jeudi 16 juin 2011

Art urbain à Chicago

Depuis notre arrivée à Chicago en 2008, je me suis beaucoup promenée dans les rues de notre quartier, Lincoln Park. J’y ai repéré une multitude de sculptures de tailles et de styles très variables. Comme dans chaque nouveau pays où je m’installe, j’aime découvrir à pied mon nouveau quartier et repousser à chaque fois un peu plus loin mon périmètre de découverte. 

A Chicago, je me suis aperçue que chaque nouvelle promenade était l’objet d’une nouvelle surprise en matière d’art urbain. J’ai donc décidé de vous les faire découvrir en vous proposant dans la mesure du possible un petit parcours pédestre. 

Si vous descendez West Diversey Parkway en direction du Lac Michigan pour une promenade dans Lincoln Park, vous ne pourrez pas manquer Peace and Unity à l’angle de Diversey et de Sheridan, juste devant le Ressurection Health Hospital. 
Peace and Unity
En traversant le parc lui-même, vous découvrirez de nombreuses statues et sculptures qui pourraient faire l’objet de plusieurs billets. Mais celle qui a vraiment retenu mon attention, c’est Roots à proximité du Peggy Notebaert Nature Museum. Elle est à la fois imposante, intimidante et majestueuse. 

Roots
Enfin, il faut vous rendre à l’intersection de Clark Street et Dickens. Vous ne pourrez pas la manquer. Prenez un café ou un thé au Starbuck qui se trouve juste en face et admirez-la sous toutes les coutures. Elle, c’est la Red Cow (c'est le nom que je lui ai donnée) qui a été installée au dessus d’une double porte d’entrée. Elle est immanquable tellement elle brille de tous ses feux dans sa belle robe rouge. 

The Red Cow
Bonne promenade !

lundi 13 juin 2011

La nourriture dans les écoles publiques américaines - Billet #3

"Breakfast in the classroom"

Voici ma dernière surprise en date sur le thème de la nourriture dans les écoles publiques américaines de Chicago : le petit déjeuner dans la classe. Les deux premiers billets sur le sujet sont ici et ici. 

Depuis la mi-mai, le progamme « Breakfast in the Classroom » a été mis en place dans notre école comme dans 491 autres établissements publiques de Chicago. Par le biais de ce programme, tous les élèves allant dans une école CPS peuvent prendre gratuitement un petit déjeuner chaud ou froid … dans leur classe pendant les 15 premières minutes de la journée d’école. Ce programme a un objectif louable puisqu’il s’agit de donner aux enfants issues de familles à faible revenu un petit déjeuner équilibré et donc de commencer leur journée sur de bonnes bases. Avant même sa mise en place, il a suscité une vive opposition des parents dont la presse locale s’est fait l’écho. En effet, ce programme n’est pas toujours adapté à la population scolaire de certaines écoles. Les principaux reproches faits aux programmes sont les suivants :
  •  Les risques pour la santé des enfants.

Si certains enfants ne prennent pas leur petit déjeuner à la maison avant de partir à l’école, certains le font … et ont donc la possibilité d’en reprendre un lorsqu’ils arrivent à l’école grâce à ce programme qui s’adresse absolument à tous. Certains élèves prennent donc deux petits déjeuners avant 8h00 du matin. De plus, comme je l’ai expliqué dans mon précédent billet sur le même sujet, les écoliers, notamment les plus jeunes, prennent leur repas du midi très tôt, à savoir entre 10h00 et 11h00 du matin. Comment alors lutter contre l’obésité dans ces conditions dans un pays ou celle-ci est un risque de santé publique majeure ?
Les allergies alimentaires sont nombreuses et variées (allergies aux noix, œufs, lait, carottes). Dans le cadre de ce programme, les enfants doivent manger dans leurs classes, alors que généralement les allergiques mangent à un endroit bien défini à la caféteria pour éviter tout contact alimentaire (même avec une simple miette) qui pourrait mettre leur vie en danger. A noter que ce programme est « peanut free ». 
  • Du temps pris sur l’enseignement.

