon Picasso en herbe.

La maîtresse: - Vous avez noté qu’Ariel porte un soutien-gorge !
Moi : Bien sûr, pourquoi n’en aurait-elle pas ??
La maîtresse: Oh vous savez, les enfants dessinent la réalité et ce qu’ils voient. En France, vous n’êtes pas tous tout nu sur les plages ?
Moi : ???????????

En cette période estivale, où l’on fréquente à nouveau les plages, les piscines, les squares et les parcs aux Etats-Unis, voici quelques conseils pour ceux et celles nouvellement arrivés avec leurs enfants au pays de l’oncle Sam … afin de ne pas passer pour un(e) exhibitionniste !
  • A la piscine ou à la plage :
- Ne laissez jamais votre bébé ou jeune enfant nu même pour quelques secondes. Vous pourriez avoir de sérieux problèmes. Pour changer les couches de bébé, faites le toujours à l’ abri des regards.
- Le maillot de bain complet est de rigueur. Si votre choupinette a opté pour le une pièce, alors pas de problème. Si elle a préféré le deux pièces, il faudra qu’elle porte le haut. En France, il est courant de voir des petites filles ne porter que leur culotte de maillot de bain, ici ce n’est pas de coutume. Alors, autant éviter les problèmes et se mettre aux normes locales.
  • Au square, au parc ou à l’école :
Au printemps et en été, le port du short sous la jupe ou sous une robe est fortement recommandé pour les petites filles. D’ailleurs, vous trouverez très souvent en magasin des jupes avec le short intégré. On ne souhaite pas voir leurs sous-vêtements quand elles courent, sautent, font de la balançoire ou du toboggan.

Vous vous demandez pourquoi les américains ont ces habitudes vestimentaires pour les enfants et en particulier les petites filles. Je pense qu'ils agissent ainsi :
- par prévention : cela éviterait de donner de mauvaises idées à des personnes pouvant potentiellement fréquenter la sortie des écoles, les parcs et autres squares.
- pour éviter les moqueries entre enfants (ce que les américains appellent le « teasing »).
- … et par simple puritanisme.
Mais je tiens à relativiser la situation : les Etats-Unis sont un pays plein de contrastes. La preuve, samedi 12 juin en soirée avait lieu à Chicago « The World Naked Bike Ride ». Tout un programme !!
N’en déplaise à la maîtresse de ma fille cadette, nous, on ne fait pas du vélo dans notre plus simple appareil.

Y a-t-il des codes vestimentaires particulier dans votre pays d'expatriation ? Est-ce que cela a un impact sur votre mode de vie quotidien ? Comment le vivez-vous ? Partageons nos expériences, pour mieux vivre notre expatriation.

jeudi 27 mai 2010

Ma baguette, ce produit si exotique


Ce matin une conversation banale m’a fait prendre conscience de l’aspect exotique de ma baguette au pays du pain de mie enrichi.

Après la boulangerie, je me rends au pressing.
Le serveur : C’est quoi ce pain ?
Moi : une baguette.
Le serveur : Et vous allez manger tout ça toute seule !!!!
Moi : Ben non, j’ai une famille : un mari, des enfants qui vont m’aider … à la manger.
Le serveur : Ah ! Vous allez faire des sandwiches !!!
Moi : Euh ?? Ben non, ça nous sert d’accompagnement pour manger de la viande, du poisson, des légumes, du fromage ….
Le serveur : Moi, j’adore les sandwiches au beurre de cacahuètes. Vous avez déjà essayé avec votre pain ?
Moi : Ben non, pas vraiment.

Je sors du pressing en me disant qu’il y aura toujours un fossé alimentaire et culinaire entre lui et moi. Finalement, je me rends compte que ma baguette est un signe distinctif et qu’elle me rend exotique aux yeux des locaux, car il faut bien l’avouer, je suis la seule dans le quartier à me balader avec une baguette sous le bras à 8 heure du matin.
En y réfléchissant, je me dis que la baguette de l’expat français est un produit exotique en soi et ce pour trois raisons :
- quand on est un expat français dans un pays où l’on ne trouve pas mais alors pas du tout de baguette (ou alors elle n’est vraiment pas bonne), cet aliment typiquement franchouillard devient un produit exotique.
- quand un expat français rentre au pays, il savoure sa baguette comme un fruit exotique ne sachant pas quand il pourra en manger une aussi bonne.
- enfin quand un expat français (comme moi) trouve une bonne petite baguette bien fraîche et craquante sous la dent tous les jours au pays du pain de mie enrichi, c’est le local qui lui rappelle indirectement que son pain est exotique (bon, le prix aussi me le rappelle … mais c’est un autre sujet !).

Pour trouver une baguette à Chicago :
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