Chicago est réputé pour avoir les journées d’école les plus courtes du pays avec cinq heures par jour et l’année scolaire la plus réduite des Etats-Unis avec 170 jours par an. Ce programme semblerait aggraver la situation puisque d’après les calculs faits, il prendrait 45 heures au temps d’enseignement sur l’année ! Cette situation est d’autant plus choquante que par exemple dans notre école, une heure d’enseignement par semaine a été ajoutée … grâce aux dons d’argent des parents d’élèves !!! 
  • Gaspillage et protection de l’environnement.

Chaque petit déjeuner est contenu dans un sac en papier dont la couleur varie selon qu’il est chaud ou froid. Les aliments sont placés dans des petits plats en plastic ou en polystyrène. Après quelques semaines d’utilisation, il est clair que de grandes quantités de nourriture et d’emballages sont gaspillées car tout aliment à peine consommé est mis à la poubelle. 

"Breakfast in the classroom"
Et vous les parents expats, existe-t-il un tel programme dans votre école ? 
Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

vendredi 10 juin 2011

La nourriture dans les écoles publiques américaines, billet #2

Cupcakes
Au début du mois de mai, j’avais décidé d’écrire plusieurs billets sur la nourriture dans les écoles publiques américaines. Alors avec un peu de retard, chose promise, chose due : voici le deuxième ! 
Je rappelle qu’il ne s’agit que de ma propre expérience et en aucun cas d’une généralisation. Tous vos commentaires sont les bienvenus. 
  • Surprise #1 : pour les anniversaires, on ne peut pas amener des gâteaux faits maison. 
Il est de tradition d’amener des cupcakes pour les anniversaires des enfants, notamment dans les petites classes (maternelle et école primaire). Mais, surtout ne vous amusez pas à amener des gâteaux confectionner avec amour par vos petites manines. Ils seront systématiquement refusés. Je me rappellerai toujours d’une copine française dont le fils était dans la même classe que ma cadette et qui avait réalisé plusieurs gâteaux roulés pour toute la classe. Et la prof de dire : « Ben, non on les prend pas vos gâteaux ! ». 
Pour des raisons d’hygiène mais surtout d’allergies alimentaires, tous les aliments venant de l’extérieur pour être distribués en classe doivent provenir du commerce. Cette règle s’applique donc aussi pour les goûters que les parents doivent amener régulièrement sur la base du volontariat. 
Cette règle permet d’éviter tout incident et de protéger non seulement les enfants allergiques mais aussi l’école qui évite les incidents alimentaires et donc les risques de procès. Prévention sur tous les fronts !
  • Surprise #2 : La nourriture et les friandises comme récompense à la réussite scolaire ou au bon comportement en classe. 
Un exemple est la « ice cream party » organisée dans la classe de ma cadette car tous les petits élèves de Kindergarten savaient compter jusqu'à 100. Depuis plusieurs semaines, c’était la carotte !
Quand je me suis étonnée de cela auprès d’une mère américaine, elle m’a dit que c’était courant. Quand ils apprennent les tables de multiplication, c’est apparemment la même histoire à chaque fois qu’ils en connaissent une nouvelle. Bien sur, cela dépend des profs et tous n’utilisent pas ce moyen pour motiver leurs élèves.

Attention, il me reste encore un dernier billet sur la nourriture dans les écoles publiques américaines et comme d’habitude, je garde toujours le meilleur pour la fin …

Et vous les papas et mamans expatriés, ça fonctionne comment dans vos écoles les anniversaires, les goûters en classe et la motivation scolaire ?
Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

mercredi 8 juin 2011

Rendez-vous de l'expatriation sur ExpatUnited

Une information importante pour tous les expatriés et surtout ceux sur le retour !

Expat United est un site d’entraide communautaire gratuit pour les expatriés français et francophones. 
Il organise son troisième « Rendez-vous de l'expatriation » sur le thème : Le retour d'expatriation, le vrai départ ? Cette rencontre sera animée par Monsieur Jean Pautrot, Président du Cercle Magellan et coach spécialisé en retour d'expatriation.
Cet événement aura lieu le 18 juin à 15h00 heure de France (GMT+2). Pour plus de renseignement et pour participer, connectez-vous à http://www.expatunited.com.

lundi 6 juin 2011

Gaëlle Goutain, Adélaïde Russell, Conjoint expatrié. Réussissez votre séjour a l’étranger

Une fois par mois, Expat Forever vous propose une critique sur un ouvrage traitant de l'expatriation. Ce mois-ci, il s'agit du livre de Gaëlle Goutain et d'Adélaïde Russell publié aux éditions L’Harmattan en 2011.

Vous connaissez peut-être déjà Gaëlle Goutain et Adélaïde Russell pour leur ouvrage sur L’enfant expatrié. Accompagner son enfant à travers les changements liés à l’expatriation, paru en 2009. Dans leur dernier ouvrage, elles traitent cette fois-ci avec tout autant de précision du conjoint expatrié. 
Les auteures analysent les trois éléments qui sont transformés lors d’une expatriation, à savoir l’identité, le couple et le travail. Chaque notion est étudiée systématiquement dans leur acception théorique (aspects psychologiques, sociologiques, historiques, économiques, philosophiques, etc. …). Puis elles expliquent en quoi chacune d’entre elles sont évolutives dans le cadre d’un séjour à l’étranger. Gaëlle Goutain et Adelaïde Russell mettent donc en exergue les dangers qui peuvent découler d’une telle expérience de vie mais aussi tous les avantages qui en ressortent sur le long terme. Enfin, elles conseillent le lecteur sur la manière dont il peut tirer profit de ces changements au cours des différentes phases de l’expatriation (avant, pendant et lors du retour). L’ouvrage se termine par une galerie de portraits de conjoints expatriés qui ont su en permanence rebondir tant sur le plan professionnel que personnel. 
J’ai dévoré ce livre de bout en bout. Je l’ai adoré. Je le relirai sûrement lors d’un prochain départ à l’étranger ou d’un futur retour en France. J’aurais rêvé qu’on m’offre un tel livre lorsque j’ai commencé mon parcours d’expat en 1999 et ce pour une seule et bonne raison : Gaëlle et Adelaïde présentent l’expatriation comme une chance et une opportunité unique sans pour autant en cacher les défis. Il en ressort une vision très positive de l’expatriation comme mode de vie. Elles démontrent ainsi que les ressources et les solutions sont d’abord en chacun de nous et qu’il nous revient de devenir les actrices de notre expatriation. Elles revalorisent ainsi grandement l’image du conjoint expatrié. 
Ce livre vous fera gagner 10 ans si vous commencez un parcours de multi-expatrié. Il vous mettra d’emblée sur la bonne voix si vous partez ne serait-ce qu’une seule fois. Alors, n’attendez plus, achetez-le et parlez-en à tous les expats et les DRH que vous rencontrez !

Cette critique a été publiée pour la première fois sur Writer Forever, le 29/04/2011.
Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Sa lecture vous a-t-elle aidé ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

Lucie Werther, Journal d’une Française en Arabie Saoudite

Ayant eu des soucis de publication au mois de mai avec ce post, je le republie aujourd'hui.

Une fois par mois, Expat Forever vous propose une critique sur un ouvrage traitant de l'expatriation. Ce mois-ci, il s'agit du livre de Lucie Werther publie aux Editions Plon en 2005. 

Lucie Werther est arrivée en avril 2003 en Arabie Saoudite. Elle y a rejoint son mari qui travaillait alors pour une entreprise privée. Elle y a vécu deux ans. 
Dès les premières pages de son livre, l’auteur nous fait rentrer dans le vif du sujet en nous parlant de l’abaya, cette robe noire sans forme qui recouvre entièrement le corps des femmes saoudiennes. Il lui faudra la porter systématiquement dès qu’elle sortira de chez elle. Au fil des pages, elle nous fait découvrir son nouvel environnement : la séparation des mondes masculin et féminin, le statut des femmes saoudiennes et leur univers souterrain, la place de l’islam dans la vie quotidienne. 
Par le biais de ses expériences, de ses rencontres et d’une multitude de petites anecdotes, Lucie Werther nous livre un témoignage unique sur ce pays que l’on connaît si mal. Les personnes ou familles s’apprêtant à partir vivre en Arabie Saoudite y glaneront une multitude de conseils sur les us et coutumes du pays ou bien les avantages et les inconvénients de la vie dans un compound. 
Bref une lecture incontournable pour tous ceux et toutes celles qui s’apprêtent à partir vivre quelque temps en Arabie Saoudite. 

Cette critique a été publiée pour la première fois sur Writer Forever, le 30/03/2011.
Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Sa lecture vous a-t-elle aidé ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

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